Les corridors écologiques. Vers un troisième temps du droit de la conservation de la nature ?
Bonnin Marie ; Beurier Jean-Pierre
L'HARMATTAN
28,01 €
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EAN :9782296055810
Les corridors écologiques sont désormais au coeur des politiques de conservation de la nature. En cherchant à relier entre eux les espaces naturels, ils freinent le déclin de la diversité biologique en limitant les effets de la fragmentation des habitats naturels et en compensant les effets du changement climatique. Cet ouvrage retrace l'histoire de l'intégration du concept de corridor en droit international et en droit comparé et permet de comprendre l'évolution du droit qui a accompagné les politiques de conservation de la nature. Le droit de la protection de la nature s'est, dans un premier temps, attaché à la protection des espèces. La prise de conscience de l'importance des écosystèmes a permis, dans un deuxième temps, l'adoption de textes visant à protéger les espèces et leurs habitats naturels. Cependant, cette méthode de protection de la nature a abouti à la préservation d'îlots de nature qui se sont avérés incapables de répondre aux enjeux de maintien de la diversité biologique. L'introduction des corridors écologiques dans les textes juridiques implique une conservation de la nature au-delà des aires protégées, intégrée aux politiques d'aménagement du territoire. Ces évolutions sont la marque d'une transition vers un troisième temps de la conservation de la nature.
Nombre de pages
270
Date de parution
14/05/2008
Poids
455g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782296055810
Titre
Les corridors écologiques. Vers un troisième temps du droit de la conservation de la nature ?
Auteur
Bonnin Marie ; Beurier Jean-Pierre
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
160
Poids
455
Date de parution
20080514
Nombre de pages
270,00 €
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Les écosystèmes côtiers, qui concentrent actuellement 70% de la population mondiale, sont particulièrement impactés par le changement climatique et les activités anthropiques. D'où les espoirs placés dans la création d'aires marines protégées (AMP), qui favorisent la résilience des systèmes vivants et la conservation des espèces. Au cours des dernières années, un véritable consensus international s'est progressivement imposé quant à l'intérêt de les multiplier. Cependant, de nombreuses incertitudes demeurent sur leur efficacité réelle et sur les modalités de leur mise en oeuvre. Les enjeux sociétaux qui sont associés à la multiplication des AMP interrogent les scientifiques, notamment en termes d'acceptation sociale, de régulation juridique et de pérennité des dispositifs mis en place. Ainsi, entre soutien au développement des AMP et analyse des controverses dont elles font parfois l'objet, cet ouvrage apporte un éclairage interdisciplinaire sur le développement de ces nouveaux espaces de conservation. Les études présentées ici sont centrées sur l'Afrique du Nord-Ouest (Algérie, Maroc et Sénégal). À travers le regard de juristes, d'écologues, de géographes, d'économistes, elles illustrent le potentiel associé à ce mode de conservation des zones marines et côtières. Elles questionnent par ailleurs l'efficience des AMP, tout en soulignant leur intérêt, bien au-delà des territoires où elles se situent.
Béarez Philippe ; Bonnin Marie ; David Bruno ; Dur
Vue de l'espace, la terre est une « planète bleue » : les mers couvrent 70 % de sa surface. Cette image poétique masque les atteintes de plus en plus importantes que nos activités font subir à l'océan. Pourtant, une prise de conscience est à l'oeuvre, partout dans le monde. Car la dégradation des milieux marins engage notre responsabilité commune : envers les générations futures, envers les pays qui subissent de plein fouet l'impact des dommages, mais aussi envers l'océan lui-même et sa biodiversité.Face à ces enjeux, tel est l'objectif de ce Manifeste : mobiliser sciences naturelles et sciences sociales pour dessiner les perspectives d'un avenir souhaitable, équitable et durable.Seen from space, the Earth is a ? blue planet?, with seas covering 70% of its surface. This poetic image masks the ever-growing damage that our human activities are inflicting on the oceans. Yet around the world, awareness is also growing. That?s because the degradation of marine environments implicatesour common responsibility: towards future generations, towards the countries that suffer the greatest impacts, but also towards the ocean itself and its biodiversity. Faced with these challenges, the aim of this Manifesto is to mobilise the natural and social sciences to map out the prospects for a desirable, equitable and sustainable future.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...