Tous urbains. La mondialisation contemporaine, celle qui s'accorde aux nouvelles technologies et déplace les sites industriels hors d'Europe, ne se résume pas à la seule mondialisation économique. Elle correspond également aussi à une mondialisation urbaine : entamée au XXe siècle, fort visible sur les cartes, celle-ci est très rapide et souvent douloureuse. Ce dont témoignent la croissance endogène dans les grandes mégapoles d'Amérique latine et les flux migratoires qui font passer de la campagne vers la ville en Asie et en Afrique. Tous urbains. L'urbanisation contemporaine ne signifie pas que la Terre entière est une gigantesque construction mais que les m'urs urbaines se diffusent dans l'ensemble des territoires et affectent tous les paysages. Instituée historiquement à côté de la campagne, face à la forêt et au désert, l'urbanisation est désormais sortie de ses gonds, elle s'est retournée sur elle-même et pénètre tous les espaces. Il faut dès lors réinventer un univers urbain susceptible de " faire monde " comme la ville a pu le faire à une époque où elle marquait encore des limites. Habiter se décline pour tous à toutes les échelles et à toutes les vitesses. Tous urbains. Les entités urbaines ne sont plus autonomes, toutes subissent la pression de flux qui sont techniques, migratoires, économiques et naturels. Le global est partout dans le local, le devenir urbain passe par l'interconnexion matérielle et immatérielle : dans ces conditions le repli dans le local et le retour au village sont des illusions. Il n'y aura de mondialisation urbaine habitable et soutenable que celle qui associe le global et le local. Après l'urbanisme industriel, saura-t-on inventer un urbanisme susceptible d'accompagner ces transformations dans les pays émergents ou ré-émergents ? Tous urbains. C'est rappeler que l'esprit de la ville est celui de la cité et de la démocratie. L'urbs et la civitas (l'urbain est un citoyen qui vote dans sa commune) allaient de pair en Europe, mais la tendance se renverse au bénéfice d'inégalités et de démarcations sociales et de murs urbains. La démocratie politique ne peut pas soustraire aux exigences de la démocratie sociale et de la démocratie urbaine. ONU Habitat annonce à grands renforts de trompettes que le XXIe siècle sera le siècle des villes? Mais de quelle ville veut-on vraiment parler ...
Nombre de pages
58
Date de parution
11/05/2013
Poids
95g
Largeur
158mm
Plus d'informations
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EAN
9782130624974
Titre
Tous urbains N° 1, mai 2013
Auteur
Bonnet Frédéric
Editeur
PUF
Largeur
158
Poids
95
Date de parution
20130511
Nombre de pages
58,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Une revue critique semestrielle pour la réflexion urbaine La mondialisation contemporaine ne se résume pas à une simple mondialisation économique. Elle correspond aussi à une mondialisation urbaine. L'urbanisation contemporaine signifie que les m'urs urbaines se diffusent dans l'ensemble des territoires et affectent tous les paysages. Habiter se décline pour tous, à toutes les échelles et à toutes les vitesses. Le global est partout dans le local, le devenir urbain passe par l'interconnexion matérielle et immatérielle. Il n'y aura de mondialisation urbaine habitable et soutenable que celle qui associe le global et le local. L'esprit de la ville est celui de la cité et de la démocratie. La démocratie politique ne peut pas se soustraire aux exigences de la démocratie sociale et de la démocratie urbaine. Face au danger du repli sur soi, Tous urbains ? choisit de prendre part au débat en prenant en compte des points de vues différents et de participer à une réflexion sur l'urbanité en question. Le numéro 34 L'année 2021 est consacrée au thème du logement au travers de 2 numéros. Le n° 34, le second volet, aborde le thème avec l'angle de l'économie du logement : quels sont les modèles économiques qui sous-tendent les opérations de logements ? Quels sont les freins à l'innovation constructive face au prix des matières premières ? L'idée du logement comme produit conditionne-t-il l'évolution typologique des logements ?
Une revue critique semestrielle pour la réflexion urbaine La mondialisation contemporaine ne se résume pas à une simple mondialisation économique. Elle correspond aussi à une mondialisation urbaine. L'urbanisation contemporaine signifie que les m'urs urbaines se diffusent dans l'ensemble des territoires et affectent tous les paysages. Habiter se décline pour tous, à toutes les échelles et à toutes les vitesses. Le global est partout dans le local, le devenir urbain passe par l'interconnexion matérielle et immatérielle. Il n'y aura de mondialisation urbaine habitable et soutenable que celle qui associe le global et le local. L'esprit de la ville est celui de la cité et de la démocratie. La démocratie politique ne peut pas se soustraire aux exigences de la démocratie sociale et de la démocratie urbaine. Face au danger du repli sur soi, Tous urbains ? choisit de prendre part au débat en prenant en compte des points de vues différents et de participer à une réflexion sur l'urbanité en question. Le numéro 34 L'année 2021 est consacrée au thème du logement au travers de 2 numéros. Le n° 34, le second volet, aborde le thème avec l'angle de l'économie du logement : quels sont les modèles économiques qui sous-tendent les opérations de logements ? Quels sont les freins à l'innovation constructive face au prix des matières premières ? L'idée du logement comme produit conditionne-t-il l'évolution typologique des logements ?
La mondialisation contemporaine, celle qui s'accorde aux nouvelles technologies et déplace les sites industriels hors d'Europe, ne se résume pas à la seule mondialisation économique. Elle correspond également aussi à une mondialisation urbaine. Il faut dès lors réinventer un univers urbain susceptible de "faire monde" comme la ville a pu le faire à une époque où elle marquait encore des limites. Voilà qui nous impose de repenser l'espace urbain. L'urgence est d'autant plus grande que l'esprit de la ville est celui de la cité et de la démocratie. La démocratie politique ne peut pas soustraire aux exigences de la démocratie sociale et de la démocratie urbaine. ONU Habitat annonce à grands renforts de trompettes que le XXIe siècle sera le siècle des villes... Mais de quelle ville veut-on vraiment parler ...
Approche transversale des règles d'encadrementPREMIÈRE PARTIE : L'appréhension des aides 1 ? Logiques variables et enjeux communs 2 ? L'approche extensive de l'aide d'État 3 ? Approches plus partielles de la notion d'aide aux entreprises DEUXIÈME PARTIE : La mise en ?uvre des aides 1 ? Dérogations à la prohibition des aides d'État 2 ? La mise en ?uvre des aides européennes 3 ? La mise en ?uvre des aides en droit interne TROISIÈME PARTIE : Le contrôle des aides 1 ? Le contrôle de la compatibilité des aides d'État 2 ? Le contrôle des financements européens 3 ? Les contrôles découlant du droit interne 4 ? La régulation internationale des subventions QUATRIÈME PARTIE : La remise en cause des aides 1 ? La suppression des aides 2 ? Le contentieux des aides aux entreprise
Le marché du logement n'est pas un marché comme un autre. L'accès au logement, malgré son statut de droit opposable, est rendu de plus en plus difficile, notamment pour les jeunes générations, du fait de la progression importante des dépenses en logement des ménages. Pour des raisons similaires, l'accession à la propriété des ménages modestes est rendue de plus en plus en complexe. Le logement, premier actif du patrimoine des ménages, est devenu l'un des principaux vecteurs de transmissions intergénérationnelles. Le mal-logement et les situations d'exclusion continuent de progresser en France et la question se pose de la capacité de notre société à enrayer ces phénomènes aux facettes multiples. Les divergences observées entre les différents marchés du logement ont eu pour conséquence la rupture du parcours résidentiel d'un grand nombre de ménages. Apprendre à identifier et à vaincre les crises du logement qui traversent la France devrait constituer l'une des problématiques centrales du débat public pour les prochaines années.
Bachelard Gaston ; Bontems Vincent ; Canguilhem Ge
Pour une révolution permanente de la raisonRecueil d'articles dont la première édition a été publiée en 1972 dans la collection Bibliothèque française contemporaine. L'Engagement rationaliste suit l'intégralité de la trajectoire de Gaston Bachelard. Composé, titré et préfacé par Georges Canguilhem, ce recueil s'ouvre avec un manifeste épistémologique révolutionnaire (« Le surrationalisme ») rédigé en soutien au Front populaire, et s'achève avec l'éloge de Jean Cavaillès, l'ami chef de la Résistance assassiné par les nazis, manifestant ainsi le caractère engagé de l'épistémologie. Cet engagement consiste en premier lieu à suivre la science dans ses progrès : « il faut que le rationaliste soit de son temps, et j'appelle de son temps, du temps scientifique, de la science du temps que nous vivons actuellement ». Un tel rationalisme révise ses connaissances, ses méthodes et jusqu'à ses principes. Il ne lutte pas seulement contre le sens commun, mais aussi contre des normes de scientificité héritées du passé. Cette posture résolument progressiste résonne avec d'autres positions avant-gardistes. La présente édition, présentée et commentée par Vincent Bontems, précise l'origine des textes, restitue leur contexte, et identifie la source des citations et des concepts, afin d'éclairer le sens des engagements de la pensée et de l'existence de Bachelard.
Marx, Engels et nombre de marxistes ont été confrontés à la question nationale. Faut-il défendre la nation ? Sous quelles conditions et dans quel contexte ? Les plus célèbres figures du marxisme (Lénine, Rosa Luxemburg) ont proposé des solutions divergentes voire profondément contradictoires, et suggéré de soutenir certaines causes nationales (notamment celles des peuples opprimés) ou bien au contraire parfois de répudier toute appartenance à un territoire ou une culture. Récemment, la crise de l'Union européenne et l'implosion de plusieurs Etats-nations au Moyen-Orient ont remis sur le devant de la scène les problématiques nationales, que d'aucuns estimaient dépassé à l'heure de la mondialisation et de l'effacement (présumé) des frontières et des espaces nationaux. Ce numéro propose ainsi à la fois de revenir sur les définitions de la nation et du nationalisme proposées par les marxistes mais également sur des enjeux plus contemporains, à travers des études de cas concernant plusieurs continents.