En 2011, la Commission européenne donne une nouvelle définition de la Responsabilité sociale de l'entreprise (RSE), comme relevant de la maîtrise par une entreprise de ses impacts. Cela constitue un véritable changement de paradigme vis-à-vis de la conception encore prédominante selon laquelle l'entreprise contribuerait à la société par la maximisation du profit, et par des actions philanthropiques volontaires (la RSE). Mais pour que cette nouvelle perspective soit effective, cela suppose ? paradoxalement ? d'en finir avec la RSE : celle-ci continue, en effet, à être envisagée de façon instrumentale et de manière séparée de la stratégie. Maîtriser ses impacts, sur des territoires et au long de chaînes de valeur aujourd'hui mondiales, suppose de définir et d'évaluer l'entreprise comme un commun : par la démocratisation de sa gouvernance et par sa capacité à préserver les biens communs mondiaux tant immatériels (le lien social, la souveraineté populaire) que matériels (le climat, la biod
Nombre de pages
263
Date de parution
16/02/2018
Poids
535g
Largeur
171mm
Plus d'informations
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EAN
9782843772115
Titre
L'entreprise comme commun. Au-delà de la RSE
Auteur
Bommier Swann ; Renouard Cécile ; Giraud Gaël
Editeur
ECLM
Largeur
171
Poids
535
Date de parution
20180216
Nombre de pages
263,00 €
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Cet ouvrage s'adresse aux étudiants de classes préparatoires et de l'université, aux candidats aux CAPES et agrégations de Lettres, ainsi qu'aux professeurs qui pourront y trouver des éléments pour enrichir leurs préparations de cours. Il propose : des commentaires de textes littéraires du XVIe au XXe siècle, complets et entièrement rédigés, une partie méthodologique, des synthèses sur des notions littéraires, un lexique des termes techniques.
Cet ouvrage s'adresse prioritairement aux candidats aux agrégations de Lettres, pour la préparation de l'une des épreuves écrites, mais aussi aux candidats aux CAPES externe et interne de Lettres modernes, pour la préparation de l'épreuve orale de didactique. Les professeurs pourront aussi y trouver des éléments pour enrichir la préparation de leurs cours. Il propose : une partie méthodologique, des sujets et des corrigés complets, entièrement rédigés, un lexique de termes techniques.
Le jour où j'ai découvert ce résultat, j'ai d'abord cru qu'il était bon, il était en fait très mauvais. J'ai ensuite pensé qu'il était faux, il était exact. Je me suis convaincu que ce n'était que passager, c'était parti pour durer". L'annonce de son infertilité masculine est un choc pour l'auteur. Des examens plus poussés montrent qu'il n'est pas stérile, ce qui redonne une lueur d'espoir à Arthur et sa compagne, désireux de fonder une famille. Ce livre retrace les choix de parcours en Assistance Médicale à la Procréation (AMP) qu'ils ont entrepris, leur attente, leurs incertitudes, joies et déconvenues. Jusqu'aux conséquences sociales et psychologiques qui en découlent. Le rêve d'Arthur Bommier est que son témoignage puisse contribuer à lutter contre le tabou de l'infertilité. Pour que cette pathologie, aujourd'hui dans son silence, devienne une réalité à part entière et une composante de notre présent.
Le thé est la boisson la plus consommée au monde après l'eau, mais que savons-nous au juste des réalités sociales et environnementales de la production et du commerce de ces feuilles très prisées ? Moins étudiée que celles du cacao ou du café, cette filière demeure délaissée par les campagnes de plaidoyer et les politiques internationales. Transformée au cours des xixe et xxe siècles par les Européens, notamment les Britanniques, la production de thé dans les principaux pays d'exportation, situés en Asie du Sud et en Afrique de l'Est, repose aujourd'hui encore en grande partie sur un modèle social hérité de leur passé colonial. Quant aux structures commerciales actuelles, elles sont dominées par une poignée de multinationales qui soutiennent majoritairement un modèle de monoculture à faible valeur ajoutée, pour un marché de masse peu regardant sur la qualité. Certains gouvernements s'engagent à faire évoluer les pratiques des plantations et des transformateurs, mais les réponses aux grands enjeux du secteur viendront sans doute davantage des évolutions en cours dans l'organisation des producteurs, de l'adoption de modèles agroforestiers, de la recherche de la qualité, du partage des bonnes pratiques et de nouvelles relations entre producteurs, marques et distributeurs avec une meilleure répartition de la valeur. Autant de pistes à explorer pour un thé enfin équitable et durable.
La publicité joue un rôle déterminant dans la surconsommation et dans la promotion de produits néfastes pour le climat, la planète et la santé publique. C'est pourquoi la communication commerciale nécessite aujourd'hui d'être véritablement régulée afin de ne plus encourager des modes de vie insoutenables. Grenelle de l'environnement, loi pour l'économie circulaire ou loi Climat : pourquoi les initiatives politiques récentes ont-elles toutes échoué à mettre fin au greenwashing et aux stratégies d'obsolescence marketing ? Par ailleurs, quels sont les effets réels des financements publicitaires sur l'industrie des médias en matière d'indépendance et de pluralisme ? En quatre grandes propositions, cet ouvrage montre le chemin d'une politique de régulation de la publicité qui permettra, de manière juste et efficace, de consommer moins et mieux tout en soutenant l'indépendance des médias. Un premier pas dans l'engagement d'une bataille culturelle incontournable pour réussir la transformation écologique, sociale et démocratique qui s'impose.
Si certains problèmes sont difficiles à résoudre parce qu'ils sont complexes, d'autres sont difficiles à résoudre parce qu'ils sont trop simples. La crise climatique est un problème du deuxième genre : pour la résoudre, il suffit d'arrêter de brûler le carbone fossile, c'est-à-dire le pétrole, le gaz et le charbon, ces sources d'énergie qui ont alimenté l'économie mondiale depuis deux siècles. Une grande partie des instruments de la politique du climat ont été créés pour cacher la simplicité désarmante de ce fait, car la politique climatique est aussi une politique de puissance, le carbone fossile alimentant la croissance économique depuis des décennies. En conséquence, les opposants à une politique climatique efficace exercent une grande influence. Or si l'on peut agir sur l'activité économique, on ne peut changer les lois de la nature, et l'on doit de ce fait dessiner un monde avec moins de croissance.
Pour gérer notre planète, il faut se mettre d'accord sur des valeurs communes. S'appuyant sur ce constat, Pierre Calame a formé un réseau constitué de militants du monde entier, afin de produire un texte couvrant l'ensemble des défis communs. La responsabilité s'impose alors comme concept fédérateur, parce qu'il est le corollaire de toute vie en communauté et à ce titre présent, sous des vocables divers, dans toutes les sociétés. Après avoir décrit l'émergence de cette "Déclaration universelle des responsabilités humaines" et ses principes généraux, Pierre Calame s'attache aux conditions de mise en Åuvre d'une telle charte, en passant en revue les trois niveaux de la responsabilité : celui des choix individuels ; celui des normes collectives des milieux sociaux et professionnels ; celui enfin des systèmes juridiques, en montrant comment l'adoption d'une telle Déclaration par l'ONU renouvellerait le droit international en frayant la voie à un "droit commun mondial"