L'actuelle cathédrale d'Amiens, dont la reconstruction a commencé en 1220, il y a 800 ans, est souvent présentée comme un "joyau" ou un "chef d'oeuvre" de l'art gothique. Ces appréciations témoignent de son rayonnement, qui se mesure aux échelles locale, régionale, nationale voire européenne, et qui s'inscrit dans de multiples registres, depuis le Moyen Age jusqu'à nos jours. Ainsi, la cathédrale est célébrée par des écrivains, chantée par des poètes, fréquentée par des pèlerins venus vénérer l'insigne relique du chef de saint Jean-Baptiste. Elle est aussi un modèle du point de vue de son architecture et de sa construction. Elle est enfin le siège d'un pouvoir spirituel et temporel, celui des évêques et des chanoines, avant que de nouveaux enjeux politiques, civiques, touristiques et patrimoniaux s'en emparent. La cathédrale d'Amiens rayonne ainsi auprès de ceux qui y prient, la regardent, s'en inspirent ou la pensent, à travers l'imaginaire, l'art ou l'histoire.
Biographie de l'auteur Xavier Boniface, agrégé et docteur en histoire, est professeur d'histoire contemporaine à l'université du Littoral Côte d'Opale (Boulogne-sur-Mer). Ses recherches croisent les relations entre les Eglises et l'Etat, l'histoire politique et culturelle du fait militaire, ainsi que les rapports entre guerres et religions. Il a notamment publié L'Armée, l'Eglise et la République (1879-1914) (Nouveau Monde/DMPA, 2012), L'Aumônerie militaire française 1914-1962 (Ed du Cerf, 2001), et co-dirigé Les Chrétiens, la guerre et la paix, de la Paix de Dieu à l'esprit d'Assise (PUR, 2012).
L'armée française a longtemps entretenu des relations particulières avec l'Eglise catholique et la République. A partir des années 1880, les républicains se lancent dans une politique de laïcisation des institutions publiques, y compris militaires, qui se caractérisera par la modération des réformes des opportunistes (de 1879 à 1898), puis par la profonde méfiance des radicaux à l'égard des militaires (de 1899 à 1914), surtout après l'affaire Dreyfus vue comme le révélateur d'une mythique "alliance du sabre et du goupillon". Dans cet ouvrage riche et éclairant, Xavier Boniface se penche sur les relations triangulaires de l'armée, de l'Eglise et de la République aux prises avec les mutations, tensions et crises politiques de cette période charnière précédant la Grande Guerre. A travers de grands dossiers - de l'adaptation de l'aumônerie militaire à l'affaire des fiches, en passant par le service militaire imposé aux séminaristes ou le maintien de l'ordre par l'armée lors de l'application des lois laïques -, l'auteur dépeint les difficultés des militaires à accepter le nouveau régime et son système de valeurs jusqu'à l'Union sacrée de 1914.
Sous l'Ancien Régime, les finances du roi de France étaient nimbées de secret jusqu'au jour où le célèbre Necker décida de publier le montant estimé des recettes et surtout des dépenses de la monarchie. Le public découvrit alors le montant faramineux des pensions que Louis XVI payait à une grande partie de la noblesse. À la Révolution, l'Assemblée nationale décida d'enquêter puis révéla la manière dont les fonds publics tirés de la contrainte fiscale avaient pu servir à subventionner des courtisans. C'est à la fois l'histoire de cette enquête mais aussi celle de l'objet enquêté que ce livre propose de faire découvrir au lecteur. En décrivant pour la première fois, grâce à des archives inédites, les usages de cette pratique sociale qui liait le roi à la noblesse, l'auteur jette un regard nouveau sur les ressorts de la crise finale de l'Ancien Régime et retrace la genèse du premier système de retraite de la fonction publique d?État.4e de couverture : Sous l'Ancien Régime, les finances du roi de France étaient nimbées de secret jusqu'au jour où le célèbre Necker décida de publier le montant estimé des recettes et surtout des dépenses de la monarchie. Le public découvrit alors le montant faramineux des pensions que Louis XVI payait à une grande partie de la noblesse. À la Révolution, l'Assemblée nationale décida d'enquêter puis révéla la manière dont les fonds publics tirés de la contrainte fiscale avaient pu servir à subventionner des courtisans. C'est à la fois l'histoire de cette enquête mais aussi celle de l'objet enquêté que ce livre propose de faire découvrir au lecteur. En décrivant pour la première fois, grâce à des archives inédites, les usages de cette pratique sociale qui liait le roi à la noblesse, l'auteur jette un regard nouveau sur les ressorts de la crise finale de l'Ancien Régime et retrace la genèse du premier système de retraite de la fonction publique d?État.Notes Biographiques : Benoît Carré est chercheur en histoire moderne, spécialiste de l'Ancien Régime et de la Révolution. Il est docteur de l'Université de Lille depuis 2018. Distribuer l'argent du roi au XVIIIe siècle est son premier livre.