Située à Auvers-sur-Oise, à trente-cinq kilomètres de Paris, l'Auberge Ravoux fut le dernier domicile de Vincent Van Gogh. Ce site, entièrement restauré et classé monument historique a retrouvé son aspect de 1890, date à laquelle le peintre y prit ses quartiers. Dans le décor d'époque de sa salle à manger, où règne aujourd'hui encore - l'ambiance animée d'un café-auberge du XIXe siècle, on vient savourer les plats régionaux et rustiques qui faisaient l'ordinaire du peintre et de ses contemporains. À l'étage, sa mansarde demeurée intacte invite le visiteur à pénétrer dans l'intimité de cet artiste passionné qui, tout au long de sa vie, chercha à tromper sa solitude de cafés en pensions, d'auberges en bordels, de meublés en hôtels... C'est au fil de ces établissements que Fred Leeman nous entraîne sur les traces de Van Gogh, jetant un nouvel éclairage sur son univers et son ?uvre. Pour ce peintre de génie, ces lieux de vie et de rencontres furent en effet un atelier grandeur nature, dans lequel il croisa ses modèles et puisa son inspiration. Dans une évocation du dernier séjour du peintre et des paysages du Vexin en 1890, Alexandra Leaf nous fait remonter le temps pour nous convier à la table de Van Gogh. Avec la complicité de Christophe Bony, elle propose ici une quarantaine de recettes à l'ancienne, déclinant trois grands registres culinaires : la cuisine populaire présente les plats simples et économiques que l'on servait dans les auberges de campagne et les " bouillons " parisiens ; la cuisine du terroir nous donne à redécouvrir la diversité des produits et spécialités de l'Ile-de-France ; la cuisine bourgeoise, plus raffinée, est inspirée des repas que préparait le dimanche pour le peintre la gouvernante du Dr Gachet. À travers les ?uvres et la correspondance de Van Gogh, les gravures et cartes postales d'époque, ce voyage dans le temps replonge le lecteur dans l'atmosphère des milieux artistiques de la fin du XIXe siècle.
Nombre de pages
220
Date de parution
13/11/2002
Poids
1 348g
Largeur
223mm
Plus d'informations
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EAN
9782842301514
Titre
Van Gogh à l'Auberge Ravoux
Auteur
Bony Christophe ; Leaf Alexandra ; Leeman Fred
Editeur
HOEBEKE
Largeur
223
Poids
1348
Date de parution
20021113
Nombre de pages
220,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Né au XIXe siècle, en Europe, au sein des mouvements avant-gardistes qui souhaitaient mettre les valeurs de l'art à la portée de tous, le design se situe au croisement de l'art et de l'industrie, du beau et de l'utile, de la forme et de la fonction. Profondément enraciné dans la tradition intellectuelle, industrielle et historique propre à chaque pays, le design est aussi un témoin privilégié et un révélateur de son temps à travers : ses différents champs d'application, de l'équipement domestique (mobilier, arts ménagers) à l'équipement industriel, en passant par l'urbanisme et l'environnement ; ses grands représentants, Peter Behrens, Raymond Loewy, Alvar Aalto, Jean Prouvé, Verner Panton, Ettore Sottsass, Philippe Starck... les entreprises internationales les plus performantes et les plus créatives (Olivetti, Ikea, Sony, Braun...) ; les écoles et les formations, les théories et les mouvements, de la Sécession viennoise au biodesign, en passant par le Streamline ou la contestation de l'antidesign ; les innovations techniques et technologiques (ère du bois, du verre, du plastique, du virtuel...). Destiné au grand public comme aux amateurs d'art moderne et contemporain, cet ouvrage dresse, de 1851 au début du XXIe siècle, un panorama international et historique du design.
Tout au long du XXe siècle, les architectes ont repensé notre rapport à l'espace. De Eiffel, premier grand utilisateur du métal, à Forster, maître du verre, en passant par Le Corbusier, qui a changé notre regard sur l'habitat, ces artistes ont bouleversé nos modes de représentation, de vie, en s'adaptant à l'époque ou en la devançant. Richement illustré, cet ouvrage analyse la façon dont plus de cinquante architectes ont modifié notre relation à l'habitat. Pour chacun d'entre eux, retrouvez leur parcours, leurs principes, leurs particularités et leurs combats. Partez à la découverte d'une de leurs oeuvres les plus célèbres et des procédés qu'ils ont employés pour la réaliser. Quelles nouvelles technologies Zaha Hadid a-t-elle utilisées pour obtenir un design innovant libéré des codes existants ? Comment Ieoh Ming Pei a-t-il imaginé et conçu la pyramide du Louvre, véritable prouesse conceptuelle et technique ? Ou encore, comment Antoni Gaudí a-t-il introduit la géométrie courbe et les fractales pour créer son ceuvre majeure, la Sagrada Família Reflet d'une époque, d'une culture, d'une société, l'architecture n'a qu'une seule raison d'être : mêler habilement l'art et la science pour proposer toujours plus de solutions inventives afin que les hommes vivent en harmonie entre eux et avec leur environnement.
Anne Bony est historienne d'art. Elle a écrit notamment pour les Editions du Regard des ouvrages qui font désormais référence: les Années 10, les années 20, les Années 30, les Années 40, les Années 50, les Années 70, les Années 90? Elle a dirigé également Meubles et décors des années 60
Kévin Bordi et Fabien Libiszewski sont de retour avec un titre inédit pour progresser aux échecs et s'entraîner avec les champions du monde. Dans ce livre, découvrez les parcours biographiques de dix-sept d'entre eux et l'histoire qui se cache derrière leurs techniques de jeu. Comprendre, évoluer et gagner : 25 parties de champions décryptées et racontées à la manière de grandes batailles échiquéennes. Kévin Bordi et Fabien Libiszewski ont sélectionné et créé pour vous plus de 250 exercices, inspirés des plus grands matchs. Progressez en apprenant des grands champions du passé et revivez les plus grands moments de l'histoire des échecs.
La Caraïbe, nous dit Édouard Glissant en ouverture, "c'est d'abord un tournoiement, une ivresse de la pensée ou du jugement, une nécessité du tourbillon et de la rencontre - et de l'accord des voix". Dix nouvelles, donc, ici rassemblées pour dire la Caraïbe d'aujourd'hui, diverse, multiple, prodigieusement inventive, sans cesse renouvelée, et pourtant unique. Dix nouvelles, pour nous rappeler que cette profusion, ce chatoiement de mots, de sons, de rythmes, de couleurs, se tissent d'une immense douleur surmontée. Une littérature enchantée? Oui, sans doute: née d'un formidable arrachement à une nuit des corps et des âmes de plusieurs siècles, d'un télescopage (ô combien difficile!) de cultures des cinq continents. Des personnages déchus de Gary Victor aux âmes tourmentées de Lyonel Trouillot en passant par le dédoublement du héros de Raphaël Confiant, rien n'est simple sous les cieux clairs des îles, tout se révèle double, ou faux, ou inversé dans les univers de Gisèle Pineau, de Jean-Claude Fignolé, de Fortuné Chalumeau, d'Ernest Pépin, de Roland Brival, de Daniel Maximin, de Yanick Lahens. Images saisissantes d'un paradis dès l'origine brisé... "La créolisation, souligne Glissant, n'est pas une simple mécanique du métissage: c'est le métissage qui produit de l'inattendu." Dix nouvelles pour nous en convaincre: la littérature caraïbe, plus que jamais vivante...
Pierre Dubois signe ici son second opus de détournement maléfique des contes de fées - le premier, Les Contes de crimes, fut publié en 2000. Il est aussi l'auteur des trois grandes encyclopédies sur les Lutins, les Fées et les Elfes qui l'ont fait connaître dans le monde entier.
Chaque jour, j'emploie le dialecte des cyclones fous. Je dis la folie des vents contraires.Chaque soir, j'utilise le patois des pluies furieuses, fe dis la furie des eaux en débordement.Chaque nuit, je parle aux îles Caraïbes le langage des tempêtes hystériques. Je dis l'hystérie dé la mer en rut.Dialecte des cyclones. Patois des pluies. Langage des tempêtes. Déroulement de la vie en spirale.Fondamentalement la vie est tension. Vers quelque chose. Vers quelqu'un. Vers soi-même. Vers le point de maturité où se dénouent l'ancien et le nouveau. La mort et la naissance. Et tout être se réalise en partie dans la recherche de son double. Recherche qui se confond à la limite avec l'intensité d'un besoin, d'un désir et d'une quête infinie.Des chiens passent - j'ai toujours eu l'obsession des chiens errants - ils jappent après la silhouette de la femme que je poursuis. Après l'image de l'homme que je cherche. Après mon double. Après la rumeur des voix en fuite. Depuis tant d'années. On dirait trente siècles.La femme est partie. Sans tambour ni trompette. Avec mon coeur désaccordé. L'homme ne m'a point tendu la main. Mon double est toujours en avance sur moi. Et les gorges déboulonnées des chiens nocturnes hurlent effroyablement avec un bruit d'accordéon brisé.C'est alors que je deviens orage dé mots crevant l'hypocrisie des nuages et la fausseté du silence. Fleuves. Tempêtes. Éclairs. Montagnes. Arbres. Lumières. Pluies. Océans sauvages. Emportez-moi dans la moelle frénétique dé vos articulations. Emportez-moi! Il suffit d'un soupçon de clarté pour que je naisse viable. Pour que j'accepte la vie. La tension. L'inexorable loi de la maturation. L'osmose et la symbiose. Emportez-moi! Il suffit d'un bruit de pas, d'un regard, d'une voix émue, pour que je vive heureux de l'espoir que le réveil est possible parmi les hommes. Emportez-moi! Car il suffit d'un rien, pour que je dise la sève qui circule dans la moelle des articulations cosmiques.Dialecte des cyclones. Patois des pluies. Langage des tempêtes. Je dis le déroulement de la vie en spirale.À force de vouloir dire, je ne suis devenu qu'une bouche hurlante. Je ne m'inquiète point de savoir ce que j'écris. Tout simplement j'écris. Parce qu'il le faut. Parce que j'étouffe. J'écris n'importe quoi. N'importe comment. On l'appellera comme on voudra: roman, essai, poème, autobiographie, témoignage, récit, exercice de mémoire ou rien du tout. Moi, je ne sais même pas. Pourtant ce que j'écris ne m'est pas étranger. Personne ne parviendra à dire beaucoup plus qu'il n'aura vécu.J'étouffe. J'écris tout ce qui me passe par la tête. L'important pour moi, c'est l'exorcisme. La libération dé quelque chose. De quelqu'un. Peut-être de moi-même. La délivrance. La catharsis. J'étouffe. Je ne vois pas de soupirail. Et je force sur les parois de mon asphyxie avec le bélier des mots. Si, malgré tout, elles ne s'ouvrent pas, un passant entendra la ruée anarchique de mon langage, ou le SOS barbare de mon agonie. J'ai assez réfléchi. On réfléchit trop dans mon entourage. Ou peut-être que Ton ne réfléchit pas du tout. Je suis fatigué. Maintenant je frappe aux portes closes. Je piaffe. Je crie. J'appelle. Je hurle. Mes cris d'alarme réussiront-ils à émouvoir quelqu'un? À toucher une cible sensible? Je ne sais. Pourtant le malheur, la misère, le désespoir, la rage, les fleuves, les tempêtes, le sang, le feu, la mer, les cyclones, mon pays, les arbres, les montagnes, mon peuple, les femmes, les enfants, les vieillards, tous les hommes, toutes les choses et tous les êtres me gonflent la voix, à un point que, s'il arrive que j'échoue, j'aurai été réellement seul. Effroyablement seul. Horriblement seul.(...)