Balzac ? Romancier "franchement détestable" , pour Brunetière, "l'un des pires écrivains qui aient jamais tourmenté la langue française" . Un auteur "respectueux en théorie des règles de la grammaire" , mais "en pratique l'un des plus méchants écrivains non seulement de l'époque, mais du siècle" , pour la Sorbonne de 1948. En face, les quelques défenseurs de l'auteur de La Comédie humaine n'ont jamais été bien à l'aise dans leurs répliques. Du fidèle Gautier, qui rappelait que son ami, si travailleur et si plein de bonne volonté, se plaignait sans cesse "de l'énorme difficulté de la langue française" . A Taine : "Cet homme, quoi qu'on ait dit et quoi qu'il ait fait, savait sa langue. Même, il la savait aussi bien que personne. Seulement, il l'employait à sa façon" . Entre véhémence malveillante et résignation désabusée, la condamnation de la langue, et donc du style, de Balzac fut ainsi le lieu commun de la critique du XIXe siècle comme des études universitaires du XXe siècle. Le présent volume souhaite faire le point sur les connaissances et expériences de Balzac lui-même en matière de grammaire et de langue, sur son sentiment linguistique et poétique, tels que l'on peut les saisir et les comprendre à travers ses déclarations mais surtout dans ses pratiques d'écriture. La langue balzacienne, cet ensemble composite qui intègre aussi bien la prose romanesque la plus polyphonique que des alexandrins de convention dramatique ou encore un idiome drolatique de fantaisie, ne peut s'appréhender au XXIe siècle autrement que dans une pensée génétique du texte qui est une stylistique de la création.
Nombre de pages
324
Date de parution
15/03/2019
Poids
420g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9782841749225
Titre
Balzac et la langue
Auteur
Bordas Eric
Editeur
KIME
Largeur
145
Poids
420
Date de parution
20190315
Nombre de pages
324,00 €
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Indiana raconte l'histoire d'un sujet qui cherche à devenir un individu, dans la souffrance, et qui renonce à toute vélléité d'existence, brisé par le manque de liberté. Mais Indiana est surtout un roman qui joue du romanesque, noir ou blanc, pour dénoncer une certaine forme d'impossibilité du romanesque. Le romanesque d'Indiana n'est pas viable, et son histoire tourne court, commentée et achevée dans l'antiroman du mythe. Indiana est ressortie de l'Histoire, définie comme une perception individuelle du temps collectif, au moment même où elle y entrait : son destin avorte dans la non-résolution. La conclusion d'Indiana n'emprunte à l'utopie que sa poétique et le cadre de son énonciation : ce n'est pas une fin heureuse, mais une fin irrémédiablement inscrite dans la mélancolie des sujets et des choses, dans le renoncement à la passion, impossible avec un être comme Raymon, mais aussi avec Ralph, et au romanesque". Eric Bordas.
Résumé : Étude approfondie d'un grand texte classique ou contemporain par un spécialiste de l'oeuvre : approche critique originale des multiples facettes du texte dans une présentation claire et rigoureuse. Bibliographie, chronologie, variantes, témoignages, extraits de presse. Eclaircissements historiques et contextuels, commentaires critiques récents. Un ouvrage efficace, élégant. Une nouvelle manière de lire La Philosophie dans le boudoir du marquis de Sade.
Nous savons tous que la vie n'est pas un long fleuve tranquille, que l'homme est un loup pour l'homme, ou encore que les disciples de Jésus sont le sel de la terre. Alors pourquoi continuons-nous, imperturbablement, à utiliser « encore des métaphores qui font le trottoir depuis longtemps » (Hugo)? Tu me casses les pieds, le corps enseignant est en grève, elle a une voix de corbeau: notre quotidien est saturé de métaphores, qui ne sont souvent même plus perçues en tant que tropes, quand toute la littérature, poésie et roman, se nourrit de cette capacité imaginative du langage humain à figurer des problématiques de représentation. Ce livre propose d'abord une synthèse des connaissances actuelles en linguistique et en rhétorique, qui permet l'analyse des énoncés métaphoriques dans une perspective stylistique.
Résumé : Ce livre voudrait faire le point sur nos usages contemporains du mot style, tant en emploi populaire, spontané ou travaillé, qu'en emploi savant spécialisé. Le corpus est d'abord la langue française du début du XXIe siècle, telle qu'on la pratique, la parle et l'écrit dans les livres, à la télévision ou sur Internet. L'objet d'étude est l'usage général d'un mot, d'un mot-repère de notre culture, à l'entrecroisement de pratiques discursives dont la diversité et la dispersion font sens et valeur - entrecroisement que l'on pensait, jadis, comme le lieu même de l'idéologie. Le mot style est envisagé dans quelques-unes des scénographies sociales les plus riches, soit les plus sollicitées, quantitativement, par les sujets parlants du début du XXIe siècle : discours scolaire, discours universitaire, discours médiatique, discours commercial, discours politique.
Le libéralisme n'est pas seulement une orientation de la pensée économique qui domine actuellement le paysage politique et intellectuel des pays anglo-saxons et d'Europe occidentale. C'est aussi, à l'origine, une revendication de liberté pour la personne, d'émancipation par rapport à un cadre moral hérité de temps anciens. Ces deux dimensions se croisent notamment dans l'oeuvre de John Stuart Mill dont LI Hongtu, professeur d'histoire à l'université Fudan (Shanghai) étudie l'oeuvre majeure, le traité De la liberté (1859). Correspondant d'Auguste Comte et disciple de Jeremy Bentham, John Stuart Mill est entré en dialogue avec les grands courants philosophiques de son temps, de l'utilitarisme au positivisme. Fervent défenseur de la liberté de l'individu confronté à la multiplicité des contraintes sociales, il a défié les préjugés de son temps en partageant la vie d'Harriet Taylor, militante du droit des femmes. La même logique l'a poussé à s'engager pour la liberté des lois du marché. Mais il était aussi employé de la Compagnie des Indes orientales, et même si on ne relève pas chez lui de traces de racisme, il s'accommodait très bien du colonialisme et du fait que des continents entiers, de l'Inde à la Chine, soient exclus des bienfaits du libéralisme dont il se faisait l'apôtre. Il était urgent que l'émergence du libéralisme soit aussi abordée dans la perspective d'une historiographie extra-européenne.
Dans le sillage de Flaubert sont nées, dans tous les domaines artistiques, des adaptations et des créations multiples, reflétant la réception contrastée de son oeuvre de par le monde : le cinéma, le théâtre, la musique, l'opéra, la bande dessinée, nous offrent aujourd'hui une très large palette d'intertextes attestant la vitalité d'une oeuvre constamment lue, relue, réécrite, traduite, retraduite, bref, constamment (ré)interprétée, en vertu d'intentions parfois contrastées, méritant une étude attentive. L'étude de ces "dérivés" flaubertiens révèle aussi bien les procédés d'actualisation de la filiation ainsi revendiquée, que les singulières métamorphoses induites par les lectures de Flaubert en d'autres langues et au sein d'autres cultures. Ce volume rassemble les travaux de chercheurs internationaux, qui, à l'étranger et en France, nous offrent un vaste panorama de ces créations (d')après Flaubert.