De l'angoisse. Psychanalyse des peurs individuelles et collectives
Bompard-Porte Michèle
ARMAND COLIN
39,25 €
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EAN :9782200266646
La psychanalyse a moins éclairé les angoisses, peurs, terreurs et affects voisins que l'amour et la haine. L'ouvrage s'efforce de rendre compte de ce fait, et, compte tenu de la place omniprésente que les peurs avouées, larvées ou masquées ont prise dans nos vies et nos sociétés, s'attache, sur fond d'une relecture de Inhibition, symptôme et angoisse, à jeter les bases d'une véritable métapsychologie freudienne de l'angoisse. L'auteur montre que notre psychisme est façonné par ces affects de peur - l'existence du Je en dépend. La prématuration, autrement dit notre inachèvement de départ, nous impose en effet de les subir et les traiter pendant toute l'enfance grâce au seul psychisme, par incapacité de réactions adéquates (fuite, etc.). L'angoisse et les affects connexes sont ici envisagés en tant que phénomènes d'interfaces énergétiques et dynamiques entre le Je et ses espaces mitoyens - Ca, sur-Je, réalité extérieure. Il les traite uniment, d'où qu'ils viennent, en créant des systèmes d'équivalences, en se différenciant et compliquant. C'est ainsi que le Je s'invente (et le courage avec). Toutefois, les défenses symptomatiques, névroses traumatiques, etc. , démontrent la fréquence et la diversité de ses échecs - dont les processus, et, par conséquent, les thérapies possibles sont présentés. Ce livre fait oeuvre pionnière en s'attaquant sous l'angle de la psychanalyse à une question, celle de la peur, qui laisse souvent perplexes les sciences sociales autant qu'elle peut faire le bonheur de certains politiques. Il témoigne ainsi des possibilités d'éclaircissement du contemporain sur la base des apports freudiens, et sera aussi un ouvrage d'instruction et de réflexion pour tous ceux qui sont engagés dans des études ou dans la pratique psychologique. Michèle BOMPARD-PORTE est psychanalyste et professeur des Universités. La nouvelle thèse sur l'angoisse. Révision du cas de Hans et avancée dans la nouvelle théorie de l'angoisse. La névrose de contrainte et ses symptômes. Une tentative d'unification de l'Angst. Elaboration des pertes et séparations. L'angoisse comme "force psychique" fondamentale.
Nombre de pages
302
Date de parution
09/03/2004
Poids
440g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782200266646
Titre
De l'angoisse. Psychanalyse des peurs individuelles et collectives
Auteur
Bompard-Porte Michèle
Editeur
ARMAND COLIN
Largeur
150
Poids
440
Date de parution
20040309
Nombre de pages
302,00 €
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Pourquoi sommes-nous soumis à de prétendues élites ? Pourquoi le sado-masochisme s'est-il déployé, détruisant les humains par millions puis la planète ? Pour éclairer ces questions du point de vue de la psychologie des masses, on étudie l'émergence des " grandes " cultures : apparition de l'agriculture puis développements du monde mésopotamien. L'invention de l'agriculture apparaît comme une perte symbolique liée à une pénurie sexuelle. Soumission au travail, spécialisation, guerre et hiérarchie sociale s'ensuivent. Le mode de vie paléolithique, plus adulte, libre et oisif réussit pourtant à se rétablir. Et le Déluge vint. L'auteur rapproche l'énorme montée des eaux, la " grande " civilisation qui suit et les mythes mésopotamiens du Déluge, qui instituent son inventeur roi des dieux. Une lecture psychanalytique suggère une " dégringolade symbolique " procédant des inondations réelles et créant les élites, qui répètent ensuite ad nauseam la tactique de la terreur pour subsister. Selon les mythes, la civilisation mésopotamienne n'a pas su réguler les fonctions d'autorité, et elle s'effondra dans les délires de toute-puissance, avec les cultures voisines - moment précurseur de l'Antiquité classique -. Vivrions-nous la fin d'un cycle d'évolution bimillénaire analogue ? Nos vieux ancêtres nous ont transmis leurs traumas, leur régression et leur idéologie du pouvoir - Déluge inclus -. Les aurions-nous répétés ?
Pourquoi y a-t-il tant de sérieux et de grandiose, au Portugal ? Pourquoi Venise montre-t-elle tant d'intelligence ? Comment les Vénitiens ont-ils évité la tyrannie, près d'un millénaire durant ? Ces questions persistaient après que l'auteur avait visité les deux pays - comparables, vu qu'ils furent longtemps concurrents dans le grand commerce international. Recourant aux travaux d'historiens ainsi qu'aux siens, sur les processus psychiques collectifs, l'auteur esquisse l'histoire de l'évolution de la psychologie collective, dans les deux pays. Cela permet de répondre pour partie aux questions initiales. Côté Portugal, la répétition dramatique d'humiliations collectives est un facteur influent ; côté Venise, idéaliser la ville jusqu'à en faire une grande déesse mérite considération. Bien sûr, d'autres événements importent. Cependant, l'explicitation des entrelacs continus de l'histoire et des mythes éclaire les dynamiques collectives prévalentes dans les deux espaces, au cours du temps. La diversité des destins des deux peuples contribue à l'intelligibilité de chacun. Cette étude est une contribution à l'élucidation des processus psychiques collectifs, en même temps qu'une tentative d'écoute originale de l'Histoire.
Les problèmes liés aux traumas psychiques et aux prises en charge des personnes et des groupes traumatisés ont été remis au jour par divers événements récents. Malgré les cellules de crise et autres dispositifs, on doit reconnaître une relative ignorance et impuissance dans ces circonstances, un manque de formation chronique des praticiens concernés, une sous-estimation générale de l'impact à long terme des traumas psychiques. Or les traumas non élaborés, ou mal élaborés, sont de grande conséquence, à très long terme, tant pour les individus que pour les collectivités : désocialisation plus ou moins radicale et irréversible des personnes ; modification de la dynamique des collectifs, dans le sens d'une moindre symbolisation et d'une augmentation de la violence ; répétition indéfinie - symptomatique et déplacée - de la situation traumatique. Le colloque crée un échange transversal. Historiens, neurologues, philosophes, psychanalystes, psychiatres, psychologues cliniciens et sociaux confrontent les approches théoriques et pratiques qu'ils développent face aux traumas - individuels et collectifs, anciens et actuels, liés à la nature et aux humains, en France et à l'étranger. Un renouveau des recherches et des pratiques concernant les traumas psychiques est escompté de ce travail, dans les divers domaines concernés.
Parmi les dix-sept volumes des ?uvres complètes de Freud, plus de six mille pages publiées de 1892 à 1938, le mot " sujet ", Subjekt, n'apparaît curieusement que vingt-huit fois. Etant donné l'extrême fréquence de l'utilisation de ce terme en psychologie et en philosophie, l'évitement est spectaculaire. Il signe évidemment une décision théorique. Pourquoi Freud évite-t-il ce mot ? A quelles acceptions en réserve-t-il l'usage ? D'autres notions s'y substituent-elles ? Et quelles en sont les conséquences ? Freud délaisse en fait la notion de " sujet ", car il restreint son usage à la fonction grammaticale et opte pour le " Je ", das Ich, pronom personnel substantivé, lorsqu'il veut désigner cette instance psychique pour l'essentiel inconsciente. Il s'inscrit ainsi dans le courant de pensée fondé par Aristote, repris par Nietzsche, pour qui l'hétéronomie du psychisme est fondamentale, en contradiction avec l'option lacanienne des psychanalystes actuels de langue française qui décident en faveur d'un sujet divisé, inspiré de Saint Augustin et conforme à la tradition de la pensée chrétienne. La critique du sujet augustinien avait déjà été formulée par Jean-Jacques Rousseau qui objectait à l'évêque d'Hippone qu'un amour de soi modéré rendait le sujet autonome et susceptible de contrat, tout en lui évitant les destins de la division et de la soumission. Freud se serait-il accordé avec le philosophe genevois, en substituant le " Je " au " sujet " ?
Résumé : Chaque parcours de vie d'une personne est une synthèse de multiples déterminations, d'interactions et des actions de la personne elle-même. Aussi chaque récit d'un parcours de vie contient des informations et des significations sur des niveaux très divers de réalité.Comment le sociologue doit-il s'y prendre pour recueillir des récits de vie ? Comment construire cet objet sociologiquement, comment développer l'enquête et la mener à bien, comment y insérer des moments d'observation directe des interactions ? Comment recomposer un modèle qui en donne une description la plus riche et la plus fidèle possible ? C'est à ces nombreuses questions que répond l'ouvrage, dont la 4e édition a été remaniée
Résumé : Les troubles de la personnalité représentent un large champ des consultations en clinique et soulèvent des enjeux théoriques et thérapeutiques. S'agit-il de troubles ou de pathologies, voire de structure pathologique ? Comment diagnostiquer et soigner ces troubles ? Ce livre décrit les spécificités cliniques comportementales, émotionnelles et cognitives de chacun de ces différents troubles : névrotiques (personnalités obsessionnelle compulsive, histrionique, dépendante), limites (personnalités borderline, narcissique, antisociale) et psychotiques (personnalités paranoïaque et schizoïde). Puis il développe les différentes théories explicatives qu'elles soient psychanalytiques, cognitivo-comportementales ou développementales, et les prises en charge et stratégies thérapeutiques qui s'en inspirent. L'ouvrage s'adresse en premier lieu aux étudiants en psychologie, mais aussi aux travailleurs sociaux et aux professionnels de santé.
Résumé : Ce parcours de l'Antiquité à nos jours réussit le tour de force d'offrir un panorama assez complet de l'histoire de la philosophie depuis Platon. L'originalité de Jacqueline Russ est de considérer les idées à partir de leur contexte historique d'énonciation. Si elle établit un certain nombre de filiations perceptibles dans le temps, elle n'en délaisse jamais le contexte spécifique et essaie de retrouver la fraîcheur, la surprise de l'apparition des concepts dans leur nouveauté. Elle s'appuie tout au long de son parcours sur le binôme constitué par un individu, un penseur particulier et la situation historique dans laquelle il conçoit sa philosophie. Dans le jeu de va-et-vient entre passé et présent, Jacqueline Russ s'interroge aussi pour savoir en quoi cette longue histoire des idées depuis l'Antiquité peut être pour notre présent un riche gisement de sens. Le fil d'Ariane choisi par l'auteur est ici l'évolution de la "raison occidentale".
Résumé : Cet ouvrage met en perspective les épisodes caractéristiques de la mise au travail depuis la révolution industrielle jusqu'aux formes contemporaines de flexibilité. Par la voie des techniques et des organisations, les objectifs de fluidité d'abord associés à l'automatisation industrielle ont pu se généraliser tandis que la logique marchande s'est étendue en même temps. Cette quatrième édition prend acte de la multiplicité et de l'hybridation des formes de production, de la diversification de genre et de la singularité des relations qui se nouent autour du travail. Elle remet l'accent sur la pertinence du salariat pour éprouver les ressorts de l'activité et les métamorphoses des temporalités. La nouvelle conclusion révèle des prolongements inattendus des débats classiques entre sociologues du travail.