
Comment s'invente la sociologie. Parcours, expériences et pratiques croisés
La sociologie, mode d'emploi. Aimée par des écrivains et des artistes, sollicitée par des journalistes, des militants, des responsables politiques pour comprendre l'actualité, qu'on s'en réclame ou qu'on la critique, comment se pratique cette science sociale qui attire tant l'attention ? Trois sociologues de générations différentes nous ouvrent les portes de leurs laboratoires et nous introduisent à leurs oeuvres. Ils expliquent, en dialoguant entre eux, comment on enquête, comment on écrit, comment on forge des concepts, comment on procède à des comparaisons, quels rapports entretenir avec d'autres disciplines. Ils partagent ainsi leurs méthodes pour analyser des problèmes sociaux à partir de questions sociologiques. Ce livre s'adresse à toutes celles et tous ceux qui s'intéressent à la sociologie et souhaitent savoir comment elle s'élabore.Notes Biographiques : Luc Boltanski, né en 1940, a été, à l'École des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS) le directeur de thèse de Jeanne Lazarus et Arnaud Esquerre. Ces derniers sont membres du Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS), l'une au Centre de sociologie des organisations (CSO) à Sciences Po, l'autre à l'Institut de recherche interdisciplinaire sur les enjeux sociaux (IRIS - CNRS, EHESS, INSERM, USPN).
| EAN | 9782080425386 |
|---|---|
| Titre | Comment s'invente la sociologie. Parcours, expériences et pratiques croisés |
| Auteur | Boltanski Luc ; Esquerre Arnaud ; Lazarus Jeanne |
| Editeur | FLAMMARION |
| Largeur | 154 |
| Poids | 570 |
| Date de parution | 20240117 |
| Nombre de pages | 320,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

De la critique. Précis de sociologie de l'émancipation
Boltanski LucLe rapport que la sociologie entretient avec la critique sociale n'a cessé de hanter cette discipline depuis les origines. La sociologie doit-elle être mise au service d'une critique de la société, ce qui suppose de rendre compatibles description et critique? La critique détourne-t-elle la sociologie de son projet scientifique ou en est-elle la finalité sans laquelle la sociologie ne serait qu'une activité vaine, détachée des préoccupations que nourrissent les personnes en société? Cette question a déterminé les couples d'oppositions fondateurs - entre faits et valeurs, idéologie et science, déterminisme et autonomie, structure et action, approches macro et micro sociales, explication et interprétation, etc. Elle dicte deux des principaux programmes qui aujourd'hui configurent la discipline: la sociologie cri-tique des années 1970, particulièrement dans la forme que lui a donnée, en France, Pierre Bourdieu; la sociologie pragmatique de la critique, développée dans les années 1980-1990. Dans la sociologie critique, la description en termes de rapports de forces met l'accent sur la puissance des mécanismes d'oppression, sur la façon dont les opprimés les subissent passivement, allant, dans leur aliénation, jusqu'à adopter les valeurs, intériorisées sous la forme d'idéologies, qui les asservissent. La sociologie pragmatique décrit les actions d'hommes révoltés mais dotés de raison, porte l'accent sur leur capacité, dans certaines conditions historiques, à se lever contre leur domination, à forger des interprétations nouvelles de la réalité au service d'une activité critique. Luc Boltanski propose ici un cadre permettant d'articuler ces deux approches, apparemment antagoniques - l'une déterministe et réservant le beau rôle à la science éclairante du sociologue, l'autre soucieuse de se tenir au plus près de ce que (lisent et font les personnes. Ce travail d'unification le conduit à réélaborer des notions centrales pour la sociologie comme celles de pratique, d'institution, de critique et, finalement, de "réalité sociale". Il a pour ambition de contribuer au renouvellement actuel des pratiques de l'émancipation.ÉPUISÉVOIR PRODUIT20,20 € -

Enigmes et complots. Une enquête à propos d'enquêtes
Boltanski LucPourquoi, au tournant des XIXe et XXe siècles, observe-t-on tour à tour: le développement du roman policier, dont le coeur est l'enquête, et du roman d'espionnage, qui a pour sujet le complot; l'invention, par la psychiatrie, de la paranoïa, dont l'un des symptômes principaux est la tendance à entreprendre des enquêtes interminables, prolongées jusqu'au délire; l'orientation nouvelle de la science politique qui, se saisissant de la problématique de la paranoïa, la déplace du plan psychique sur le plan social et prend pour objet l'explication des événements historiques par les "théories du complot"; la sociologie, enfin, qui se dote de formes spécifiques de causalité - dites sociales -, pour détermine les entités, individuelles ou collectives, auxquelles peuvent être attribués les événements qui ponctuent la vie des personnes, celle des groupes, ou encore le cours de l'histoire? La raison en est la conjoncture nouvelle que créent de profonds changements dans la façon dont est instaurée la réalité sociale. C'est à l'Etat-nation, tel qu'il se développe à la fin du XIX° siècle, que l'on doit le projet d'organiser et d'unifier la réalité pour une population et sur un territoire. Mais ce projet, proprement démiurgique, se heurte à une pluralité d'obstacles parmi lesquels le développement du capitalisme, qui se joue des frontières nationales, occupe une place centrale. Ainsi la figure du complot focalise des soupçons qui concernent l'exercice du pouvoir: où se trouve réellement le pouvoir et qui le détient, en réalité? Les autorités étatiques, qui sont censées en assumer la charge, ou d'autres instances, agissant dans l'ombre, banquiers, anarchistes, sociétés secrètes, classe dominante, etc.? Ainsi s'échafaudent des ontologies politiques qui tablent sur une réalité doublement distribuée: à une réalité officielle, mais de surface et sans doute illusoire, s'oppose une réalité profonde, cachée, menaçante, officieuse, mais bien plus réelle. Roman policier et roman d'espionnage, paranoïa et sociologie - inventions à peu près concomitantes - sont solidaires d'une façon nouvelle de problématiser la réalité et de travailler les contradictions qui l'habitent. Les aventures du conflit entre ces deux réalités - réalité de surface contre réalité réelle- constitue le fil directeur de l'ouvrage.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER23,90 € -

La souffrance à distance. Morale humanitaire, médias et politique suivi de La présence des absents
Boltanski LucRevue de presse Luc Boltanski est directeur d'études à l'École des hautes études en sciences sociales.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER11,20 € -

L'Amour et la Justice comme compétences. Trois essais de sociologie de l'action
Boltanski LucLa sociologie est une discipline en bouleversement. Son grand bond en avant dans les années soixante à quatre-vingt fut largement porté par la conviction, pour reprendre les termes de Pierre Bourdieu, que « l'individuel, et même le personnel, le subjectif, est social, collectif »: « les agents sociaux sont le produit de l'histoire de tout le champ social et de l'expérience accumulée au cours d'une trajectoire déterminée dans le sous-champ considéré ». Il revenait au sociologue de dévoiler à chacun les forces inconscientes qui le mouvaient en réalité. A l'orée des années 1990, un tournant majeur s'est opéré, notamment grâce à Luc Boltanski. Voilà que désormais les acteurs savent ce qu'ils font, pourquoi et comment. Ils ont des compétences. Au sociologue de les prendre au mot. La justice devient une compétence: elle résulte de la mobilisation de principes et de valeurs de référence par des individus, à leur niveau, afin, sans recours à la violence, d'exprimer un désaccord et d'assurer par un accord nouveau une situation de coexistence avec autrui. Cela suppose que le sociologue prenne en sérieux compte les situations concrètes, les objets communs, l'expression des motifs maîtrisés sur lesquels l'individu appuie la justification de ses revendications. Il en résulta, en sociologie, mais aussi en philosophie politique, en anthropologie, en histoire et en science politique, que l'identité des individus n?était plus singulière ni d'un bloc, mais plurielle, construite largement par l'individu plutôt que définitivement ou essentiellement assignée par la place qu'il occupe dans le champ social. L'ouvrage que nous reprenons de Luc Boltanski a marqué ce tournant: il esquisse les modèles destinés à clarifier les capacités que les personnes mettent en oeuvre lorsqu'elleréclament justice, lorsque, renonçant au calcul et, par conséquent, au recours à la norme, elles se lancent dans des actions gratuites, ou bien au contraire recourent à la force. Autant d'approches qui posent la question de l'injustice et des manoeuvres que chacun entreprend pour obtenir réparation.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER13,90 €
Du même éditeur
-

Le tour de la Grande Bourgogne. Sur les traces des Téméraires
Van Loo BartEN STOCKCOMMANDER35,00 € -

Tout va pour le mieux
Monnier Alain ; Maroger Isabelle4e de couverture : Débordant de certitudes et bardé de diplômes, Benjamin sort d'une grande école de commerce avec tout pour réussir sa vie. Sauf que les lois du marketing ne servent à rien quand il s'agit de séduire Astrid, la fille la plus convoitée du campus. Tout se complique encore pour lui quand, du jour au lendemain, ses parents lui coupent les vivres! Avec l'aide de son coach, Adam Thims, il se lance à la recherche d'un emploi. Du rayon poissonnerie de l'hypermarché voisin aux usines de baskets en Chine, à dos de chameau dans le désert ou dans une chambre d'hôtel avec Astrid, le jeune homme découvre la dure réalité du monde. Si seulement il n'était pas aussi naïf! Dans Tout va pour le mieux!, Alain Monnier transpose les aventures du Candide de Voltaire à notre époque. Le résultat : une description au vitriol de la société contemporaine, doublée d'un récit d'apprentissage désopilant.Notes Biographiques : Après une carrière d'ingénieur, Alain Monnier commence à écrire des romans en 1994. Il est notamment l'auteur de Givrée et de Tout va pour le mieux. Côté jardin a été adapté au cinéma avec Pascal Greggory dans le rôle-titre. Diplômée de l'école Émile Cohl, Isabelle Maroger travaille régulièrement pour la presse et l'édition jeunesse. Elle est notamment l'illustratrice de la série «2 amies pour la vie» chez Flammarion jeunesse. Elle donne également des cours de bandes-dessinées à des enfants de 8 à 15 ans.EN STOCKCOMMANDER5,10 €
De la même catégorie
-

Apocalypse cognitive
Bronner GéraldRésumé : Un bilan des effets et des enjeux de la surcharge informationnelle sur nos esprits.EN STOCKCOMMANDER9,75 € -

La distinction. Librement inspiré du livre de Pierre Bourdieu
Rivière TiphaineUne bande-dessinée géniale qui illustre de manière accessible certaines thèses du regretté sociologue L’exploit que réalise Tiphaine Rivière n’est pas d’adapter ce classique d’une richesse quasi-inépuisable qu’est La Distinction. L’exploit que l’auteure accomplit est bien plus subtil. Il s’agit de nous faire accompagner ses personnages dans l’exploration de l’incroyable lucidité de la peinture parfois ironique que fait Bourdieu du monde social. Faire découvrir au lecteur la sociologie à travers sa compassion envers des adolescents qui vivent son objet dans leur chair est une idée excellente. Excellente et admirablement réalisée puisque cette forme de compassion est celle que seule la bande-dessinée est apte à susciter, dénotant une maîtrise remarquable du médium. RobinEN STOCKCOMMANDER27,95 € -

La démocratie des crédules
Bronner GéraldComment naissent les fake news, les théories du complot, les légendes urbaines ? Quelles personnes sont-elles susceptibles d'y croire ? Dans cet ouvrage regorgeant d'exemples, Gérald Bronner analyse les mécanismes sociologiques, ainsi que les biais cognitifs qui nous mènent à tirer des conclusions hâtives ou erronées, et à persister à y croire. Un ouvrage complet, passionnant et éclairant !EN STOCKCOMMANDER21,00 € -

Le savant et le politique
Weber MaxMax Weber fut un citoyen engagé. Sociologue, juriste, philosophe et enseignant à l'université, Weber s'est aussi illustré par des activités journalistiques. Les deux conférences réunies dans cet ouvrage, "Le métier et la vocation de savant" et "Le métier et la vocation de politique" sont le fruit de cette expérience. Cherchant à distinguer ces deux vocations, l'auteur se demande si le savant doit être politique et surtout si la politique est une science. L'existence même des "sciences dites politiques" paraît, en effet, impliquer que l'acte de gouverner puisse obéir à des règles parfaitement rationnelles. Dès lors, faut-il confier le pouvoir aux savants ? Weber anticipe ici une critique aujourd'hui courante du monde politique, suspecté d'être un repère de technocrates, ayant accédé à leurs fonctions, non pas en raison de leurs qualités de chef mais pour leur compétence technique. "L'homme, en effet, ne pourrait jamais atteindre le possible s'il ne tentait d'abord l'impossible', et cela requiert plus de souffle que de science. "EN STOCKCOMMANDER7,20 €


