Ce recueil rassemble des textes de Luden Bonnafé, choisis par l'auteur, couvrant une période allant de 1938 à 1991, dont une quinzaine d'inédits, ainsi que deux textes d'Henri Sztulman et Armand Olivennes sur Lucien Bonnafé, il est complété par un choix bibliographique et un index onomastique. Le lecteur spécialiste, averti des choses en psychiatrie ou plus impliqué dans les questions de psychiatrie sociale, y saisira le "processus Bonnafé" et rencontrera "Bonnafé le désaliéniste la singularité de sa démarche, son appareillage conceptuel, sa "mythologie" ; son combat contre la psychocratie et la clinicoïdie, ses étapes, ses fraternités et son actualité. D'autres, spécialistes ou non, chercheront à rencontrer le personnage Bonnafé dans une série de témoignages à caractère presque autobiographique : un demi-siècle de résistance obstinée, de lutte inlassable pour la liberté de penser et de créer, de refus des apparences, d'anticolonialisme et de quichottisme engagé, en psychiatrie, en politique, en poésie - ses réseaux de filiation et de fraternisation, et plus particulièrement ses liens passionnels avec le surréalisme, auquel sont consacrées une centaine de pages. Que l'on soit ou non de la famille, adhérent ou réservé sur certaines idées, on ne peut que se laisser étourdir par cet ouvrage engagé d'histoire contemporaine des Aliénations et des Désaliénistes.
Nombre de pages
334
Date de parution
01/03/1992
Poids
535g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782858161669
Titre
Désaliéner ? Folie(s) et société(s)
Auteur
Bonnafé Lucien ; Sztulman Henri
Editeur
PU MIDI
Largeur
160
Poids
535
Date de parution
19920301
Nombre de pages
334,00 €
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Ce livre se donne pour projet de raviver une psychanalyse de la connaissance dont l'objet électif est ici, dans le propos: la psychiatrie et le discours sur la folie, en s'inscrivant dans la filiation affirmée de Bachelard et Canguilhem, tandis que Freud est nommément convoqué, en étayage de la démarche. Ce que traque inlassablement Bonnafé, ce sont les fondements de l'inhumain dont le système de la méconnaissance constitue le sol. Parmi les manifestations de l'inhumain, il y a le traitement réservé à la folie par la doxa, tant il est vrai qu'une civilisation se mesure au sort qu'elle concède à la folie. Le mérite du texte foisonnant et quelque peu débridé - mais quelle bride devrait-il donc se mettre au cou? - de Lucien Bonnafé est de recouper nos actualités où, à l'orée du siècle, se décide l'avenir de la psychiatrie. Il y aurait bien des éléments à reprendre pour les méditer dans ce qu'il nous donne à lire, que ce soient le statut anthropologique de la folie, la réflexion sur le pouvoir issu de Flora Tristan, le pouvoir, cette mystérieuse tragédie à l'heure de la bio-politique, la reprise des travaux d'Henri Lefebvre et Norbert Gutesman sur la mystification, le fétichisme et l'aliénation, tout ce qui ?uvre dans les processus de domination aujourd'hui à l'aune de la multimédiatisation de la communication,"le parasitisme moralisant","la manipulation culpabilisante des consciences", l'adulation du chiffre, à l'heure de l'évaluation forcée, l'idée force de la politique de secteur sans cesse sur le métier, etc." (Yves Buin)
Il s'agit ici de remettre à jour la fondation occulté du Premier Colloque de Bonneval. Celui où fut posé, en 1942, la nécessité d'élaborer une Histoire naturelle de la folie inséparable d'une conception forte de la Liberté, en un temps où celle-ci était bafouée, et où les malades internés vivaient une détresse amplifiée. Autour d'Henry EY, une poignée de soignants soutenait publiquement l'exigence du retour à une prise en charge humaniste et à une théorie restaurant une vision globale des troubles psychiatriques qui rétablisse la prise en considération de la Personne.
Une impression de déjà-vu ? La forteresse de Dunsinane, c'est le château où s'était retranché l'usurpateur Macbeth à la fin de Macbeth, la "pièce écossaise" de William Shakespeare. David Greig reprend la situation là où Shakespeare l'avait laissée en 1606. L'assassin du bon roi Duncan a enfin été éliminé ; la dangereuse femme-sorcière qui avait poussé son époux au crime est défaite, elle aussi. Le retour à la paix civile ? Pas tout à fait. Certes, Macbeth l'usurpateur est mort, mais son successeur Malcolm n'est que veulerie et luxure. L'harmonie politique semble ne pas vouloir s'installer en ce royaume. Dans la suite qu'il invente à la tragédie de Shakespeare, David Greig s'infiltre dans les ouvertures, ou plutôt les ellipses de l'histoire de Macbeth, et il les remplit des doutes politiques de notre époque. Greig a vu les armées britanniques et américaines intervenir et s'embourber au Moyen-Orient. Dans Dunsinane, il montre à quel point, une fois les opérations militaires achevées, rien n'est encore joué et comment la politique continue la guerre par d'autres moyens, pour inverser la formule de Clausewitz. Greig rebat les cartes et distribue une nouvelle main aux joueurs de la partie ; il donne la parole à ceux que Shakespeare avait, à l'instar de son tyran, réduits au silence : Lady Macbeth, Malcolm, et les soldats.
Dans un non-lieu et dans un temps suspendu, sont réunies toutes les femmes victimes de la violence des hommes : femmes riches et pauvres, cultivées ou analphabètes, jeunes et âgées, rebelles et soumises. Libérées par la mort de leur condition de victimes, elles nous racontent leurs histoires. On assiste à des drames provoqués par une société machiste, des traditions cruelles, des mentalités arriérées. A travers des témoignages/ fictions de plusieurs pays du monde (Inde, Italie, France, USA, Mexique...), toutes les conditions sociales et toutes les cultures sont mises en cause par la dramaturge. Il en résulte une anthologie de récits bizarrement pleins d'humour et d'ironie, où la tragédie du quotidien demande justice et où l'universalité des histoires pousse le lecteur-spectateur à réfléchir sur la véritable condition de la femme au XXIe siècleSerena dandini est auteure et animatrice télé. Très connue de par le caractère innovant et satyrique de ses émissions, elle a travaillé avec des artistes très populaires en Italie. En 1988, elle écrit et présente La tv delle ragazze (La télé des filles), une émission qui fera connaître au grand public de nombreuses comédiennes et artistes. Entre 2012 et 2013 elle met en scène son premier texte théâtral, Blessées à mort, inspiré par des faits divers de violence sur les femmes. Cette pièce est encore aujourd'hui en tournée en Italie et dans le monde. Texte engagé, militant, dur, il se fait porte-parole d'une situation malheureusement bien présente dans notre société, toutes ces histoires étant inspirées de faits réellement advenus.
Les grottes de la Renaissance sont des constructions artificielles évoquant par leur architecture et leur décoration les cavernes naturelles, en se référant aux nymphées de l'Antiquité. Elles ont été bâties à l'intérieur de grandes demeures ou dans des pavillons isolés au milieu des jardins, d'abord en Italie puis dans toute l'Europe du Nord à partir du milieu du xvie siècle. Commande royale ou princière, ces grottes rivalisent par leur richesse ornementale : sculptures, rocailles, coquillages, jeux d'eaux... Des recherches récentes ont permis de redécouvrir quelques-unes des plus importantes réalisations en Allemagne, au Luxembourg, en France et en Italie. Les travaux de restauration menés par des architectes, les fouilles archéologiques, les études historiques conduites dans de nombreux fonds d'archives renouvellent nos connaissances sur ce sujet.
Blond Stéphane ; Hilaire-Pérez Liliane ; Nègre Val
Ce livre est issu de journées d'étude qui ont renouvelé les approches sur l'histoire des ingénieurs à l'époque moderne en interrogeant les interfaces avec d'autres professions et le rôle des mobilités dans la mise en oeuvre de formes d'intelligence collective. L'enjeu est d'approfondir la thématique de la transmission, des intermédiations et des savoirs mixtes, un sujet majeur de l'historiographie récente. Les auteurs soulignent l'importance des hybridations de savoirs à l'épreuve du terrain, sur les chantiers, qu'il convient de considérer comme de véritables "trading zones" . Mais jusqu'à quel point la diversité des savoirs, des statuts, des langues permet-elle une mixité des savoirs ? Dans quelle mesure aussi l'hybridation des savoirs des élites techniciennes ne constitue-t-elle pas un mode de prédation des savoirs vernaculaires et communautaires ? Ce sont autant de questions auxquelles les auteurs s'efforcent de répondre.