Villes et organisation de l'espace en Bordelais (vers 1300-vers 1550)
Bochaca Michel
INDES SAVANTES
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EAN :9782846543972
Appuyée sur un important dossier cartographique et s'inscrivant dans une approche de géographie historique, l'étude aborde le rôle des villes en tant que pôles de structuration d'un espace régional, le diocèse de Bordeaux, entre le début du XIVe et le milieu du XVIe siècle. Elle s'intéresse à l'emprise urbaine, juridique et économique, sur les proches campagnes, ainsi qu'à la hiérarchisation des villes et aux interrelations qu'elles ont développées au sein d'un réseau urbain. Enfin, la prise en compte d'un temps historique long permet de mettre en évidence des évolutions différenciées (promotions, stagnations, déclassements) depuis la fin de la mise en place du semis urbain au début du XIVe siècle jusqu'aux réajustements du début du XVIe siècle. Si le poids prépondérant de Bordeaux annonce déjà le primat de la capitale régionale à l'époque moderne dans un processus de long terme qui conduit jusqu'à la métropolisation actuelle, te Bordelais " utile " , organisé autour des vallées de la Dordogne, de la Garonne et de la Gironde, offre l'aspect d'un territoire structuré en petits pays gravitant autour des villes et des bourgs ruraux, desquels émerge Libourne en tant que pôle secondaire du diocèse, organisant indépendamment de Bordeaux la zone de confluence , de l'Isle et de la Dordogne. Les marges du diocèse, faites d'espaces répulsifs (bois, landes, marais), faiblement peuplés et peu mis en valeur, forment une périphérie qui échappe au contrôle des villes. C'est par la Garonne et la Dordogne, vers l'amont, que les villes du Bordelais entrent en relation avec les régions voisines formant leur arrière-pays, tandis que la Gironde ouvre vers l'aval des perspectives d'échanges maritimes qui ne profitent pleinement qu'à Bordeaux.
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Nombre de pages
221
Date de parution
24/09/2015
Poids
352g
Largeur
160mm
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EAN
9782846543972
Titre
Villes et organisation de l'espace en Bordelais (vers 1300-vers 1550)
Auteur
Bochaca Michel
Editeur
INDES SAVANTES
Largeur
160
Poids
352
Date de parution
20150924
Nombre de pages
221,00 €
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Le présent ouvrage rassemble treize communications présentées lors d'un séminaire d'histoire économique et maritime qui s'est tenu en juin 2005 à l université de La Rochelle sur le thème des évolutions naturelles et des transformations humaines que les sites portuaires et les secteurs littoraux qui leur sont proches ont connues entre la fin du Moyen Age et le début de l'époque moderne. Traitant d'un ensemble régional de ports ou d'un port en particulier, ces textes balayent de vastes portions du littoral européen atlantique depuis les anciens Pays-Bas jusqu'à l'Andalousie, en passant par le littoral français du golfe de Gascogne. Après l'" optimum climatique " des XI-XIIe siècles, les XIVe, XVe et XVIe siècles connaissent des accidents climatologiques qui marquent l'entrée de l'Europe dans un " petit âge glaciaire ". Si les chroniques gardent le souvenir des manifestations les plus spectaculaires (" vimaires " de mer et " volements " de sables), les contemporains ont pris conscience des transformations lentes et progressives, comme le comblement des baies et des estuaires, qui modifiaient la physionomie du littoral et compromettaient les activités traditionnelles liées à la mer (saliculture, pêche, navigation). Les côtes basses et sableuses furent les plus exposées à ces changements comme en témoignent les cas de la Zélande et de la Flandre maritime, du Bas Poitou, de l'Aunis et la Saintonge, de la Gascogne, du Portugal et de la Basse Andalousie. A l'inverse, les ports menacés par le recul de la côte sous l'effet de l'érosion semblent avoir été peu nombreux. Royan et Talmont, à l'entrée de la Gironde, constituent néanmoins deux exemples significatifs. Si les côtes rocheuses du Nord de l'Espagne ont été relativement épargnées par ces phénomènes, les municipalités se préoccupèrent d'améliorer les infrastructures portuaires à partir de la lin du XVe siècle, notamment de les protéger des assauts répétés de la nier (Saint-Sébastien, Guetaria, Laredo).
Bochaca Michel ; Moal Laurence ; Van den Heede Jea
Comment naviguaient les marins le long des côtes atlantiques de l'Europe à la fin du Moyen Age ? S'adressant aux navigateurs chevronnés ou non, aux esprits curieux du monde de la mer comme aux amateurs d'histoire maritime, ce livre apporte des réponses à travers l'étude d'instructions nautiques rédigées en 1483-1484 par Pierre Garcie dit Ferrande, maître de navires de Saint-Gilles-sur-Vie, et imprimées en 1520 sous le titre de Grand Routier. Avec une boussole et une ligne de sonde pour seuls instruments, Pierre Garcie explique la manière de longer les côtes du Ponant et de traverser la Manche ou le golfe de Gascogne. Pragmatique et pédagogue, il accompagne ses explications de dessins d'amers qui font de son routier une oeuvre unique à l'époque. Au moment où la victoire de Jean-Luc Van den Heede dans la Golden Globe Race (29-01-2019) a attiré l'attention sur la navigation "à l'ancienne", Le Grand Routier permet d'approcher des techniques plus vieilles encore et oubliées des historiens : les savoirs empiriques des marins de l'Atlantique à la fin du Moyen Age, avant le développement de la navigation astronomique. Avec l'aide d'une équipe internationale, Michel Bochaca et Laurence Moal font redécouvrir Le Grand Routier 500 ans après sa première édition. Alliant la passion de la recherche avec celle de la mer, ils entraînent le lecteur dans le sillage d'un maître de navires de la fin du XVe siècle au gré de nombreuses illustrations qui donnent tout son sens au texte de Pierre Garcie.
Cet ouvrage est le troisième de quatre volumes, dont les deux premiers sont parus en 2019 et 2020. Le premier, intitulé "l'Inde entrevue" , est consacré aux deux Compagnies, celle de Colbert et celle de Law, aux comptoirs et à leur commerce, à la politique de Dupleix et à la rivalité franco-britannique, qui se termine par la mainmise de l'East India Company et à l'éviction complète des intérêts français dans la seconde moitié du XVIIIe siècle. Au XIXe siècle, des officiers napoléoniens qui administrent le royaume sikh du Punjab et des missionnaires catholiques entretiennent une présence française dans un pays où la France ne joue plus aucun rôle. Elle végète dans ses misérables comptoirs jusqu'au Second Empire quand, grâce aux progrès du libre-échange au Royaume-Uni, grâce à l'essor de l'émigration indienne aux colonies à sucre, grâce à son industrie textile, Pondichéry connaît un spectaculaire renouveau. Le second volume traite de la politique d'assimilation de la Troisième République dans ses comptoirs, dont tous les habitants sont dès 1871 proclamés citoyens et électeurs sans distinction de couleur, de religion ni de caste. Imposée sans concertation préalable par le pouvoir central, cette politique qui se veut décentralisatrice produit des effets désastreux, conférant le pouvoir à un parti indien réactionnaire et anti-français, puis, à partir de 1906, à de véritables maffias politiques. Les effets de l'assimilation se font sentir jusqu'au dernier moment : héritière de sa devancière, la IVe République ne peut céder ses établissements à l'Inde de Nehru sans consulter leurs habitants qui sont des citoyens français. Or, le parti du Congrès ne veut pas d'un référendum. Le troisième et le quatrième volumes sont consacrés aux regards et aux influences croisés. Les représentations de l'Inde en France, l'image et l'influence de la France en Inde, les perceptions du nationalisme indien en France et les relations bilatérales après l'indépendance de l'Union indienne jusqu'à nos jours. Le quatrième volume " Les relations bilatérales " est la suite du troisième et reprend la bibliographie et un index général. Jacques Weber, professeur émérite d'Histoire contemporaine à l'université de Nantes, membre de l'Académie des Sciences d'outre-mer, grand spécialiste de l'Inde à laquelle il a consacré de nombreux ouvrages, et de l'histoire coloniale. Il a publié aux Indes savantes : Les Relations entre la France et l'Inde de 1673 à nos jours ; Littérature et Histoire coloniale (ouvrage collectif) ; Le Siècle d'Albion. L'empire britannique au XIXe siècle (1815-1914) ; Les Elections législatives et sénatoriales outre-mer (1848-1981) avec L. Jalabert et B. Joly".
L'auteur raconte l'histoire culturelle du travail selon les variations du regard que l'homme porte sur sa propre nature du milieu du XVIIe siècle au milieu du XIXe siècle. Il indique les voies par lesquelles cette vision de l'homme et de son labeur sont devenus des normes juridiques. Le foisonnement des doctrines pour définir le travail mais encore pour instaurer un ordre social qui face sa place à celui-ci est tel qu'il est difficile de trouver des césures chronologiques claires, étant posé une fois pour toute que la Grande Révolution ne fut pas un bloc. En deux siècles, le travail change de base aussi sûrement que l'homme change ses propres assises.
Ce bouquet de vingt-sept articles sur les Kanaks et l'histoire de cette collectivité territoriale des antipodes nous permet de renouveler l'état de la question tout en montrant la grande richesse de cette thématique, trop souvent traitée en creux par les précédentes générations d'historiens. Si les Kanaks ont longtemps été les spectateurs passifs de leur histoire, ils en sont devenus les acteurs à travers les révoltes contre le fait colonial (1878, 1917) puis lors des "événements politiques" (1984-1989), qui permirent l'expression de revendications tout autant économiques qu'identitaires. Aujourd'hui encore, la pensée kanake est essentiellement transmise et véhiculée oralement. Aussi nous avons pallié - partiellement - à cette situation en publiant des paroles kanakes d'hier et d'aujourd'hui extraites de lettres, de discours ou d'interventions dans des réunions publiques. Cet ouvrage collectif devrait permettre de mieux appréhender "les ombres et les lumières" du préambule de l'Accord de Nouméa (1998) et faciliter l'application des programmes scolaires adaptés aux réalités locales mis en place en 2005 par la direction de l'enseignement de la Nouvelle-Calédonie.
Ce livre regroupe une centaine des articles les plus fondamentaux écrits par le professeur Nguyen The Anh au long d'un parcours personnel et intellectuel qui l'a conduit au premier rang de la recherche historique sur le Vietnam et la péninsule indochinoise. Ces articles, rédigés en français, anglais et vietnamien, ont été publiés dans des revues diverses, parfois difficiles à trouver ou qui n'existent plus, et c'est pourquoi leur réunion dans cet épais volume est apparue comme une nécessité. Mais le plaisir de la découverte, le souci bibliographique et la commodité d'accès sont peu de chose comparés à l'intérêt scientifique et la richesse inouïe des thèmes qui sont abordés par l'auteur. Chaque article est une étude. Chaque étude est une avancée. Et chacune de ces avancées construit encore un peu plus la cohérence d'un tableau qui, touche après touche, nous offre finalement une vision saisissante de la longue histoire du Vietnam et ses voisins.