Au travers de son parcours initiatique ponctué d'anecdotes drolatiques, touchantes et dramatiques, nous suivons avec émotion les aventures d'un jeune homme imprégné de deux cultures. Né à Oran en Algérie de parents métropolitains, il a 20 ans lors de l'indépendance en 1962. Il nous fait partager le parcours original de sa jeunesse : la rue, le pensionnat confessionnel, les Beaux-Arts et la rude confrontation au talent des autres, la découverte de la sexualité dans cette cité à la fois exubérante et prude où se côtoient tous les interdits des influences juives, musulmanes et espagnoles. On découvre aussi au fil de l'histoire l'irruption de la guerre urbaine et son cortège d'horreurs à laquelle les personnages hauts en couleur finissent par s'adapter au quotidien, l'engagement idéaliste aux côtés de l'OAS, la chute, la désillusion, les exactions des ultras et celles du FLN, notamment le 5 juillet 1962, jour de l'indépendance, la passivité des troupes françaises consignées dans les casernes, l'exode d'un million de rapatriés, réalité impensable quelques mois auparavant, l'expérience dramatique de la prison... Ce témoignage alterne émotion et sourire, sans complaisance et sans parti pris idéologique, et s'achève sur une déclaration d'amour à l'Algérie, sur la voie aujourd'hui de la résilience.
Nombre de pages
256
Date de parution
05/09/2019
Poids
400g
Largeur
155mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782343177885
Titre
Un pied sur chaque rive
Auteur
Bonnave-Marrat Bernard ; Noblet Jean-Pierre
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
400
Date de parution
20190905
Nombre de pages
256,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Bernard Bonnave-Marrat nous invite à la découverte de ses Pyrénées au travers d'anecdotes insolites, angoissantes et pleines d'humour, qu'il conte avec une bonne dose d'autodérision. On y frise souvent la catastrophe, mais comme il le rappelle : "Je suis encore là pour l'écrire ! " Chaque randonneur, chaque amoureux des sentiers et des sommets, qu'il ait ou non taquiné le rocher, pourra s'y retrouver, et s'il croit reconnaître au fil du récit quelques personnages pittoresques, ce n'est en rien le fruit du hasard... Quant aux autres, confortablement installés dans leur fauteuil préféré, ils savoureront ces mésaventures, en admirant à distance raisonnable les pics majestueux. Et s'ils décident un jour de s'y frotter, ils éviteront peut-être quelques-unes des erreurs ou imprudences qui ont jusqu'ici épargné l'auteur !
Le métier que j'ai choisi et exercé avec passion pendant toute ma vie d'adulte existe-t-il encore ? Tout a changé, les normes, les règles, les attentes professionnelles, les formations. On veut rapprocher le médico-social du fonctionnement entrepreneurial, les éducateurs parfois deviennent des " opérateurs " d'une " Entreprise Sociale ", qui offrent des " prestations " ! Mais toutes les transformations ne sont pas négatives dans ce beau métier que j'ai tant aimé, bien au contraire, et je peux témoigner de son évolution spectaculaire. L'histoire avait pourtant mal commencé, dans un monde qui nous semble d'un autre temps : enfants entassés dans des locaux vétustes, auxquels était apporté le minimum de soins de survie, dans une maltraitance dont on ne connaissait même pas le nom ! Quand j'évoque mes premières expériences avec de jeunes professionnels de ce secteur, ils me regardent avec un sourire qui vacille, un recul, et je devine le doute inexprimé. Y a-t-il si longtemps ? Les années ont passé, les méthodes ont radicalement changé, et j'ai eu la chance d'exercer par la suite dans un contexte de bientraitance, de respect de la personne handicapée, qui paraît s'opposer point par point à ce vécu initial. Raconter cette transformation par le récit d'une pratique qui s'appuie sur le quotidien, la rencontre avec ces personnes et leurs proches, c'est peut-être répondre aux questions que se posent des familles touchées par le handicap, des étudiants en formation, d'autres qui envisagent de se diriger vers cette voie. Au travers de ce récit, au-delà des exemples de pratique professionnelle qui peuvent intéresser des intervenants sociaux en devenir ou en exercice, des personnes en situation de handicap ou leurs proches, j'aimerais rendre justice à ces personnes souffrantes qui m'ont accordé leur confiance, ouvert leur intimité, qui m'ont enrichie de leurs faiblesses et de leur force. Je voudrais partager mes rencontres, élargir le cercle qui me relie à tous ces gens qui ont traversé mon chemin : exclus, rejetés, en marge, parce que différents, violents, malades. Je souhaite mettre au coeur de ce livre leur humanité, leur douleur, leurs combats. Essayer d'infléchir certains regards, c'est tenter de les remercier d'avoir, à ce point, rempli ma vie.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.