Se mouvoir et être ému. L’expérience esthétique en architecture
Bonicco-Donato Céline
PARENTHESES
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EAN :9782863646915
Considérée par la philosophie esthétique comme oeuvre imparfaite parce qu'assujettie au besoin et à la nécessité, l'architecture ordinaire est ici l'objet d'un tout autre regard. Habitation, lieu de travail, de culte ou de simple passage, elle est montrée au contraire comme l'endroit d'une expérience éminemment esthétique en ce qu'elle donne accès au plus profond de notre être-au-monde. Laissant à d'autres la vénération immobile de l'architecture monumentale, l'autrice chemine sans masque dans l'infinie complexité des émotions et des sensations suscitées par ces espaces du quotidien. Sont éveillés en nous, dit-elle, tandis que l'on s'y meut, le sentiment d'être à sa place, celui d'être vivant, de battre à l'unisson du monde. Cette version dynamique de l'esthétique architecturale, qui recourt aux concepts de rythme, d'ambiance et d'atmosphère, s'affirme comme résolument contemporaine et, à ce titre, comme une source d'inspiration à la fois nouvelle et indispensable. Car ce contrepied pris des théories de Kant, Hegel et Benjamin l'est aussi d'une certaine architecture dont les excès de façade privent de toute sève nos lieux dits de vie.
Nombre de pages
251
Date de parution
13/09/2024
Poids
416g
Largeur
151mm
Plus d'informations
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EAN
9782863646915
Titre
Se mouvoir et être ému. L’expérience esthétique en architecture
Auteur
Bonicco-Donato Céline
Editeur
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151
Poids
416
Date de parution
20240913
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251,00 €
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Peut-on être architecte sans avoir lu Heidegger ... Peut-on bâtir au sens vrai sans avoir approché la pensée, complexe et profonde, de l'auteur, en 1951, de l'essai «?Bâtir, habiter, penser?» ? La question peut sembler incongrue?; elle s'impose pourtant comme une évidence à la lecture de ce livre. Partant du fait qu'il ne suffit pas d'être abrité pour habiter, différence primordiale que Heidegger établit tandis que l'Allemagne de l'après-guerre construit à tout-va, c'est à la question de l'être de l'homme qu'il en vient. Et, au fil de sa réflexion, l'architecte, que le philosophe appelle à être jardinier du monde, se révèle être un protagoniste clé de l'accomplissement de l'existence humaine. La dissection méthodique et éclairante du raisonnement heideggérien opérée ici a le mérite de ne pas s'adresser aux seuls philosophes ; tout architecte ou apprenti architecte y trouvera matière à nourrir à la fois sa sensibilité intime et sa pratique. À l'instar d'un Alvar Aalto ou d'un Peter Zumthor dont les emblématiques thermes de Vals, décryptés dans cet ouvrage, sont une incarnation consciente et explicite de ce que l'architecture doit au philosophe allemand. «?De la simplicité, dans laquelle la terre et le ciel, les divins et les mortels, se tiennent les uns les autres, le bâtir reçoit la direction dont il a besoin pour édifier des lieux.?» ? Martin Heidegger.
Hume David ; Vuillermet Hélène ; Bonicco-Donato Cé
Au coeur du jugement esthétique, pointe Hume, réside un paradoxe. Nous constatons facilement que les goûts varient selon les époques, les lieux et les individus ; et pourtant nous ne pouvons nous contenter d'une position entièrement relativiste : tous les goûts, jugeons-nous également, ne se valent pas. Comment concilier ces deux observations ? Et, s'il existe un "bon goût", comment le reconnaître ? En GF PHILO', le texte de l'oeuvre est donné à lire, dans son intégralité, sur la page de droite. En regard, des extraits tirés d'autres oeuvres viennent l'éclairer, le questionner, le prolonger.
Loin d'être un doute en demi-teinte, le scepticisme mitigé de David Hume s'avère une redoutable mise en cause de nos fausses certitudes. Voulant élaborer une science de la nature humaine, le philosophe dévoile les tendances instinctives et le fond obscur dont procèdent les différentes manifestations de notre vie: vie de l'esprit, vie affective et vie sociale. L'analyse de onze notions clés de son système révèle toute l'ironie de notre condition: le caractère injustifiable de nos croyances n'empêche pas leur pertinence vitale.
Patrick Bouchain est un architecte, urbaniste, maître d'oeuvre et scénographe français. C'est un pionnier du réaménagement de lieux industriels en espaces culturels (le Lieu unique à Nantes, la Condition publique à Roubaix, Le Channel à Calais...). Partisan d'une méthode collaborative avec les habitants, permettant de définir une stratégie collective pour aborder les questions urbaines, son action est guidée par sa liberté, son goût de l'expérimentation, son appétence pour les territoires et les sites. Son travail vise à promouvoir le " possible ignoré ", sortir des standards pour que le temporaire débloque des situations figées, en jonglant, si nécessaire, avec la législation. Et toujours conserver une forme d'inachèvement qui accueille l'imprévu.
Comment comprendre le paysage ? Dépassant l'idée d'un spectacle inerte ou d'un simple "objet", cette série d'études déploie au contraire celle d'un milieu dynamique : le paysage doit être considéré comme une "relation". A partir de la marche, de la danse, du mouvement en général, en dialogue avec le théoricien John Brinckerhoff Jackson, la danseuse Anna Halprin et l'architecte Lawrence Halprin, le collectif Stalker, les artistes Carl Andre, George Trakas ou Mattias Poisson, c'est l'expérience même du paysage qui est appréhendée et explorée ici. Une expérience qui s'enrichit des figures particulières de désorientation que l'art donne l'occasion de mieux révéler. Des formes de représentation comme la carte et la riche production créative qui l'accompagne, ou la photographie aérienne qui bouscule les échelles et la perception des territoires, offrent une manière différente de regarder. Dès lors, le déplacement horizontal se double implicitement d'une vision verticale ? une autre façon de traverser le paysage. Une même conviction parcourt ces écrits : pour comprendre et transformer nos paysages, pour y vivre et pour les aimer, il nous faut mobiliser un goût esthétique et un imaginaire productif, donnant à l'art, à la philosophie, à l'anthropologie un rôle essentiel.
Le 15 avril 2019, le spectacle de l'incendie de Notre-Dame de Paris émeut le monde entier. L'heure est aujourd'hui aux projets de reconstruction de son extraordinaire charpente et de sa flèche, entièrement détruites. Chef-d'oeuvre médiéval, la cathédrale n'en est pas à sa première réfection. Au début du XIXe, après deux siècles de dégradation continue, Notre-Dame voit son sort basculer. Viollet-le-Duc est alors chargé de sa restauration. Publié en 1856, la Description de Notre-Dame constitue un guide des différentes parties de la cathédrale et de l'ensemble de son appareil sculptural, tant extérieur qu'intérieur. C'est un vocabulaire précis et détaillé, enrichi, pour en faciliter la lecture et la compréhension, de dessins et de gravures de la main de l'architecte.
Longtemps vu comme un artiste de prestige, appelé par la vocation et protégé par le "Prince", l'architecte est aujourd'hui amené à évoluer dans un contexte fortement dominé par le néolibéralisme mondialisé. Au cours des dernières décennies, la créativité personnelle, le travail immodéré, le "colloque singulier" avec la clientèle qui caractérisaient sa pratique ont progressivement cédé le pas à une logique comptable calquée sur les méthodes de l'entreprise. En matière de construction, privée comme publique, la priorité est désormais à la rationalisation des processus de production, aux démarches qualité, au New Public Management, et au recours aux contrats globaux (partenariats public-privé et contrats de conception-réalisation) qui sécurisent les commanditaires. Si quelques figures charismatiques de l'architecture font durer l'illusion, la profession, viscéralement attachée à son statut d'acteur culturel, traverse une véritable crise d'identité. Comment ne pas "perdre son âme" dans cette nouvelle donne ? A quels outils, compétences, stratégies recourir pour s'adapter ? Et, in fine, la voie néolibérale est-elle la seule possible ?