Parmi les dix-sept volumes des ?uvres complètes de Freud, plus de six mille pages publiées de 1892 à 1938, le mot " sujet ", Subjekt, n'apparaît curieusement que vingt-huit fois. Etant donné l'extrême fréquence de l'utilisation de ce terme en psychologie et en philosophie, l'évitement est spectaculaire. Il signe évidemment une décision théorique. Pourquoi Freud évite-t-il ce mot ? A quelles acceptions en réserve-t-il l'usage ? D'autres notions s'y substituent-elles ? Et quelles en sont les conséquences ? Freud délaisse en fait la notion de " sujet ", car il restreint son usage à la fonction grammaticale et opte pour le " Je ", das Ich, pronom personnel substantivé, lorsqu'il veut désigner cette instance psychique pour l'essentiel inconsciente. Il s'inscrit ainsi dans le courant de pensée fondé par Aristote, repris par Nietzsche, pour qui l'hétéronomie du psychisme est fondamentale, en contradiction avec l'option lacanienne des psychanalystes actuels de langue française qui décident en faveur d'un sujet divisé, inspiré de Saint Augustin et conforme à la tradition de la pensée chrétienne. La critique du sujet augustinien avait déjà été formulée par Jean-Jacques Rousseau qui objectait à l'évêque d'Hippone qu'un amour de soi modéré rendait le sujet autonome et susceptible de contrat, tout en lui évitant les destins de la division et de la soumission. Freud se serait-il accordé avec le philosophe genevois, en substituant le " Je " au " sujet " ?
Nombre de pages
202
Date de parution
28/04/2006
Poids
276g
Largeur
142mm
Plus d'informations
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EAN
9782847950748
Titre
Le sujet. Instance grammaticale selon Freud
Auteur
Bompard-Porte Michèle
Editeur
ESPRIT DU TEMPS
Largeur
142
Poids
276
Date de parution
20060428
Nombre de pages
202,00 €
Disponibilité
Epuisé
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La psychanalyse a moins éclairé les angoisses, peurs, terreurs et affects voisins que l'amour et la haine. L'ouvrage s'efforce de rendre compte de ce fait, et, compte tenu de la place omniprésente que les peurs avouées, larvées ou masquées ont prise dans nos vies et nos sociétés, s'attache, sur fond d'une relecture de Inhibition, symptôme et angoisse, à jeter les bases d'une véritable métapsychologie freudienne de l'angoisse. L'auteur montre que notre psychisme est façonné par ces affects de peur - l'existence du Je en dépend. La prématuration, autrement dit notre inachèvement de départ, nous impose en effet de les subir et les traiter pendant toute l'enfance grâce au seul psychisme, par incapacité de réactions adéquates (fuite, etc.). L'angoisse et les affects connexes sont ici envisagés en tant que phénomènes d'interfaces énergétiques et dynamiques entre le Je et ses espaces mitoyens - Ça, sur-Je, réalité extérieure. Il les traite uniment, d'où qu'ils viennent, en créant des systèmes d'équivalences, en se différenciant et compliquant. C'est ainsi que le Je s'invente (et le courage avec). Toutefois, les défenses symptomatiques, névroses traumatiques, etc., démontrent la fréquence et la diversité de ses échecs - dont les processus, et, par conséquent, les thérapies possibles sont présentés. Ce livre fait oeuvre pionnière en s'attaquant sous l'angle de la psychanalyse à une question, celle de la peur, qui laisse souvent perplexes les sciences sociales autant qu'elle peut faire le bonheur de certains politiques. Il témoigne ainsi des possibilités d'éclaircissement du contemporain sur la base des apports freudiens, et sera aussi un ouvrage d'instruction et de réflexion pour tous ceux qui sont engagés dans des études ou dans la pratique psychologique. Michèle BOMPARD-PORTE est psychanalyste et professeur des Universités. La nouvelle thèse sur l'angoisse. Révision du cas de Hans et avancée dans la nouvelle théorie de l'angoisse. La névrose de contrainte et ses symptômes. Une tentative d'unification de l'Angst. Élaboration des pertes et séparations. L'angoisse comme « force psychique » fondamentale.
Selon les mythes, la civilisation mésopotamienne n'a pas su réguler les fonctions d'autorité, et elle s'effondra dans les délires de toute-puissance, avec les cultures voisines - moment précurseur de l'Antiquité classique. Vivrions-nous la fin d'un cycle d'évolution bimillénaire analogue ? Nos vieux ancêtres nous ont transmis leurs traumas, leur régression et leur idéologie du pouvoir - Déluge inclus. Les aurions-nous répétés ...
Les problèmes liés aux traumas psychiques et aux prises en charge des personnes et des groupes traumatisés ont été remis au jour par divers événements récents. Malgré les cellules de crise et autres dispositifs, on doit reconnaître une relative impuissance dans ces circonstances, un manque de formation, une sous-estimation générale de l'impact à long terme des traumas psychiques. Historiens, neurologues, philosophes, psychanalystes, psychiatres, psychologues cliniciens et sociaux confrontent les approches théoriques et pratiques qu'ils développent face aux traumas.
Aux débuts de la psychanalyse, en un temps où s'amorçait seulement la mutation de la condition féminine, si quelques patientes célèbres, Emma Eckstein, Dora ou Elgriede Hirschfeld, ont permis à Freud d'inventer la psychanalyse, n'ont-elles pas aussi imprimé une marque féminine à l'écoute, à la technique et à la théorie qui en est issue ? Si les femmes psychanalystes étaient rares avant la fin de la Première Guerre mondiale, elles sont devenues progressivement plus nombreuses, avec cependant des approches bien spécifiques voire des domaines réservés comme celui de la psychanalyse d'enfants, peut-être pour ne pas se mettre en opposition trop directe avec les hommes, réputés plus solides théoriciens. L'apport des femmes psychanalystes comme Mélanie Klein, Piera Aulognier ou Françoise Dolto à la théorie psychanalytique a permis de rendre compte de certaines interrogations : Y a-t-il une approche féminine de la théorie ou un style contre-transférentiel qui seraient propres aux femmes ? Que dire notamment des passages à l'acte dans la cure et quelle eût été la réaction de Freud si Jung ou Ferenczi avaient été des femmes et leurs patientes des hommes ? Car être homme ou femme dans le transfert est une expérience quotidienne pour tout psychanalyste, tenu de constater que sa bisexualité psychique tisse avec son identité de genre des liens d'une grande complexité.
L'idée de conduire une recherche, de rédiger un mémoire ou une publication scientifique, suscite habituellement des réactions pouvant aller de l'anxiété à l'inhibition. Certains n'arrivent pas à conclure l'étape du recueil des données, d'autres ne peuvent la commencer. Et pour tant, ce type d'activité est déterminant pour le cursus universitaire et utile, par la suite, dans la vie professionnelle. Pratique du mémoire de recherche en psychologie est un guide qui conduit le lecteur, étudiant ou jeune chercheur, à travers les étapes de la conception et de la rédaction du travail scientifique en psychologie. Chaque chapitre décrit en détail les différentes phases du travail. Le fil directeur de cet ouvrage est l'idée selon laquelle définir, élaborer et rédiger un travail de recherche est un processus qui s'apprend à toutes les phases de son édification. Les " GUIDES PSYCHO " sont les outils de travail de l'étudiant et du praticien en psychologie. Ils proposent une analyse des principales questions qui se posent à eux et des solutions pratiques pour les résoudre.
Biographie de l'auteur Jean-Pierre Polydor est un neurologue et neuropharmacologue spécialise dans la prise en charge de cette maladie qui affecte tant de nos aînés. Il est l'un des membres du groupe de travail « vieillissement et résilience » sous la direction de Boris Cyrulnik et président-fondateur de l'association Alzheimer Trait d'Union . Il vous propose un guide pratique pour accompagner avec justesse vos parents atteints par la maladie et leur permettre la meilleure évolution possible. Madeleine Chapsal, qui a vécu personnellement cette épreuve avec deux de ses proches, a tenu à préfacer ce livre destine aux familles concernées par la maladie, les aidants. « La parole s'éteint mais ils comprennent encore. Aider les aidants, soulage le malade et sa famille ». Boris Cyrulnik