Boehringer Sandra ; Tin Louis-Georges ; Allouch Je
BELLES LETTRES
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EAN :9782251030111
Les figures antiques peuplent notre imaginaire érotique et, il y a peu, l"" amour grec "désignait pudiquement l'homosexualité. L'enlèvement par Zeus du jeune Ganymède est légendaire, tout comme les vers de Sappho célébrant le désir et la beauté des femmes de Lesbos. Célèbres également sont les discussions philosophiques entre Socrate et les beaux éphèbes athéniens, à la sortie du gymnase, ou l'attachement d'Alexandre le Grand pour son amant Héphaistion. Pourtant, au sens où nous l'entendons aujourd'hui, il n'y a pas d'homosexualité antique, pas plus qu'il n'y a d'hétérosexualité: il s'agit d'un monde où le sexe de la personne aimée ne définit pas une catégorie, un monde où les individus ne sont pas classés en fonction d'une orientation sexuelle. En circulant entre ces textes variés, drôles, émouvants, violents ou perturbants, des textes familiers mais aussi moins connus, en parcourant cette première anthologie française consacrée à l'homosexualité dans l'Antiquité, le lecteur comprend qu'en matière d'amour et d'érotisme, tout peut s'inventer."
Nombre de pages
316
Date de parution
04/03/2010
Poids
258g
Largeur
110mm
Plus d'informations
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EAN
9782251030111
Titre
Homosexualité. Aimer en Grèce et à Rome
Auteur
Boehringer Sandra ; Tin Louis-Georges ; Allouch Je
Editeur
BELLES LETTRES
Largeur
110
Poids
258
Date de parution
20100304
Nombre de pages
316,00 €
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Résumé : Peut-on porter un regard neuf sur l'Antiquité ? C'est ce que montre cet ouvrage qui propose une analyse originale des sources classiques à travers la question essentielle du genre et de la sexualité. Ce volume propose un voyage dans le monde gréco-romain à travers une soixantaine de documents commentés et pose un regard différent sur les grandes figures historiques ou mythiques de l'Antiquité et plus généralement sur les hommes et les femmes du temps, leurs actions et leurs fonctions. Cette approche inédite révèle une société autrement subtile que celle que nous a léguée l'imagerie traditionnelle et démontre que le genre comme méthode d'analyse permet une extension du domaine de l'histoire. Une équipe des meilleurs spécialistes de la période nous offre une vision unique de la société antique en convoquant les plus grands auteurs et des sources de nature variée (poésie, théâtre, histoire, discours d'orateurs, images, inscriptions, etc.). Mêlant réflexion innovante et démarche méthodologique, cette synthèse des travaux récents sur la question fournit à l'étudiant, mais aussi à l'enseignant, un remarquable outil de travail, qui donne un nouveau souffle à la réflexion historienne.
Diriger un choeur, faire du commerce, décider, conseiller ou faire la guerre sont autant de pratiques qui ne sont pas réservées aux hommes : la reconnaissance des qualités et des compétences qui permettent d'assumer de façon efficace une fonction suit des logiques propres aux différents contextes et dépasse une simple opposition entre femmes et hommes grecs. Par la pratique d'une anthropologie du genre, l'ouvrage offre une lecture renouvelée de ces contextes sociaux, économiques et politiques.
Selon quels critères considère-t-on qu'un corps est exposé à la blessure ou à la destruction, objet possible ou probable de maltraitance ou de négligence ? Pourquoi et à partir de quels éléments une personne est-elle considérée comme devant être secourue, protégée ou encore pleurée ? Quelles sont les normes politiques, éthiques, psychologiques et sociales mobilisées, les argumentations déployées, les représentations projetées, les agencements matériels qui constituent un corps en entité vulnérable ? Transdisciplinaire et transculturel, ce numéro montre que les vulnérabilités sont à la fois le fruit et la source des structures hiérarchiques de la société, et propose une réflexion sur l'utilité de la notion de vulnérabilité pour le féminisme
Résumé : "Une enfance pieuse, studieuse, où déjà, comme un mot d'Hadrien en témoigne, se révèle le trait spécifique du caractère, l'entière sincérité ; une jeunesse chaste, de bonne heure associée aux responsabilités du gouvernement, sans que les soucis et les charges portent aucune atteinte à la spontanéité ou à l'intensité de la vie intérieure ; l'âge mûr et la vieillesse voués sans réserve au service de l'Etat et aux intérêts de l'humanité, en un temps où les difficultés furent rudes et qui connut même des dangers graves ; enfin, laissé après soi et parvenu jusqu'à nous, un petit livre, quelques feuillets, mais si pleins, où survit et transparaît une âme aussi haute que pure, tel fut le destin de Marc-Aurèle, destin privilégié, auquel semblent avoir également collaboré - comme pour justifier les dogmes de l'école à laquelle l'empereur philosophe a adhéré si fermement - la raison souveraine qui distribue son lot à chacun et la volonté éclairée de l'homme à qui ce lot était échu." Aimé Puech, extrait de l'introduction (1947).