Portraits d'Italie. Les Italiens vus par les Français au temps du Baroque (1580-1740)
Bolard Laurent
BELLES LETTRES
28,01 €
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EAN :9782251447636
De ce pays si proche et en même temps si différent, les voyageurs français du XVIe au XVIIIe siècle ont laissé, à travers leurs récits et leur correspondance, de nombreux témoignages. Tous disent avec force la beauté et la magnificence des paysages, des villes et des oeuvres d'art. Mais seuls quelques-uns parlent des habitants, ces Italiens des temps baroques tels qu'ils les ont vus, approchés, fréquentés ; c'est donc à eux que s'attache cet ouvrage. Parce que ce sont les hommes et les portraits qu'ils en brossent, qui rendent si colorés les textes de ces voyageurs. Au-delà des stéréotypes et des préjugés, au-delà des conventions propres à ces récits, une Italie extrêmement vivante naît ainsi sous nos yeux. Des femmes et des hommes à la fois lointains et étonnamment familiers dans leur façon d'être et de vivre, piquent la curiosité des auteurs, qui nous les rapportent dans des narrations où le pittoresque, le trait littéraire et l'humour ne sont jamais absents. La vision globale d'un peuple est restituée, dans ses aspects physiques et son habillement, ses croyances et ses superstitions, comme dans la place si particulière de la femme au sein de la société. Défilent devant nous autant leurs coutumes - parfois bien surprenantes - que leur cuisine et leur langue ou, tout bonnement, leur amour de la vie dans ce qu'elle a de plus intense et de plus léger. Ils sont là, ces Italiens, plus que jamais présents - plus que jamais attachants.
Nombre de pages
288
Date de parution
16/01/2018
Poids
390g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782251447636
Titre
Portraits d'Italie. Les Italiens vus par les Français au temps du Baroque (1580-1740)
Auteur
Bolard Laurent
Editeur
BELLES LETTRES
Largeur
140
Poids
390
Date de parution
20180116
Nombre de pages
288,00 €
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Michelangelo Merisi, dit Caravage, est l'une des figures majeures de l'art occidental. L'une des plus singulières aussi. D'abord par sa peinture qui fascine à travers sa technique, son utilisation dramatique de l'éclairage et de la couleur, et la force d'émotion qui s'en dégage. Ensuite par sa vie tumultueuse et sa personnalité hors du commun, dans cette période si tourmentée de la Réforme catholique et de la naissance de l'art baroque. Né à Milan dans une famille originaire de Caravaggio, liée à la prestigieuse dynastie des Sforza-Colonna, Caravage y travailla quatre ans au service de Simone Peterzano puis partit pour Rome où il fut engagé dans l'atelier du Cavalier d'Arpin. Grâce au cardinal del Monte, qui lui acheta ses premières toiles et l'hébergea dans son palais, il devint l'un des peintres les plus convoités de la Ville Eternelle. Mais cet homme fut aussi célèbre pour ses démêlés avec la justice. Son goût pour les nuits de Rome l'amena à en fréquenter les bas-fonds, avec la violence que cela impliquait. Plusieurs fois emprisonné, il dut s'exiler à Naples en 1606 après avoir commis un meurtre. Laurent Bolard nous raconte cette vie pittoresque et tourmentée, éminemment romanesque. Il s'attache à suivre pas à pas le parcours chaotique de l'artiste dans ses différents lieux de séjour et d'exil - Milan, Rome, Naples, Malte, la Sicile - et propose une passionnante lecture des peintures à travers les hypothèses et les analyses les plus récentes.
Résumé : Lovée dans le décor magique de sa baie pourtant hantée par la silhouette du Vésuve, Naples a déployé sa magnificence et déroulé son histoire multiséculaire. Depuis sa fondation au viiie siècle avant Jésus-Christ, elle peut s'enorgueillir d'être l'une des métropoles les plus anciennes du monde et l'une des plus originales, ne laissant personne indifférent, déchaînant des passions furieuses. De l'aube des temps au xxie siècle, ce livre retrace les presque trois millénaires d'une histoire aussi prodigieuse que tourmentée. Une histoire d'une rare complexité, qui égale celle des plus grandes nations européennes. Mais Naples, c'est d'abord et avant tout un peuple. Turbulent et passionné, doué d'une singulière vitalité, il épouse et incarne sa ville en constante métamorphose. Laurent Bolard en suit les instants de bonheur ineffable comme les plus cruelles tragédies, sans rien négliger des ombres et des lumières, telles ces peintures baroques que les Napolitains ont tant aimées. Naples, une ville qui se dit, qui s'écrit, qui se crie. Historien, Laurent Bolard est docteur en histoire de l'art de l'université Paris IV-Sorbonne. Spécialiste de l'Italie renaissante et moderne, il est l'auteur de Caravage (Fayard, 2010), d'un Voyage des peintres en Italie au xviie siècle (Belles Lettres, 2012) ainsi que des Portraits d'Italie. Les Italiens vus par les Français au temps du baroque (Belles Lettres, 2018).
Résumé : Au XVIIe siecle, le voyage en Italie n'est pas encore pour les artistes l'institution qu'il deviendra par la suite. Il est le rêve d'un apprentissage, d'une jeunesse, parfois de toute une vie. Il est une référence, une nécessité pour qui veut se former, pour qui désire se faire un nom dans son pays. II est une fascination pour des terres qui ont vu fleurir la civilisation romaine et s'épanouir la Renaissance. Il reste toujours une aventure, une source d'émerveillement. Ce livre suit les peintres pas à pas, sur des itinéraires toujours riches de surprises et d'enseignements. Il décrit leurs conditions de voyages, celles de leur hébergement. II évoque leurs amitiés et leurs souffrances, leurs amours, aussi, quelquefois leur mort. Il s'attache à leurs activités quotidiennes, ces joies et ces peines qui font du séjour italien un paradis, plus rarement un enfer. II dit leur métier de peintre, analyse leur pratique professionnelle, singulièrement à Rome. De ces voyages, de ces séjours qui quelquefois se sont prolongés une vie entière, les artistes ont laissé des traces artistiques, souvent sous la forme de vedute, ces vues de villes, ces paysages qui nous restituent l'Italie du temps. Ces oeuvres nous disent ce que les peintres ont vu, nous disent leur goût, celui du siècle, mais aussi, avec passion et poésie, leur sensibilité, leur amour de l'Italie.
Est-ce un hasard si en latin Roma, à l?envers, se lit Amor ? Non, bien sûr : comment pourrait-il en être autrement ? Pendant des siècles sinon des millénaires ont convergé vers elle tous les désirs et tous les songes de l?humanité, laquelle, sans Rome, ne serait pas ce qu?elle est. Combien de villes peuvent se vanter d?avoir exercé une telle influence au cours de l?Histoire ?Rome ! Le nom seul aujourd?hui encore fait rêver. Comme il a fait rêver des myriades d?artistes et d?écrivains qui sans cesse l?ont décrite ou peinte et toujours avec passion, cette passion dont cet ouvrage se veut le reflet. Comme il se veut le reflet de l?incroyable diversité des représentations et des évocations de la ville : ses ruines et ses ciels, ses jardins et ses ruelles, ses églises, ses palais, sa lumière à nulle autre pareille, et bien sûr sa population, toujours extraordinairement vivante?C?est à tout cela que, en compagnie des peintres et des écrivains, ce livre vous convie, arpenter Rome, la Ville Éternelle, mais aussi la plus belle ville du monde.
Résumé : "Une enfance pieuse, studieuse, où déjà, comme un mot d'Hadrien en témoigne, se révèle le trait spécifique du caractère, l'entière sincérité ; une jeunesse chaste, de bonne heure associée aux responsabilités du gouvernement, sans que les soucis et les charges portent aucune atteinte à la spontanéité ou à l'intensité de la vie intérieure ; l'âge mûr et la vieillesse voués sans réserve au service de l'Etat et aux intérêts de l'humanité, en un temps où les difficultés furent rudes et qui connut même des dangers graves ; enfin, laissé après soi et parvenu jusqu'à nous, un petit livre, quelques feuillets, mais si pleins, où survit et transparaît une âme aussi haute que pure, tel fut le destin de Marc-Aurèle, destin privilégié, auquel semblent avoir également collaboré - comme pour justifier les dogmes de l'école à laquelle l'empereur philosophe a adhéré si fermement - la raison souveraine qui distribue son lot à chacun et la volonté éclairée de l'homme à qui ce lot était échu." Aimé Puech, extrait de l'introduction (1947).