Cela fait des années que Lucy rend visite chaque été à sa soeur Miriam. Et puis, un jour, tout s?arrête. L?invitation ne tient plus. Est-ce à cause des étranges jeux de mots dont Lucy ponctue ses conversations? Ou à cause des accidents qui surviennent immanquablement lors de ses séjours? Randy Bradley, l?ancien compagnon de Miriam, pourrait sans doute dénouer la situation, mais, malheureusement, il a été remplacé par un autre. À la lecture de la lettre de protestation que Lucy écrit, nous suivons le cheminement tortueux de ses pensées dérangées. Cette invitée bienveillante mais bien pénible, aussi attentionnée qu?elle est tourmentée, précieuse et naïve, se fait balloter au vent mauvais de tensions familiales refoulées.
Il s´agit ici d´une édition critique de l´Autoportrait dans un miroir convexe qui révèle John Ashbery au grand public en 1975 : le livre reçoit simultanément les trois plus prestigieux prix littéraires américains, le Pulitzer Prize for Poetry, le National Book Award for Poetry et le National Book Critics Circle Award for Poetry. L´Autoportrait dans un miroir convexe tire son nom d´un long poème, méditation métaphysique de l´auteur sur l´autoportrait réalisé en 1524 par le peintre italien Parmigianino. Il s´agit, comme dans les autres poèmes du livre, d´une partie de cache-cache du poète avec ses images, ses ombres et ses formes. Ce jeu sérieux et drôle mène parfois, au détour d´un vers, au sourire mélancolique du poète qui invite le lecteur à se regarder lui aussi dans le miroir du poème. Cette nouvelle traduction est suivie d´essais d´écrivains et universitaires qui ont côtoyé John Ashbery et ont contribué à le faire connaître en France.