LIAISON ET LIAISONS DANS LES LETTRES DE DIDEROT A SOPHIE VOLLAND.
BOILLEAU ANNE-MARIE
CHAMPION
86,00 €
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EAN :9782745300478
L?« homme au contretemps », un amateur de causeries à bâtons rompus qui, finalement, ne sut jamais faire un livre, voilà Diderot tel qu'on se l'est représenté jusqu'à l'époque d'Émile Faguet, et peut-être aujourd'hui encore. Les Lettres à Sophie Volland révèlent un tout autre aspect de l'homme, de l'artiste et du philosophe. La liaison est omniprésente dans ce texte où Diderot témoigne, malgré les « pas glissants », d'une belle fidélité à sa maîtresse. Figure centrale et unificatrice, incarnation du mythe de l'amour vertueux qui fit rêver le XVIIIe siècle, Louise Henriette Volland, dite « Sophie » , a d'abord été un guide dans la quête du bonheur. Forme hybride mêlant tous les sujets, tous les styles et tous les tons - causerie, gazette, histoire véritable, conte, roman-, la correspondance de Diderot nous invite à réviser les frontières entre les genres mais sans jamais sacrifier l'unité profonde des « chaînons imperceptibles ». Enfin, ces lettres que Proust tenait pour le « chef-d??uvre de Diderot » permettent de réparer l'injustice stylistique qui lui a trop longtemps été faite. Loin de n'avoir illustré que le trop fameux « style coupé » et la prose d'idées, en effet, Diderot doit au contraire trouver sa place au premier plan parmi les promoteurs de la prose poétique, au même titre que Bossuet, Fénelon, Rousseau ou Chateaubriand.
Date de parution
27/09/1999
Poids
915g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782745300478
Titre
LIAISON ET LIAISONS DANS LES LETTRES DE DIDEROT A SOPHIE VOLLAND.
ISBN
2745300474
Auteur
BOILLEAU ANNE-MARIE
Editeur
CHAMPION
Largeur
160
Poids
915
Date de parution
19990927
Disponibilité
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Agôn, c'est la lutte, le concours, la rivalité dans tous les domaines, l'opposition. Mais aussi le lien qui unit les adversaires. Agôn, c'est encore la gratuité, le combat pour la gloire, c'est à dire pour rien. Du point de vue agonistique, être humain signifie simplement refuser de se soumettre à quoi que ce soit, d'abdiquer devant l'autre comme devant la nécessité. En Agôn, pour conjurer la domination, les combattants rivalisent, en face-à-face, avec tout ce qui prétend s'imposer. Des fastes de l'Agôn immémorial, seul le sport témoigne aujourd'hui. C'est que loin de constituer une invention récente, comme on nous le dit partout, il atteste de la persistance d'un universel anthropologique dont il serait bon que nous acceptions de nous souvenir si nous voulons comprendre quelque chose aux explosions qui touchent les banlieues et à l'éclatement des Etats qui semblaient hier encore indestructibles. Selon laquelle, parce qu'il est placé au milieu du cercle formé par les rivaux, le pouvoir est inappropriable est inoccupable. Dans ce livre, qui surprend parce qu'il échappe à tous les genres constitués, l'auteur nous entraîne dans un voyage en Agôn. Etrange Odyssée au cours de laquelle on rencontre, sur des ilôts agonistiques battus par les flots de la pensée rationnelle, des guerriers ossètes et des loubards de banlieue, Achille et Cantonna, Héraclite et Bourdieu, Socrate et Mauss, Platon et Cassius Clay.