Avoir des amis, c'est avoir du pouvoir", écrivait Hobbes en 1651. Le tissage des liens joue en effet tin rôle clé dans l'évolution de la vie intellectuelle et culturelle. Mais en quels termes définir ce rôle? Et sous quelles formes se manifeste-t-il? Pour l'éclairer et le comprendre, les Sciences de l'Antiquité en Europe, depuis les Lumières jusqu'à l'ère de l'internante, nous offrent un observatoire privilégié. Les travaux sur la sociabilité savante et les outils de la sociologie des réseaux permettent d'explorer les stratégies de connectivité, individuelles et collectives, personnelles et institutionnelles. il en ressort que le réseau tantôt capte, tantôt filtre; ici il propulse, là il entrave; il est à la fois source de prestige, d'aliénation ou de marginalisation. À travers lui, le mouvement, l'échange, le partage des connaissances - ou, à l'inverse, le repli elle protectionnisme - investissent le champ de la recherche scientifique. Appréhendés à travers les correspondances, les publications, les journaux ou les polémiques, les réseaux relatifs à l'Antiquité structurent la production des savoirs et la définition de champs disciplinaires, transmettent des héritages et des filiations, témoignent de ruptures et d'innovations. Les dossiers proposés mettent en avant des pratiques professionnelles, des stratégies éditoriales ou académiques, des entreprises scientifiques, des modalités de communication à l'oeuvre dans les Sciences de l'Antiquité. Ils font également émerger divers individus, protagonistes d'aventures intellectuelles réussies ou avortées. Entre idéalisation, émulation, appropriation et détournement, les réseaux d'hommes et d'institutions, toujours façonnés par les contextes qui les voient naître, fonctionner et dépérir, participent, tout en promouvant la connaissance du passé, à la construction d'un espace intellectuel européen. Ce sont les contours de celui-ci que dessinent les contributions de ce livre.
Nombre de pages
271
Date de parution
13/01/2011
Poids
429g
Largeur
155mm
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EAN
9782753511934
Titre
Connaître l'Antiquité. Individus, réseaux, stratégies du XVIIIe au XXIe siècle
Angèle vient vers moi comme une enfant va vers une autre enfant un jour de jeux, d'orage, de grâce et de passions. Elle n'a plus d'âge, elle a dix ans et sème la confusion dans l'ordre des filiations... La narratrice, petite fille de Charles et d'Antoinette, fait ici le récit de la vie de trois femmes, mères et filles, qui devront compter avec la mort de l'un et la folie de l'autre. Elle tente de capter, par une écriture toute en allusions, ce qui se transmet de l'une à l'autre, le plus souvent dans le non-dit, comme par porosité et elle tire, de ces destins particuliers, les accents universels que le lecteur croira venus de la part la plus intime de sa propre histoire. . . Corinne Bonnet est née en 1960. Elle vit et travaille à Paris. Le Testament sans fin est son premier roman.
Résumé : Qu'y a-t-il dans le nom d'un dieu ? "Zeus tonnant", "Lune aux trois visages", "Baal de la Force" ou l'énigmatique "YHWH" recèlent dans leur simple énoncé le surgissement d'une forme, l'éveil d'une puissance surhumaine. De la Grèce à Palmyre, Tyr ou Babylone, les appellations des dieux manifestent leurs domaines de compétence et leurs capacités d'action aussi bien que les usages qu'on en fait dans les sociétés polythéistes. A travers l'étude de ces noms, les douze chapitres de cet ouvrage déploient ainsi une galerie de portraits de divinités qui nous convie à la découverte des aspects changeants du divin sur tout le pourtour de la Méditerranée antique.
Venus de Byblos, Tyr ou Sidon, terres exigües adossées aux montagnes du Liban, les Phéniciens, peuple de marins, de bâtisseurs et de marchands, ont profondément marqué les rivages de la Méditerranée antique et, au-delà, la culture occidentale. Entre 1200 et 300 avant notre ère, les Phéniciens saisissent toutes les opportunités pour contourner la domination des grands empires et tisser une vaste toile de connexions. Ils exploitent les mines de cuivre ou de fer, font commerce de vin, d'huile, d'ambre, d'épices, de parfums, d'ébène ou de bois de cèdre, échangent avec les élites locales, diffusent leur propre alphabet, influencent les arts et créent des comptoirs éphémères comme des cités prestigieuses, dont la sublime Carthage. Des rivages du Proche-Orient aux portes de l'Atlantique, cette brillante civilisation millénaire continue d'interroger les historiens.
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Le japonais... comme au Japon. Chotto Nihongo vous offre : des explications en français facilitant l'auto-apprentissage, un lexique de plus de 1 300 mots et une centaine d'idéogrammes (Kanji) pour découvrir et pratiquer l'écriture japonaise ; un accès aux structures de base de la langue et de la grammaire japonaises avec des exercices corrigés ; des dialogues et de petits textes inspirés de la vie quotidienne avec les expressions usuelles pour se débrouiller dans la vie réelle. Ils sont suivis par des exercices de compréhension et leurs corrigés en fin de volume ; des présentations du contexte socioculturel japonais comme dans aucun autre manuel. Chotto Nihongo est un excellent outil interactif entre étudiants et enseignants dans un cursus d'apprentissage du japonais. C'est dans un tel cadre qu'il a été élaboré, au cours de plusieurs années, par l'auteur.
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Comment fabrique-t-on des héros et des héroïnes ? Comment expliquer que certains processus d'héroïsation aboutissent à la reconnaissance publique d'un individu comme supérieur, digne d'un culte (au sens propre ou métaphorique), alors que d'autres échouent ? Le livre qui étudie à la fois des textes et des images fixes ou en mouvement porte sur le phénomène de l'héroïsation conçu comme un processus de construction développé par un réseau d'acteurs. Il s'attache aux processus d'héroïsation eux-mêmes en examinant divers attributs, acteurs et obstacles. Il analyse différentes figures d'héroïnes et de héros à une période donnée, dans le temps long ou bien dans une perspective genrée. Il interroge la temporalité des héroïsations : certaines périodes historiques, certains régimes politiques, certaines sociétés ont été plus propices que d'autres au phénomène de l'héroïsation, et c'est précisément le cas de notre époque où l'on parle de plus en plus souvent de héros, comme on le constate depuis la Covid et la guerre en Ukraine. Il s'inscrit de façon pluridisciplinaire dans une vaste perspective chronologique, depuis l'Antiquité grecque, grande pourvoyeuse de héros, jusqu'à Zelenski, héros de la série télévisée "Serviteur du peuple" . Publié dans le cadre de la chaire Jean Monnet FABER de l'université Rennes 2
L'histoire du serment politique en Occident est celle d'un long dévoiement. Ce rite habillé d'oripeaux antiques, médiévaux et religieux, avait été pensé comme l'instrument de la conjuration des hommes libres. Il sera devenu un des moyens de conjurer leur liberté. Alliance des hommes libres et égaux sous le regard de Dieu, il est progressivement encadré par les puissances politiques et ecclésiales, puis capté par l'Etat moderne à partir du XVIIe siècle. L'expérience révolutionnaire cherchera à redonner au serment son caractère démocratique et égalitaire, avant qu'au XIXe il ne devienne un rite de sujétion bureaucratique. Dans les régimes autoritaires et totalitaires, il exprime non seulement une fidélité politique mais il est la marque d'un biopouvoir par lequel l'individu abdique sa conscience et jusqu'à son propre corps dans le peuple, le parti, l'Etat, l'idéologie, le chef. C'est à une histoire politique enracinée dans les pratiques juridiques et les doctrines religieuses propres à l'Occident, et aujourd'hui négligée, que ce livre s'attache à donner une lecture originale et novatrice, puisqu'il s'agit de la première synthèse en français sur l'histoire du serment.
Fille aînée de Louis XV, Louise-Elisabeth (1727-1759), dite Madame Infante après son mariage avec Don Philippe, fils cadet de Philippe V d'Espagne, est sans doute l'une des princesses européennes les plus mystérieuses et les moins connues du XVIIIe siècle. Cette femme de tête connaît une destinée particulière en devenant, à l'issue de la guerre de Succession d'Autriche (1740-1748), duchesse de Parme, Plaisance et Guastalla. Cependant, Madame Infante ne voit dans ces Etats qu'un séjour de transition dans l'attente d'un établissement plus digne de sa naissance. Aussi n'a-t-elle qu'un seul souci, les échanger ou les agrandir. Jamais elle ne se résigne au rang modeste que lui assigne le traité d'Aix-la-Chapelle. Pour autant, elle ne se désintéresse pas des duchés et s'efforce d'y vivre en tentant de recréer la splendeur de la cour de Versailles, tout en cherchant à s'émanciper de la tutelle espagnole pour mieux défendre ses intérêts. Pour mener à bien sa politique de grandeur, elle cultive sans relâche son réseau de correspondants (ministres, diplomates, maîtresse royale) dont elle espère tirer les plus grands bienfaits. Eprise d'un amour filial, elle conserve aussi des relations très étroites avec sa famille et n'hésite pas à revenir à plusieurs reprises à Versailles pour plaider sa cause. Situé à la charnière de l'histoire des femmes de pouvoir et des relations internationales, l' ouvrage a pour ambition de dresser le portrait d'une souveraine en action, omniprésente tant dans la politique parmesane qu'européenne.