Anselme Boix-Vives. Monographie et catalogue raisonné Volume 1 (1962-1964)
Boix-Vives Valérie ; Sainsaulieu Marie-Caroline
DIFFERENCE
121,70 €
Epuisé
EAN :9782729114800
Cinquième d'une famille de neuf enfants, Anselme Boix-Vives est né le 3 janvier 1899 au Mas de Ferras à Herbeset, province de Castellon de la Plana, Espagne. Enfant, il ne fréquente aucune école, n'apprend ni à lire ni à écrire. Avec ses frères, il garde les moutons avant d'émigrer en France à l'âge de 18 ans, où la vie offrait de meilleures chances. Arrivé à en Savoie en décembre 1917, travailleur infatigable, il devient vite son propre patron et s'installe à Moûtiers en 1928, où il ouvre son magasin de primeurs. En marge de son travail, ses pensées d'humaniste bienfaiteur, son rejet des armes et de la guerre le conduisent à imaginer un monde idéal, où notre planète serait un éden pour tous. Son premier manifeste paru en 1955, " Union mondiale, le seul moyen de sauver la civilisation ", annonce déjà la couleur de ses visions paradisiaques. Son optimisme le pousse à proposer ses écrits à tous les Grands de ce monde. En vain ; il ne sera écouté de personne. À la veille de sa retraite, à l'invitation de son fils Michel, il va peindre et vivre magistralement les dernières années de sa vie. " Comme ma femme était très fatiguée, mon fils me proposa, afin de rester auprès d'elle, de faire de la peinture ; j'essayais, je n'avais jamais fait cela. Certains disent que ma peinture est lunaire et naïve. Moi je pense que, lorsque j'étais berger, je couchais dehors et je regardais la lune. J'imaginais qu'elle était peuplée de gens ressemblant à ma peinture ", expliquait-il. C'est en juillet 1962 qu'Anselme Boix-Vives entre en peinture, libérant d'un seul coup le réservoir somptueux de son imaginaire. Trois mois de peinture plus tard, en octobre 1962, il accroche une cinquantaine de gouaches dans son épicerie de Moûtiers. En mars 1964, Anselme Boix-Vives expose pour la première fois à Paris, Galerie Denise Breteau ; deux mois plus tard, il est à la Kunsthalle de Berne et termine l'année à la Galerie Charpentier, dans le groupe des Primitifs d'aujourd'hui. Visionnaire prophétique et inspiré, Anselme Boix-Vives est, de toute évidence, l'un des artistes majeurs de l'Art Brut. Son art singulier et novateur est un art d'instinct. Aucune Académie n'a guidé son pinceau, il peint avec naturel tous les cartons qui lui tombent sous la main. Livré à sa seule spontanéité, il invente, peignant et dépeignant sans relâche sa société universelle où se côtoient avec bonheur rois et reines, papes, missionnaires et apôtres, hommes politiques, travailleurs et patrons, lunaires ou martiens, tous entourés de fleurs et d'animaux, à travers des harmonies dynamiques de couleurs qui témoignent d'une vitalité hors du commun. En sept années de création intense d'une ?uvre riche de plus de 2400 peintures ou dessins, l'artiste nous lègue sa vision du monde, transposition primitive et généreuse de son " Plan de paix ", rédigé en quatre manifestes sincères et utopistes entre 1955 et 1961. Au terme d'une existence accomplie, Anselme Boix-Vives meurt le 24 août 1969 à Grenoble, convaincu d'avoir bâti, jour après jour, sans artifice ni repentirs, son paradis sur Terre.
Nombre de pages
552
Date de parution
07/06/2003
Poids
3 962g
Largeur
255mm
Plus d'informations
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EAN
9782729114800
Titre
Anselme Boix-Vives. Monographie et catalogue raisonné Volume 1 (1962-1964)
Auteur
Boix-Vives Valérie ; Sainsaulieu Marie-Caroline
Editeur
DIFFERENCE
Largeur
255
Poids
3962
Date de parution
20030607
Nombre de pages
552,00 €
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Epuisé
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Les chroniques d'un capitaine d'industrie hors pair qui, en cinquante ans, a élevé le Groupe Rossignol au rang de n°1 mondial du ski. Lorsqu'en 1956, par l'entremise du champion Émile Allais, Laurent Boix-Vives achetait à la famille Rossignol son usine iséroise, celle-ci fabriquait 8000 paires de skis par an. En 2004, Rossignol fêtait avec faste la production de sa cinquante millionième paire, et les ventes annuelles avaient dépassé 4 millions de paires ! L'année suivante, le groupe, devenu un fleuron de l'industrie française, allait pouvoir entamer une nouvelle phase de son existence sans son patron emblématique. À 80 ans passés, Laurent Boix-Vives évoque aujourd'hui dans un beau livre richement illustré ces cinquante années consacrées à Rossignol. Cinquante ans de passion, d'innovation et de compétition. Cinquante ans d'histoire du ski et d'évolution de l'économie mondiale, deux domaines dans lesquels Laurent Boix-Vives a laissé une marque exemplaire. Laurent Boix-Vives, économiste éclairé, a compté parmi les grands patrons français. Notons, entre autres, qu'il a présidé plusieurs années aux destinées de l'Institut de prévisions économiques et de développement des entreprises (IPECODE). Ce Savoyard, né à Brides-les-Bains puis élevé à Moûtiers, avait construit une première remontée mécanique à Moriond dès 1952, puis quelques dizaines d'autres appartenant aujourd'hui au domaine skiable des Trois Vallées. C'est à Courchevel 1850 qu'avec son épouse Janine, Laurent Boix-Vives a fait construire l'hôtel cinq étoiles Le Strato, inauguré fin 2009. Après soixante et un an de mariage, ils baptisaient ce nouveau " rêve " du nom du ski mythique, le premier fabriqué en fibre de verre en 1964, et qui a marqué le développement international de Rossignol.
Biographie de l'auteur Après avoir "globe-trotté" pour rapporter des impressions de nature et de grands espaces, et les exceptions de ceux qui y ont attaché leur vie, Hélène Armand noue avec les Alpes des liens privilégiés. Les beaux-livres qu'elle a signés, tels que Chalets, Villages, ou Divas en herbe, sont les suites logiques de ses pérégrinations montagnardes. Longtemps elle prête sa plume à des sportifs, aventuriers, industriels, etc., qui désirent transmettre leur expérience. Puis elle se décide à écrire un premier roman, Dans les bras du Mékong (Editions du Rocher), qui reçoit le Prix national de littérature du Lions' Club 2010. Son dernier roman, Le Diable est un enfant (Editions du Mont-Blanc), puise son inspiration dans la vie de l'alpiniste Catherine Destivelle. En tout exercice d'écriture, elle conserve le goût de faire partager l'action et ses acteurs, les paysages et les décors. Jean André Charial est jeune diplômé d'HEC quand il rejoint l'Oustau de Baumanière. C'est alors seulement que la cuisine s'impose à lui comme une passion et une profession. Avec son épouse Geneviève, il développera les Maisons de Baumanière. Après La Cabro d'or, Relais &Châteaux et table étoilée au guide Michelin, sont créés La Place, bistrot de Mausanne-les-Alpilles, le restaurant Le Prieuré à Villeneuve-lès-Avignon, le Spa Baumanière, et enfin le restaurant de l'hôtel Le Strato à Courchevel, créé par madame et monsieur Boix-Vives. Le vin est une autre passion, qui a conduit Jean-André Charial à élever en biodynamie sa propre production, "L'Affectif", au sein du Domaine de Lauzière. Jean-Claude Ribaut est architecte D.P.L.G. Il a fait ses premières armes journalistique dans Combat, et participé à la création d'un magazine d'architecture qu'il a dirigé jusqu'en 1996. Sa première chronique gastronomique est parue en 1980, sous le pseudonyme Acratos (celui qui ne met pas d'eau dans son vin). Collaborateur du journal Le Monde partir de 1989, il y a longtemps signé une chronique consacrée à la table et au vin. Son propos est de solliciter la curiosité du lecteur en renouvelant les approches - culturelles, littéraires, historiques, sociales - sans jamais perdre de vue l'indispensable gourmandise. Il a collaboré à plusieurs livres, dont Terroir parisien, avec le chef Yannick Aliéna (Laymon, 2010) et Oustau de Baumanière (Glénat, 2013).
Inventeur génial, Jakob Shrade crée des êtres mécaniques prodigieusement réalistes. Ses figurines sont exposées dans un immense labyrinthe, le Jardin des Automates, et parfois vendues à de riches collectionneurs. Mais voici que les automates de Shrade disparaissent, comme doués de vie. Quelqu'un percera-t-il l'énigme de ces automates plus vrais que nature...
Robny, le ??sans domicile fixe'' comme l'on dit à présent, est un de ces marginaux qui traînent de ville en ville passant d'un petit boulot plus ou moins légal à un autre. Une épave ? Pas vraiment, plutôt un philosophe au regard acéré, mais bienveillant. En tentant de survivre, il comprend les faiblesses de ses congénères et dévoile petit à petit sa fêlure intime, les raisons de son errance...
Chef-d'?uvre inachevé, à classer entre le Manuscrit trouvé à Saragosse et Les 120 Journées de Sodome, Le Grand Romande Ladislav Klima, écrit entre 1907 et 1915 et fort maltraité par l'histoire, a été découvert par le public français en 1991, cinq ans avant sa première édition intégrale en Tchéquie. La réédition que nous proposons aujourd'hui dans le cadre des ?uvres complètes de Klima ajoute au texte, devenu introuvable, un apparat critique qui éclaire tout ensemble les racines philosophico-fantasmatiques, la double naissance, la mort programmée et la résurrection des membra disjecta de cette superbe folie, " non plus ultra d'immoralité, de malfaisance et d'extravagance ", qui remplit une lacune de taille dans la révolution du roman moderne communément associée aux noms plus connus de l'Autriche-Hongrie finissante. " Grand ", dit le titre. " Hénaurme ", comme dirait l'autre. Entre le roman noir, le fantasme nu, la féerie et l'exercice pratique de métaphysique appliquée, entre les enfers et les " surmondes ", l'Italie, l'Inde et les déserts d'Arabie, le romantisme échevelé et un picaresque teinté de scatologie, la fresque férocement irréaliste et gaiement anachronique n'obéit qu'à sa propre démesure, touchant à tout, depuis les réincarnations successives de la Vierge jusqu'à l'aménagement sanitaire de la drôle de machine volante inventée, semble-t-il, par l'empereur Guillaume Ier. Au lecteur de se laisser emporter, à ses risques et périls, par l'irrépressible surenchère de l'imaginaire, dans un mouvement de progression à l'infini, ponctué d'abîmes.
Rabindranath Thakur dit Tagore (1861-1941). Né à Calcutta dans une famille de lettrés opposés au système des castes, Tagore devient célèbre à seize ans en rédigeant une oeuvre qu'il fait passer pour celle d'un poète indien du XVIIe siècle. Il écrit aussi la première nouvelle en langue bengalie. Après des études de droit en Angleterre, il revient au Bengale en 1880. Infatigable voyageur, engagé en faveur de l'indépendance de l'Inde et d'un changement de la condition des femmes, il reçoit en 1913 le prix Nobel de Littérature qui assoit durablement son oeuvre parmi les plus importantes de la littérature mondiale. Ayant touché à tous les genres (poésie, romans, théâtre, musique et même peinture) c'est néanmoins sa poésie qui fit l'admiration de André Gide, Maurice Maeterlinck, Pierre Jean Jouve, Henri Bergson, Thomas Mann, Bernard Shaw et de beaucoup d'autres. La poésie est la première parole. Mythes, épopées, oracles, voix des mystères et des mystiques, puis de l'amour, de l'indignation, de la révolte, de l'espoir ou de l'humour, de la vie quotidienne et de la solitude. Introuvables ou retraduites, classiques ou contemporaines, familières ou méconnues, ce sont ces voix innombrables que la collection Orphée souhaite faire entendre parce que plus que jamais elles sont nôtres.