Lire les cultures. La connaissance de l'altérité culturelle à travers les textes
Bonoli Lorenzo
KIME
26,40 €
Epuisé
EAN :9782841744459
Lire les cultures propose une réflexion sur les problèmes soulevés par la fixation et la transmission de connaissances concernant des cultures différentes de la nôtre. En prenant l'exemple du texte ethnographique, l'ouvrage soulève une série d'interrogations concernant aussi bien sa rédaction que sa réception: Comment peut-on décrire une culture qui ne partage pas notre histoire, notre langue et notre vision du monde? Avec quels mots et quels concepts? Jusqu'à quel point notre conditionnement culturel déforme-t-il toute tentative de description? Dans quelle mesure ce conditionnement intervient-il également au moment de la lecture du texte ethnographique? Quelle sorte de connaissance de l'autre culture demeure-t-elle dès lors possible après la lecture? Et, surtout, de quelle façon peut-on reconstruire la représentation d'une culture autre à partir d'un texte écrit dans une langue familière? A travers un parcours interdisciplinaire traversant l'épistémologie des sciences humaines, la philosophie du langage, l'herméneutique, la linguistique et l'anthropologie, Lire les cultures développe une conception de la connaissance et du fonctionnement du texte scientifique en mesure de répondre à ces interrogations.
Nombre de pages
274
Date de parution
06/02/2008
Poids
360g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9782841744459
Titre
Lire les cultures. La connaissance de l'altérité culturelle à travers les textes
Auteur
Bonoli Lorenzo
Editeur
KIME
Largeur
145
Poids
360
Date de parution
20080206
Nombre de pages
274,00 €
Disponibilité
Epuisé
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L'objectif de cet ouvrage est de présenter l'état des savoirs scientifiques à propos des principaux défis auxquels doit faire face l'Etat social en ce début de siècle. D'une part, l'Etat social est toujours remis en question, essentiellement à cause des problèmes financiers que rencontrent ses différentes composantes. De l'autre, on assiste à une réorientation des politiques sociales vers une fonction d'investissement social. On peut penser par exemple aux politiques de réinsertion professionnelle, ou à la mise en place de structures de garde pour enfants, qui permettent à une plus grande partie de la population d'être active sur le marché du travail. Les différentes contributions de cet ouvrage mettent en évidence le potentiel et les limites d'une stratégie axée sur l'investissement social, explorent des nouveaux domaines d'intervention, et s'interrogent sur la pertinence des structures héritées des Trente glorieuses.
L'AVS et l'assurance-chômage comptent en Suisse parmi les fondements de l'Etat social, qui est confronté à des défis de taille. Avec le vieillissement, la chute de la croissance économique et la montée du chômage, le nombre de bénéficiaires augmente et l'apport des cotisants décline. On observe par ailleurs l'éclatement de la famille traditionnelle et l'apparition des " nouveaux pauvres ". Ce livre élargit l'analyse aux autres Etats européens pour situer la Suisse, avec atouts et faiblesses, dans la recherche d'un système social rééquilibré. Le néolibéralisme veut des coupes dans le social et se heurte aux défenseurs de l'acquis. Une autre voie est proposée ici, axée sur l'" investissement social", avec concentration des moyens pour un soutien résolu de l'emploi, donc du nombre de cotisants, une meilleure réinsertion des chômeurs et des structures plus favorables aux parents, permettant de concilier travail et vie de famille. Cette synthèse réactualisée du système suisse se conclut par le v?u d'un nouveau pacte social, inscrit dans une évaluation réaliste des forces politiques aptes à le promouvoir.
Il y a exactement deux siècles, en 1821, Charles Nodier inventait l'appellation "genre frénétique" pour désigner la face sombre du romantisme, sa part d'horreur et d'excès, et il fustigeait l'immoralité du genre tout en reconnaissant les séductions sulfureuses que celui-ci exerce sur le lecteur. Alors que la critique du XXe siècle, des surréalistes à Annie Le Brun et Jean-Luc Steinmetz, a retourné la condamnation moralisatrice du XIXe siècle en faisant l'éloge de la portée subversive de ces oeuvres qui structurent leurs intrigues autour du conflit entre le bien et le mal, il est temps d'adopter une approche dépassionnée des morales du romantisme noir. Si les oeuvres noires, comme on le leur a parfois reproché, se caractérisent par leur manichéisme, celui-ci peut prendre des formes variées. Les romans valorisant la vertu et l'innocence de l'héroïne s'opposent ainsi aux récits sadiens faisant goûter au lecteur les délices vertigineuses de la cruauté. Dès l'époque romantique se multiplient les oeuvres ambivalentes, qui, infusant l'ironie dans le modèle du roman noir, rendent plus incertaine la frontière entre bien et mal. Quelles sont les valeurs défendues dans ces fictions ? Les variations morales dessinent-elles une évolution historique ? Sont-elles corrélées à des tendances esthétiques particulières ? Les études réunies ici proposent quelques réponses à ces questions, à travers l'analyse de l'axiologie du romantisme noir de Ducray-Duminil à Gaston Leroux, en passant par Nodier, George Sand, Balzac ou Pétrus Borel.
Le numéro du Bulletin de la SHESVIE 28-2 sera consacré à un dossier spécial sur "Les classifications zoologiques d'Aristote à Linné. Approches historiques et lexicologiques" . Les éditeurs scientifiques en sont Meyssa Ben Saâd, Simon Thuault, Yoan Boudes et Axelle Brémont. Il sera découpé en cinq passionnants articles dont le premier explorera "La classification zoologique dans la civilisation arabe classique : approche lexicologique et épistémologique" (Philippe Provençal), puis les lecteurs pourront appréhender la richesse du " lexique de l'échelle des êtres dans le Traité des animaux d'Aristote et le De animalibus d'Albert le Grand" (Grégory Cless) avant de se pencher sur l'histoire du "Genre, maître mot du classement" (Philippe Lherminier) ainsi que sur "Les traités d'Ichtyologie vers 1555- La naissance de la "peinture scientifique" " (Katharina Kolb). Enfin, un groupe de jeunes chercheurs nous proposera une "Etude du lexique et des catégories zoologiques en vietnamien" (Phuong Duyen Nguyen, Arnaud Zucker, Danh Thành Do-Hurinville).
Comment des écrivains qui n'ont pas vécu la Shoah racontent-ils cet événement ? En France, cette question s'est posée de manière polémique à la parution des Bienveillantes de Jonathan Littell (2006) et de Jan Karski de Yannick Haenel (2009). Cet essai est consacré à l'ensemble de la littérature écrite en français par la génération des petits-enfants, soit par vingt-deux auteurs, qu'il s'agisse de descendants de victimes de la Shoah ou d'auteurs qui se sentent héritiers de cette mémoire. L'analyse de ces oeuvres permet de se pencher sur des questions très actuelles, comme la délicate appropriation d'un héritage, les supposés dangers de la fiction, ou encore l'utopie qui consiste à croire que l'on peut se faire témoin du témoin ou réparer le passé.
Si la plus importante figure philosophique du vingtième siècle était une femme, ce serait Simone Weil (1909-1943), comme on commence à le discerner aujourd'hui. En parcourant les lieux par où elle est passée, ce livre tente de reconstituer le chemin intellectuel et spirituel de Simone Weil. A chaque lieu, qui constitue un moment mental, est attaché un questionnement majeur de son oeuvre, si bien qu'à la fin la pensée de la philosophe apparaît dans sa globalité : c'est d'abord une philosophie de l'esprit où le miracle de la pensée tient dans le mystère des inspirations qui nous traversent. Mais Simone Weil ne peut suivre le fil de ses pensées que si elle se confronte à l'actualité de son époque, de 1929 à 1943, et qu'à travers les milieux sociaux très différents où elle sème le trouble (du syndicalisme à la France libre de Londres, en passant par le monde des usines, la guerre d'Espagne, l'exode de Juifs français) et les rencontres qu'elle fait. C'est une pensée à la fois très intérieure (mystique même) et complètement ouverte aux problèmes économiques, sociaux et politiques d'une tranche d'Histoire que ces pages essaient de reconstruire à partir de la géographie concrète que sa vie dessine. Cependant, l'ouvrage refuse d'enfermer Simone Weil en son temps et prend le risque d'actualiser sa pensée en interrogeant ce que sont devenus les campagnes, les villes et les pays qu'elle a traversés, jusqu'à faire un état des lieux de la France d'aujourd'hui. Une lecture des lieux à partir de sa pensée ; une lecture de sa pensée à travers les lieux.