Le Rocambole N° 88-89, automne-hiver 2019 : Le multiple Georges-J. Arnaud
Bonaccorsi Robert
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EAN :9782912349743
Certes, Georges-Jean Arnaud aime par-dessus tout écrire des romans policiers et il a été reconnu pour la qualité de son oeuvre policière dès le début de sa carrière en recevant le Prix du Quai des Orfèvres 1952. Mais il n'a pas pour autant renoncé à écrire d'autres romans dans divers genres du roman populaire. En effet, s'il est l'auteur de 108 romans policiers, il est aussi l'auteur de 115 romans d'espionnage, de 101 romans de science-fiction, de 73 romans légers ou érotiques, et d'une vingtaine de romans dans d'autres genres : aventures, fantastique ou horreur, guerre et roman historique - dont trois romans liés à sa biographie familiale. G. -J. Arnaud est donc l'exemple parfait du romancier populaire des temps modernes, du moins de ceux qui ne subissaient pas encore la dictature des médias virtuels. Cette oeuvre écrite majeure est présentée ici sous tous ses aspects, du choix des thèmes et des personnages aux illustrations ou aux titres retenus, des adaptations aux interviews accordées. Souhaitons que ce que nous pensons être un hommage, au terme d'une carrière bien remplie, soit aussi une belle leçon sur la nature et l'histoire du roman populaire.
Nombre de pages
352
Date de parution
25/11/2019
Poids
460g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782912349743
Titre
Le Rocambole N° 88-89, automne-hiver 2019 : Le multiple Georges-J. Arnaud
Auteur
Bonaccorsi Robert
Editeur
ENCRAGE DISTRIB
Largeur
140
Poids
460
Date de parution
20191125
Nombre de pages
352,00 €
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Hanna Axmann Rezzori (1921-2000), fut peintre, actrice, décoratrice et écrivain. Son destin recouvre le siècle et se trouve à la croisée d'autres destins. Fille d'un industriel allemand, Juive par sa mère, elle passe la guerre en Suisse avant d'aller à New-York puis à Hollywood. Elle retourne en Allemagne après la guerre et participe à l'émergence du Nouveau Cinéma dans les années 60. Elle s'installe, après cela en France, à Saint-Firmin-sur-Loire. Elle aura croisé Chaplin, Marlène Dietrich, Kirk Douglas, John Houston, mais surtout Nicholas Ray et Joseph Losey. Son premier mari sera l'acteur américain Ed. Tierney et le second l'écrivain Gregor von Rezzori. En Allemagne, elle finance le premier film de Fassbinder. Ami aussi de Volker Schöndorff, elle apparaît dans son adaptation des Désarrois de l'élève Törless et est la costumière de son Michaël Kohlhass. Le catalogue, outre la présentation de son travail de peintre, contient une riche iconographie. De nombreuses photographies (photos de studios, de plateaux, etc.), documents (affiches, livres, manuscrits, etc.).
Le parcours artistique de Jacques Poli (1938-2002), se découvre à l'aune d'une quête des moyens et des fins de la peinture. Une pratique constante de l'atelier, du métier même de peintre, qui l'ont conduit à d'incessantes remises en question, un renouvellement permanent du motif, de la forme et des ressources de la couleur afin de se confronter à la peinture dans ce qu'elle peut avoir d'irréductible, à son essence même. "Un peintre de la peinture" pour reprendre la formule d'Yves Michaud, qui déployait son travail dans de vastes cycles où les thèmes abordés se trouvaient discernés en fonction de leur adéquation à sa réflexion plastique. Dans cette perspective, rien ne relève de l'alibi. Aux séries des Taches (1966) et des Autoroutes (1966-1967) succéderont de vastes ensembles, aux Balanciers (1967-1968), aux Boulons (1968-1970), aux Outils (1970-1973) et aux Machines (1973-1976) qui lui permettront de capter l'air du temps (Jacques Poli a participé aux Salons de la Jeune Peinture et à l'exposition Mythologies quotidiennes II à l'Arc, Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris en 1977) tout en approfondissant un propos singulier. Passant de "La figuration la plus crue à l'abstraction la plus rigoureuse" (Michel Ragon), il s'attache ensuite aux Peintures entomologiques, à partir de 1976, qui seront exposées à la Galerie Adrien Maeght et pour lesquelles Georges Perec écrira quatre textes. Cette rencontre se poursuivra avec un projet de livre autour de l'espace, à partir de 39 clichés Polaroïds réalisés par l'écrivain. Jacques Poli enchaînera ensuite les déclinaisons d'une recherche formelle où le sens n'existe que dans sa dimension poétique. Baroque et New York (1979-1982), Les Coiffes et architectures fusain et pastels (1982-1985), Les Gouaches (1985-1987), Les Perruches (1987-1989), Les Cages (1989-1992), 20 000 Lieues sous les mers (1992-1995), Passage-Caillois (1995-1996), Profils et corps (1996-1999), Chemin de Croix (1999-2000), Gris (2000-2001), Masques (2001-2002). Jules Verne, Georges Perec, Roger Caillois, autant de sources d'inspiration pour Jacques Poli, non dans l'anecdote ou l'imitation, mais dans la pratique vive de la peinture. En 2007, Mitchell Aigus présente des toiles de Jacques Poli dans son exposition placée sous l'égide d'Alain Robbe-Grillet Project for a revolution in New York (Matthew Marks Gallery) ouvrant ainsi de nouvelles perspectives de lectures pour cette oeuvre dense, rigoureuse dont la cohérence formelle s'inscrit dans les diversités de ses approches. C'est cette pensée visuelle en actes que se propose de faire découvrir cette monographie qui comporte un ensemble important de reproductions d'oeuvres, souvent inédites, une fortune critique, une bibliographie, un cahier consacré à sa rencontre avec Georges Perec et un essai du philosophe Yves Michaud.
Confrontée, ici comme ailleurs, dès l'été 1789, à la "révolution de l'égalité" , la microsociété nobiliaire picarde allait-elle, au siècle suivant, se fondre dans le monde des notables ou garder son identité, s'isoler ou s'intégrer dans la société de son temps sans renier ses traditions et ses valeurs, "tenir son rang" et s'en donner les moyens ? Cette étude, menée sur une période longue, du temps de la construction des "châteaux briques et pierre" sous Louis XV et Louis XVI, jusqu'aux combats politiques sous Jules Ferry, s'appuie sur nombre de papiers de famille et d'archives publiques, sur des documents iconographiques précis, sur les traces essentielles de la présence nobiliaire dans le patrimoine bâti de cette Picardie lourdement touchée par les destructions des invasions et des guerres.