L'âghâ khan et les Khojah. Islam chiite et dynamiques sociales dans le sous-continent indien (1843-1
Boivin Michel
KARTHALA
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EAN :9782811109585
Le sous-continent indien réunit la plus importante communauté musulmane du monde. Majoritaires au Pakistan et au Bangladesh, les musulmans forment également la deuxième communauté religieuse de l'Inde. Entre le milieu du XIXe et la fin du XXe siècle, ils ont été soumis aux profonds bouleversements que la région a connus : la colonisation britannique, le développement des nationalismes et, enfin, l'indépendance avec la partition de l'empire des Indes. Cet ouvrage analyse comment les Khojah, un groupe de musulmans chiites ismaéliens, ont fait face à ces défis majeurs. Majoritairement établis dans le Sindh, aujourd'hui situé au Pakistan, les Khojah étaient répartis en un ensemble disparate de castes, jusqu'à l'arrivée en 1843 d'un chef religieux, l'imâm des chiites ismaéliens, connu sous le nom d'âghâ khân. La majorité des Khojah accepta l'autorité de l'âghâ khân. Après avoir subi des défections en leur sein, surtout des conversions au chiisme duodécimain, ils formèrent une communauté à peu près homogène. Dominés par des groupes de marchands, les Khojah surent largement profiter de l'essor économique impulsé à Karachi par les Britanniques. Sur le plan religieux, leur identité était ouverte aux autres traditions religieuses, jusqu'à en intégrer certains éléments. En 1947, la création du Pakistan, un État créé pour les musulmans des Indes, remit en cause cet équilibre. D'autant que dix ans plus tard disparaissait le troisième âghâ khân, Sultân Muhammad Shâh (1877-1957), qui avait été imâm pendant plus de soixante-dix ans. Face à l'islamisation progressive des lois au Pakistan, les Khojah durent réadapter leur tradition religieuse pour être plus en phase avec la nouvelle norme islamique. Simultanément, le nouvel âghâ khân, Shâh Karîm, mit en oeuvre un processus de globalisation pour intégrer toutes les composantes de ses fidèles, y compris ceux des pays arabes ou d'Asie centrale. Et malgré la radicalisation islamique que connaît aujourd'hui le Pakistan, les Khojah demeurent une communauté puissante et respectée, mais en même temps fragile. Ce livre montre comment l'islam peut s'adapter aux cultures locales et, inversement, comment un groupe particulier peut assimiler les nouvelles interprétations de l'islam. Michel Boivin est historien et ethnologue, directeur de recherche au CNRS, affilié au Centre d'études de l'Inde et de l'Asie du Sud à l'EHESS. Il enseigne à Sciences Po Lyon ainsi qu'à l'Université catholique de Lyon. Ses travaux portent sur les musulmans du sous-continent indien, du XIXe siècle jusqu'à nos jours. Après avoir consacré plusieurs années de recherche aux ismaéliens, il étudie à présent la culture soufie dans le même contexte historique et géographique.
Nombre de pages
360
Date de parution
16/09/2013
Poids
570g
Largeur
160mm
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EAN
9782811109585
Auteur
Boivin Michel
Editeur
KARTHALA
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20130916
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Résumé : En ce début de troisième millénaire, l'Inde, l'une des plus anciennes civilisations du monde, a largement passé le milliard d'habitants. Elle est également le seul pays émergent régi, sans interruption depuis son indépendance en 1947, par une démocratie laïque. Quel avenir peut-on espérer pour ce sous-continent, aussi puissant qu'il paraît parfois fragile ? Cet ouvrage en retrace l'histoire, depuis ses origines préhistoriques jusqu?à la formation d'une république indépendante, exemple unique au monde de la construction progressive d'une identité politique distincte du modèle de l'Etat-nation.
En ce début de troisième millénaire, l'Inde, l'une des plus anciennes civilisations du monde, a largement passé le milliard d'habitants. Elle est également le seul pays du Tiers Monde régi, sans interruption depuis son indépendance en 1947, par une démocratie laïque. Quel avenir peut-on espérer pour ce sous-continent, aussi puissant qu'il paraît parfois fragile ? Michel Boivin en retrace l'histoire, depuis ses origines préhistoriques jusqu'à la formation d'une république indépendante, exemple unique au monde de la construction progressive d'une identité politique distincte du modèle de l'Etat-nation.
A la croisée de la psychanalyse et de l'anthropologie, cet ouvrage propose une lecture structurale de l'histoire ottomane et républicaine de la Turquie. D'Osman à Kemal, de la chute de Constantinople au mouvement protestataire du parc de Gezi (2013), sont retracées les transformations du "discours" social organisé par quatre places qu'occupent différentiellement le sultan, l'Etat, les assujettis et le territoire. Au "discours d'Empire" des premiers Ottomans succède au XVIIe siècle un "discours d'en pire" dont émerge, au XIXe siècle, celui "de la paranoïa" à la logique génocidaire. De cette matrice naît celui de la République, toujours actuel depuis cent ans : le "discours de l'hainamoration" dont Erdo?an est depuis vingt ans le sujet principal. Ces transformations successives ont pour enjeu, avec une étrange constance, le champ de l'altérité : le lieu de la différence.
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