Loin des représentations figées et naturalisées d'un Moyen-Orient perçu comme immobile et conservateur, cet ouvrage explore les dynamiques contemporaines des rapports et identifications de genre à partir d'enquêtes de terrain menées à Istanbul, Téhéran, Beyrouth, Abou Dhabi, Londres et Yiwu (Chine). Ces recherches éclairent les pratiques ordinaires, les luttes discrètes et les reconfigurations identitaires à l'oeuvre dans des espaces aussi divers que les parcs, marchés, centres commerciaux, camps de réfugiés ou boutiques de fripes. Par une approche pluridisciplinaire, l'ouvrage interroge les transformations en cours dans des métropoles en pleine effervescence et propose un regard renouvelé sur une région en mouvement et en crise. Il invite à comprendre - au prisme du genre et au plus près du quotidien - les tensions, dynamiques et espoirs qui traversent les sociétés urbaines moyen-orientales.
Dans un Proche-Orient depuis longtemps traversé par de fortes tensions et où la guerre est plus que jamais présente, populations civiles, institutions et gouvernants doivent s'adapter à un quotidien fait en partie de violence et d'incertitude. Ce dossier se propose d'aborder la question du "quotidien économique" dans ce contexte régional particulier à travers quatre contributions portant sur le Liban, la Syrie et la bande de Gaza. La problématique de l'économie dans la guerre s'articule ici avec le débat relatif aux possibilités d'adaptation, de normalisation et de routinisation dans les situations de conflit. Plus précisément, les auteurs interrogent la transformation, la résilience et l'autonomisation de sociétés vivant de graves crises politiques, et analysent la façon dont leurs pratiques économiques quotidiennes sont affectées directement ou indirectement par la guerre.
Le 3e millénaire a vu naître une véritable révolution numérique qui permet en matière d'éducation de faire mieux, de faire autrement, de préparer à de nouvelles compétences. Désormais, l'e-éducation doit acquérir ses lettes de noblesse et l'organisation complète de la sphère éducative doit être modifiée. Au-delà des questions politiques, l'ouvrage montre que les solutions viennent souvent des pays en voie de développement qui, au travers d'expériences originales, ont su se saisir des possibilités nouvelles.
Les vraies vacances, c'est partir " " Les Français ont plus de vacances que leurs voisins " " Les vacances suscitent de véritables exodes " " Avec les 35 heures, l'industrie touristique explose " " Les Français sont casaniers " " Les touristes ne voyages qu'en groupe "... Issues de la tradition ou de l'air du temps, mêlant souvent vrai et faux, les idées reçues sont dans toutes les têtes. L'auteur les prend pour point de départ et apporte ici un éclairage distancié et approfondi sur ce que l'on sait ou croit savoir. Jean-Didier urbain, docteur en anthropologie sociale et culturelle, est expert à l'Observatoire national du tourisme et directeur scientifique à la DATAR. À travers l'histoire et l'évolution du temps libre, il analyse différentes pratiques vacancières, du tourisme à la villégiature, de la trêve estivale aux 35 heures.
Les discriminations, c'est avant tout une affaire de préjugés...", "La lutte contre les discriminations est un héritage anglo-saxon", "La République est juste dans ses principes mais inégalitaire dans ses pratiques", "La diversité améliore la performance des équipes", "Une seule solution, la discrimination positive"...
A l'instar du ninja et du samurai, le yakuza fait partie des figures imposées de la culture et de la société japonaise. Largement représenté dans la littérature et le cinéma, couvert de tatouages, phalange coupée, langage rude et violence soudaine, il fascine et interroge : comment cette structure archaïque et quasi féodale peut-elle perdurer dans un Japon démocratique, industrialisé et technologique ? Pour comprendre et éviter le piège de l'essentialisation et du culturalisme, une comparaison avec d'autres pays, notamment la mafia née en Sicile, permet de dégager des éléments communs, mais aussi de mettre à jour la spécificité de la pègre japonaise : sa proximité avec l'extrême-droite, dans l'idéologie comme dans l'action. S'appuyant sur un méticuleux travail de recherche et une analyse originale, Philippe Pelletier démontre ainsi comment les yakuza sont nés à un moment donné, en un lieu donné, en réponse à une demande politique qui interroge in fine sur deux éléments : la nature réelle de la démocratie japonaise et le rôle d'une figure tout aussi emblématique que le yakuza, celle de l'empereur.
Divert Nicolas ; Lescure Emmanuel de ; Quenson Emm
Concernant aujourd'hui près de la moitié de la population active, le recours à la formation continue n'a cessé de croître depuis une cinquantaine d'années. Présentée comme un bien commun uniformément désirable qui doit permettre à chacun·e d'acquérir les compétences sécurisant sa situation sur le marché du travail, la formation continue est-elle en mesure de produire les effets que l'on attend d'elle ? Mobilisant les travaux les plus récents de chercheur·ses en sciences de l'éducation, sociologie, économie, droit ou encore psychologie sociale, cet ouvrage déconstruit les nombreuses idées reçues qui entourent la formation continue, son organisation et son financement, et montrent que la réalité est bien plus nuancée que cette vision consensuelle. Ont contribué à cet ouvrage : Catherine Agulhon, Karine Briard, Guy Brucy, Pascal Caillaud, Sylvia Faure, Tom Goldman, Christophe Guitton, Françoise F. Laot, Florence Lefresne, Fabienne Maillard, Manuella Roupnel-Fuentes, Frédéric Séchaud, Stéphanie Tralongo, Anne-Lise Ulmann, Eléonore Vrillon.