Heidegger et la question de l'habiter. Une philosophie de l'architecture
Bonicco-Donato Céline
PARENTHESES
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EAN :9782863646809
Peut-on être architecte sans avoir lu Heidegger ? Peut-on bâtir au sens vrai sans avoir approché la pensée, complexe et profonde, de l'auteur, en 1951, de l'essai " Bâtir, habiter, penser " ? La question peut sembler incongrue ; elle s'impose pourtant comme une évidence à la lecture de ce livre. Partant du fait qu'il ne suffit pas d'être abrité pour habiter, différence primordiale que Heidegger établit tandis que l'Allemagne de l'après-guerre construit à tout-va, c'est à la question de l'être de l'homme qu'il en vient. Et, au fil de sa réflexion, l'architecte, que le philosophe appelle à être jardinier du monde, se révèle être un protagoniste clé de l'accomplissement de l'existence humaine. La dissection méthodique et éclairante du raisonnement heideggérien opérée ici ale mérite de ne pas s'adresser aux seuls philosophes ; tout architecte ou apprenti architecte y trouvera matière à nourrir à la fois sa sensibilité intime et sa pratique. A l'instar d'un Alvar Aalto ou d'un Peter Zumthor dont les emblématiques thermes de Vals, décryptés dans cet ouvrage, sont une incarnation consciente et explicite de ce que l'architecture doit au philosophe allemand.
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Nombre de pages
205
Date de parution
06/06/2019
Poids
340g
Largeur
149mm
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EAN
9782863646809
Titre
Heidegger et la question de l'habiter. Une philosophie de l'architecture
Auteur
Bonicco-Donato Céline
Editeur
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149
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340
Date de parution
20190606
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205,00 €
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Résumé : Considérée par la philosophie esthétique comme oeuvre imparfaite parce qu'assujettie au besoin et à la nécessité, l'architecture ordinaire est ici l'objet d'un tout autre regard. Habitation, lieu de travail, de culte ou de simple passage, elle est montrée au contraire comme l'endroit d'une expérience éminemment esthétique en ce qu'elle donne accès au plus profond de notre être-au-monde. Laissant à d'autres la vénération immobile de l'architecture monumentale, l'autrice chemine sans masque dans l'infinie complexité des émotions et des sensations suscitées par ces espaces du quotidien. Sont éveillés en nous, dit-elle, tandis que l'on s'y meut, le sentiment d'être à sa place, celui d'être vivant, de battre à l'unisson du monde. Cette version dynamique de l'esthétique architecturale, qui recourt aux concepts de rythme, d'ambiance et d'atmosphère, s'affirme comme résolument contemporaine et, à ce titre, comme une source d'inspiration à la fois nouvelle et indispensable. Car ce contrepied pris des théories de Kant, Hegel et Benjamin l'est aussi d'une certaine architecture dont les excès de façade privent de toute sève nos lieux dits de vie.
Penser l'hospitalité par sa dimension spatiale engage ensemble trois termes fondamentaux : espace-autrui-relation. Cette articulation, de l'hôpital à la ville, rend particulièrement visibles les processus d'investissement des espaces à l'interface de l'individuel et du collectif. Il s'y matérialise les états du rapport à l'autre, de la relation entre les institutions, les citoyens et les espaces attachés au soin. Dès lors, cela permet d'analyser les niveaux d'actions et les qualités de l'hospitalité. En tant que ressource ou empêchement, l'espace y est considéré comme une dimension active et non comme un simple contexte d'accueil de la relation d'hospitalité. La problématique générale de l'ouvrage s'attache à la manière de penser spatialement la possibilité de l'hospitalité en actes et en présences.
Hume David ; Vuillermet Hélène ; Bonicco-Donato Cé
Au coeur du jugement esthétique, pointe Hume, réside un paradoxe. Nous constatons facilement que les goûts varient selon les époques, les lieux et les individus ; et pourtant nous ne pouvons nous contenter d'une position entièrement relativiste : tous les goûts, jugeons-nous également, ne se valent pas. Comment concilier ces deux observations ? Et, s'il existe un "bon goût", comment le reconnaître ?
Loin d'être un doute en demi-teinte, le scepticisme mitigé de David Hume s'avère une redoutable mise en cause de nos fausses certitudes. Voulant élaborer une science de la nature humaine, le philosophe dévoile les tendances instinctives et le fond obscur dont procèdent les différentes manifestations de notre vie: vie de l'esprit, vie affective et vie sociale. L'analyse de onze notions clés de son système révèle toute l'ironie de notre condition: le caractère injustifiable de nos croyances n'empêche pas leur pertinence vitale.
Bradbury Dominic ; Chauffeté Bérengère ; Michel Fl
Les années cinquante et soixante sont parmi les plus marquantes et les plus créatives de l'histoire du design. Dans cet après-guerre consumériste, la nouveauté est portée aux nues et s'invite dans tous les secteurs de la conception. De la Vespa à l'Instamatic, des meubles Knoll aux caractères Helvetica, studios, ateliers et usines, inventent et diffusent les formes d'un monde nouveau. Tour d'horizon complet du style années cinquante, cet ouvrage, riche de mille photographies et d'articles signés par les plus grands spécialistes du domaine, est une aubaine aussi bien pour l'antiquaire et le collectionneur que pour le simple amateur d'objets aux lignes incomparables. Art, design, architecture, mobilier, luminaires, objets, textiles, intérieurs, graphisme...
Laboratoire cartographique depuis la Renaissance, héritière de la Rome antique, l'Italie fascine par ses paysages et ses richesses artistiques, ses frontières, ses villes emblématiques (Rome, Venise, Florence, mais aussi Ferrare, Trieste, Catane...) et ses représentations multiples : cartes anciennes, visions modernes, clichés et archétypes. L'ouvrage, conçu comme un "Atlas des Italies", explore cette pluralité à travers des cartes et analyses qui questionnent l'identité italienne, tout en témoignant d'un amour partagé par ses auteurs pour toutes les formes d'italianité.
Cartographier le monde, c'est plus que le mesurer : c'est l'imaginer, le raconter, le discuter. De la mappemonde médiévale aux planisphères numériques, ce florilège traverse époques et cultures pour montrer comment une image plane peut embrasser l'inconnu, dire le pouvoir, nourrir la science, la foi et les rêves de voyage. Projections, mythes, symboles : le monde s'y déforme et se révèle tout à la fois. Mappa Mundi souligne la force des images et la nécessité de décrypter les cartes... sans oublier de faire une place à la poésie.
Résumé : Comment comprendre le paysage ? Dépassant l'idée d'un spectacle inerte ou d'un simple "objet", cette série d'études déploie au contraire celle d'un milieu dynamique : le paysage doit être considéré comme une "relation". A partir de la marche, de la danse, du mouvement en général, en dialogue avec le théoricien John Brinckerhoff Jackson, la danseuse Anna Halprin et l'architecte Lawrence Halprin, le collectif Stalker, les artistes Carl Andre, George Trakas ou Mattias Poisson, c'est l'expérience même du paysage qui est appréhendée et explorée ici. Une expérience qui s'enrichit des figures particulières de désorientation que l'art donne l'occasion de mieux révéler. Des formes de représentation comme la carte et la riche production créative qui l'accompagne, ou la photographie aérienne qui bouscule les échelles et la perception des territoires, offrent une manière différente de regarder. Dès lors, le déplacement horizontal se double implicitement d'une vision verticale ? une autre façon de traverser le paysage. Une même conviction parcourt ces écrits : pour comprendre et transformer nos paysages, pour y vivre et pour les aimer, il nous faut mobiliser un goût esthétique et un imaginaire productif, donnant à l'art, à la philosophie, à l'anthropologie un rôle essentiel.