Dans les hauteurs ombrageuses alpines, une famille modeste vit au rythme des saisons et du silence des cimes. Leurs enfants grandissent loin du bruit du monde ? parmi eux, un garçon gracieux et mystérieux qui semble appartenir davantage à la forêt qu'aux hommes. Un soir, il part se promener. Il ne reviendra pas. Alors que la mère entame un pèlerinage solitaire vers la cabane familiale, les souvenirs et vérités enfouies commencent à affleurer. Derrière le visage lisse d'une communauté de montagne se cache la violence d'une intolérance sourde. Le quatrième roman de Fabienne Bogádi est bien plus qu'une enquêteâ??: c'est un réquisitoire contre un monde qui a oublié le vivant. Une oeuvre à la langue ciselée, portée par une douleur digne et un cri lancinant ? qu'avons-nous fait de ce qui nous était le plus précieuxâ??...
Nombre de pages
120
Date de parution
26/11/2026
Poids
200g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782889780501
ISBN
2889780503
Auteur
Bogadi Fabienne
Editeur
LA VEILLEUSE
Largeur
140
Date de parution
20261126
Nombre de pages
120,00 €
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Sous le joug d'une mère envahissante, une jeune personne autiste passe ses journées à la recherche du 52e nombre parfait, jusqu'au jour où surgit, sur son écran d'ordinateur, une cathédrale extraordinaire à dix-huit flèches, qui se découpent sur un ciel bleu. Cette image marque le début d'un voyage onirique, initiatique et violent, à travers une ville qui se matérialise sous ses pas. Au rythme du hasard et d'une liberté sans cesse à conquérir, «La saveur du vent» évoque le pouvoir de l'art sur l'esprit et la quête fiévreuse, pour une personne différente, de vouloir simplement vivre le monde. Ce roman surréaliste défend, par la puissance sans limite du songe, la beauté, la singularité, ainsi que le droit fondamental d'être soi-même.
Ce livre analyse l'étroite relation que la République entretient avec la peur depuis ses origines antiques jusqu'à nos jours. Quel rôle les peurs ont-elles joué dans l'élaboration et la construction de la République ? Constituent-elles un obstacle ou un moteur à l'édification de ses valeurs et de ses pratiques ? Comment sont-elles produites, contrôlées ou instrumentalisées ...Publié avec le soutien de l'IUF et du CHEC.
Pendant quatre ans, Sabrina Paladino a exploré l'univers du travail du sexe volontaire en Suisse. Entre documentaire et fiction, cette enquête littéraire examine les questions du corps, de l'intime et du désir. Qui sont ces femmes choisissant la prostitutionâ??? Comment vivent-elles leur rapport au corps et à l'intimitéâ??? En s'appuyant sur les archives de Grisélidis Réal ? écrivaine, artiste peintre et travailleuse du sexe suisse ? ainsi que sur ses propres expériences, l'autrice nous transporte avec délicatesse dans un monde méconnu où les préjugés s'effacent et où l'observation transforme autant la narratrice elle-même que notre regard sur cette réalité.
Mona, prisonnière d'un quotidien routinier, voit son existence figée dans un temps-mort que le deuil alourdit. Tandis que sa mère s'éteint, Mona porte la vie en elle. Leurs trajectoires se confrontent dans un huis-clos monastique, comme si tout avait été dit, comme si plus rien ne pouvait être partagé. Les deux femmes affrontent les soubresauts d'une existence qui continue malgré la douleur, nous confrontant aux limites du lien avec celle qui nous a donné la vie. Ce roman saisissant explore les frontières de la relation mère-fille et les moments où la vie et la mort se contemplent.
À la gare de l'Est, « Madame » croise brièvement une personne sans nom ni toit qui la trouble profondément. Elle tisse alors différents fils imaginaires et entreprend de reconstruire l'histoire de celui qu'on appellera Lipp. Dans le roman qu'elle lui compose, puis à la suite de son regard qui cavale dans les rues de Paris, elle invoque le pouvoir de la littérature pour suivre ce Bartleby moderne, qui ébranle nos certitudes et nos conventions. Par sa prose à la fois poétique et concrète, Eleonore Frey nous invite à tendre l'oreille lorsqu'une personne semble n'avoir plus rien à dire. Sa langue singulière et sensible s'évertue, par son refus des automatismes et des lieux communs, à réduire l'écart entre le langage et le monde.
Face au manque de littérature sur la perception autistique, Maria Zimmermann a conçu elle-même le livre qu'elle cherchait. Au fil de cette démarche, elle a pris conscience de la manière dont les mots que nous employons pour désigner une réalité façonnent profondément notre rapport à celle-ci. Elle parle de découverte, pas de diagnostic. De caractéristiques, pas de symptômes. D'être autiste, pas d'être atteint·e d'autisme. D'être dans le spectre, pas sur le spectre. D'hypersensorialité, pas d'un trouble du traitement sensoriel. De singularité, pas de difficulté. Complexe, pas compliqué·e. Atypique, pas limité·e. «â??Je ne suis pas juste un peu autiste, mais entièrement. Même si on ne dirait pas. J'ai mis longtemps à réaliser que la plupart des gens ne déploient pas autant d'énergie juste pour exister, que la plupart connaissent simplement le mode d'emploi. Pas moi. [...] Ce livre est un outil pour partager ma façon de percevoir le monde. Un monde plus intense, la plupart du temps plus bruyant, mais toujours plus coloré.â??»