En raison du mouvement de grève à Bpost, nous vous recommandons de privilégier les envois par Mondial Relay sur notre site.
LE PRINCE, LE PEUPLE ET LE DROIT. Autour des plébiscites de 1851 et 1852
Bluche Frédéric
PUF
28,90 €
Épuisé
EAN :9782130505112
Le passage de la Seconde République au Second Empire a été longtemps analysé au prisme d'une stricte morale républicaine. Le coup d'Etat du 2 décembre 1851 et ses suites répressives ont perpétué une double méfiance à l'égard du suffrage universel et d'un exécutif fort, interdisant pour un siècle l'élection populaire du chef de l'Etat. Une analyse dépassionnée permet de distinguer en 1851-1852 le heurt de deux conceptions opposées des rapports entre le droit et l'Etat, entre la constitution et la souveraineté du peuple. " Je n'étais sorti de la légalité que pour rentrer dans le droit. Plus de sept millions de suffrages viennent de m'absoudre ", déclarait Louis-Napoléon Bonaparte après l'appel au peuple de 1851. Vox populi, vox Dei. Dans la perspective plébiscitaire - laquelle a sa cohérence juridique - il est vain de déplorer la violation flagrante de la constitution de 1848 par le prince-président : quand le Souverain a tranché, le droit antérieur (quelles que soient les valeurs qu'il consacre) ne peut que céder la place à un droit nouveau (quelle qu'en soit la teneur), fruit de la volonté du peuple. Or les électeurs se sont prononcés par deux fois, et massivement, pour le changement de régime (20-21 décembre 1851, 21-22 novembre 1852) ; cette adhésion sera renouvelée lors des élections législatives et confirmée par l'ultime plébiscite du 8 mai 1870. Comme expérience politique sous-entendant l'exercice périodique de la souveraineté constituante, le régime du Second Empire demeure unique dans l'histoire contemporaine. Quant aux entorses à la liberté de l'électeur, elles sont à replacer dans leur époque, celle des premiers balbutiements - spontanés, désordonnés, contradictoires, souvent unanimistes - d'un suffrage universel que Napoléon III, paradoxalement, a contribué à acclimater. F B.
Nombre de pages
318
Date de parution
08/01/2000
Poids
530g
Largeur
175mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782130505112
Auteur
Bluche Frédéric
Editeur
PUF
Largeur
175
Date de parution
20000108
Nombre de pages
318,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Ce manuel s'adresse en priorité aux étudiants des premières années en Droit et complète la formation des bacheliers sur ces périodes charnières de l'histoire politique française, en particulier sur l'ère révolutionnaire, peu traitée durant le secondaire. Des cartes et tableaux aident à la mémorisation des événements.
Résumé : Babylone, premier jour du mois de Daisios : malgré la chaleur et les fièvres qui l'ont cloué au lit, Alexandre dicte en secret ses mémoires dans l'espoir de corriger les idées fausses qui circulent sur son compte. Le temps presse. La pensée vagabonde, s'obscurcit par instants. Le fils du grand dieu va perdre sa course contre la maladie, et la mort interrompre la rédaction, mais l'essentiel aura été dit. Le scribe Antéphilarsès d'Ecbatane, protégé et ultime confident d'Alexandre, a respecté les instructions de son maître. Il a attendu pour publier ce texte subversif que les généraux macédoniens soient occupés à se disputer les dépouilles de l'empire. Antéphilarsès avait pris en note la moindre phrase du conquérant, la moindre de ses divagations d'agonisant. Il est certain que le manuscrit y perd en cohérence mais on se réjouit de cette absence d'initiative et de sens critique, car le palimpseste de Syracuse nous restitue un personnage bien différent de sa légende. Ce n'est plus Alexandre le Grand, c'est ALEXANDRE LE PETIT, un homme souvent injuste, grincheux parfois, avare même, attachant aussi par ses accès de spontanéité et sa douloureuse humanité, un homme blessé qui balance entre l'aigreur et l'ironie sans parvenir à se libérer de l'influence oppressante de son père Philippe.
Il y a autant à apprendre des " révolutions " réussies que de leurs contre-épreuves et de l'échec des mouvements révolutionnaires. Cette enquête, conduite de l'épisode Etienne Marcel aux manifestations étudiantes de 1986 en passant par une longue série de phénomènes révolutionnaires _ l'affaire " cabochienne " de 1413, les guerres de Religion, les soulèvements paysans, la Fronde, la Révolution de 1789, la Vendée, la Terreur blanche, les Cent-Jours, les révolutions de 1830 et de 1848, la Commune de 1871, les mutineries de 1917, la Libération de 1944, 1958, Mai 68, etc. _, permet non seulement de proposer une échelle d'intensité, de la menée ponctuelle à la mutation en passant par l'émotion, le coup d'Etat ou l'insurrection, la prise du pouvoir et la révolution proprement dite, mais de dégager prudemment un modèle de l'engrenage révolutionnaire. Le Français de 1989, fruit de plusieurs siècles de modernité, semble avoir renoncé à s'investir dans de vastes mouvements collectifs. La Révolution _ une révolution de plusieurs siècles _ est certainement finie. Ce livre serait-il un rapport d'autopsie ? ANTONETTI - BABELON - BERCE - BLUCHE - BOURETZ - CARROT - DENQUIN - HAMON - HAROUEL - JAUME - KRYNEN - MARTIN - MAYAUD - PEDRONCINI - RAYNAUD - SCHNERB - YVERT sous la direction de FREDERIC BLUCHE et STEPHANE RIALS
Année fatidique, 1815 consacre la restauration de l'ordre monarchique européen. De Waterloo au Congrès de Vienne s'effondre une certaine idée de la Révolution et de ses ambitions universelles. Mais 1815 ne marque-t-il qu'un retour à l'ordre ancien Si la contre-révolution triomphe en Europe, l'onde de choc révolutionnaire continue de se propager : en Amérique latine où se dessine la fin des empires ibériques, en Afrique de l'Ouest où émergent des mouvements djihadistes réformateurs, ou encore en Asie, où la Chine impériale connaît des bouleversements internes. Alors que les aristocraties rétablissent leur pouvoir en Europe, la montée en puissance du capitalisme industriel et financier façonne un nouveau rapport de force global. S'appuyant sur une approche comparée et connectée, cet ouvrage interroge les grands récits historiques qui ont fait de 1815 le point de départ d'une suprématie européenne sur le monde. En croisant les regards, il offre une lecture décentrée de l'âge des révolutions, à un moment où la domination de l'Europe sur le a reste " du globe n'a encore rien d'une évidence.
Anatomie d'un parti sulfureux Le succès du Rassemblement national n'est plus à démontrer, tant ses récents résultats électoraux en témoignent. Pour comprendre cette percée frontiste, il faut remonter aux causes structurelles et aux phénomènes de longue durée démantèlement de l'Etat social, mutations du système scolaire, disqualification des intellectuels traditionnels (scientifiques, instituteurs, syndicalistes...) au profit des "imposteurs" de toutes sortes, enfin, réémergence et progression des idées nativistes Mais un paradoxe demeure si la présence frontiste est de plus en plus centrale, elle est presque indépendante de toute véritable implantation sociale. Comment une organisation partisane aussi fragile a-t-elle pu capitaliser de tels succès électoraux ? Pourquoi, en Europe occidentale, la France est-elle le seul pays dans lequel une formation d'extrême droite parvient à rassembler, sans interruption depuis 1984, au moins un électeur sur dix - souvent beaucoup plus Cet ouvrage offre une synthèse historique inédite de ce parti, en même temps qu'il tente de résoudre l'énigme de sa réussite
Comment naissent les fake news, les théories du complot, les légendes urbaines ? Quelles personnes sont-elles susceptibles d'y croire ? Dans cet ouvrage regorgeant d'exemples, Gérald Bronner analyse les mécanismes sociologiques, ainsi que les biais cognitifs qui nous mènent à tirer des conclusions hâtives ou erronées, et à persister à y croire. Un ouvrage complet, passionnant et éclairant !