En dépit d'un rapprochement dans les comportements et des trajectoires des hommes et des femmes au cours de ces dernières années, les discriminations de sexe persistent dans la plupart des sociétés et continuent à établir concrètement des différences de fonctions, de statuts, de droits et de devoirs. L'histoire française contemporaine n'échappe pas à cette tendance. L'engouement des sciences sociales pour comprendre l'état des relations entre les hommes et les femmes, l'étendue des domaines étudiés (école, travail, famille, sexualité, modes de vie, etc.) révèlent l'importance des enjeux que représente la division sexuée des rôles dans l'évolution de nos sociétés.Tout en mettant l'accent sur- les changements intervenus dans les relations hommes-femmes, dans la vie privée et publique, cet ouvrage fait apparaître la permanence d'un principe de domination masculine. La reproduction des rapports sociaux entre les sexes est en effet contrastée, l'émancipation des rapports hommes-femmes côtoyant au quotidien le conservatisme des mentalités, ancré dans les inégalités de classe.L'idée centrale qui traverse cet ouvrage est que ces changements produisent des effets contradictoires. Les diverses contributions invitent à constater que ce principe du changement contradictoire s'applique à l'ensemble des pratiques sociales. La dynamique des rapports hommes-femmes est décidément dialectique! En guise de générique, cette formule atteste qu'en ce début du troisième millénaire la voie vers l'égalité entre les sexes reste plus que jamais incertaine, essentiellement parce que ce processus n'aboutit pas toujours aux résultats espérés et s'accompagne de tendances contraires qui en réduisent la portée.
Nombre de pages
285
Date de parution
20/11/2001
Poids
530g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782130503811
Auteur
Blöss Thierry
Editeur
PUF
Largeur
135
Date de parution
20011120
Nombre de pages
285,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Résumé : Depuis le début des années 80, les recherches sur " la famille " se sont beaucoup développées. Ceci ne tient-il pas à la multiplication des interrogations soulevées par ses rapides transformations, aux incertitudes croissantes qui entourent sa fonction sociale dans une société elle-même en profond changement ? L'auteur se propose de mettre en forme l'étude sociologique du lien familial en considérant les trois grandes mutations sociales intervenues dans la société française contemporaine : - les mutations dans les enjeux de la socialisation, compte tenu notamment de la place grandissante et dominante de l'école dans l'éducation familiale ; - les mutations dans les trajectoires et les rapports sociaux de sexe, sous l'effet de la scolarisation massive des femmes et de leur activité professionnelle plus continue ; - les mutations du cycle de vie, qu'il s'agisse des transformations dans les modes d'entrée dans la vie adulte, ou dans les structures de parenté (familles monoparentales, recomposées...). Cet ouvrage présente une réflexion sur la portée des changements dans les relations familiales intergénérationnelles. Cette réflexion exige de se départir des simplifications de sens commun. Car le chemin à emprunter est en réalité étroit entre une vision misérabiliste qui consacre la démission de la famille, la précarisation de ses liens, la perte de ses valeurs de référence, et une vision populiste qui voit en elle la solution à toutes les difficultés sociales. Plus étroit probablement que dans tout autre champ d'étude, tant il est vrai que la famille " tient à c?ur " et suscite sentiments et émotions qui troublent fortement la connaissance objective.
Cet ouvrage étudie la place de la femme dans la société française. L'usage délibéré du singulier correspond à la volonté des auteurs de montrer que la définition sociale du sexe féminin se fonde essentiellement sur les différences qui le séparent ou l'opposent au sexe masculin. L'objectif de cet ouvrage est de mesurer l'évolution des rôles joués par les femmes dans l'école, la famille, et le travail. Ces trois domaines rendent compte des changements les plus importants opérés dans les modes de vie des femmes. Ils constituent les principaux champs où l'égalité des sexes, redoutée par les uns et revendiquée par les autres, est devenue un enjeu de société.
Depuis Emile Durkheim, l'utilisation des méthodes statistiques en sociologie n'a cessé de se développer. Cet ouvrage s'adresse tout particulièrement aux étudiants de cette discipline. Il a été conçu avant tout comme un "instrument de travail" destiné à présenter les différentes méthodes et techniques statistiques essentielles au traitement des données. La présentation de ces méthodes s'appuie sur des exemples concrets extraits d'enquêtes sociologiques. Quel intérêt y-a-t-il à calculer tel ou tel indice? Quel sens prend cette opération dans le travail d'enquête? Comment interpréter les résultats? Telles sont les questions auxquelles cet ouvrage apporte les réponses nécessaires à des étudiants de sociologie parfois déroutés par l'apprentissage des statistiques qu'ils identifient trop vite aux mathématiques. Comme manuel d'introduction, cet ouvrage a pour objectif de faire comprendre la contribution de la statistique à l'analyse des faits sociaux. Il expose les principales techniques d'analyse utilisées dans les logiciels de traitement de données les plus répandus.
Approche transversale des règles d'encadrementPREMIÈRE PARTIE : L'appréhension des aides 1 ? Logiques variables et enjeux communs 2 ? L'approche extensive de l'aide d'État 3 ? Approches plus partielles de la notion d'aide aux entreprises DEUXIÈME PARTIE : La mise en ?uvre des aides 1 ? Dérogations à la prohibition des aides d'État 2 ? La mise en ?uvre des aides européennes 3 ? La mise en ?uvre des aides en droit interne TROISIÈME PARTIE : Le contrôle des aides 1 ? Le contrôle de la compatibilité des aides d'État 2 ? Le contrôle des financements européens 3 ? Les contrôles découlant du droit interne 4 ? La régulation internationale des subventions QUATRIÈME PARTIE : La remise en cause des aides 1 ? La suppression des aides 2 ? Le contentieux des aides aux entreprise
Le marché du logement n'est pas un marché comme un autre. L'accès au logement, malgré son statut de droit opposable, est rendu de plus en plus difficile, notamment pour les jeunes générations, du fait de la progression importante des dépenses en logement des ménages. Pour des raisons similaires, l'accession à la propriété des ménages modestes est rendue de plus en plus en complexe. Le logement, premier actif du patrimoine des ménages, est devenu l'un des principaux vecteurs de transmissions intergénérationnelles. Le mal-logement et les situations d'exclusion continuent de progresser en France et la question se pose de la capacité de notre société à enrayer ces phénomènes aux facettes multiples. Les divergences observées entre les différents marchés du logement ont eu pour conséquence la rupture du parcours résidentiel d'un grand nombre de ménages. Apprendre à identifier et à vaincre les crises du logement qui traversent la France devrait constituer l'une des problématiques centrales du débat public pour les prochaines années.
Bachelard Gaston ; Bontems Vincent ; Canguilhem Ge
Pour une révolution permanente de la raisonRecueil d'articles dont la première édition a été publiée en 1972 dans la collection Bibliothèque française contemporaine. L'Engagement rationaliste suit l'intégralité de la trajectoire de Gaston Bachelard. Composé, titré et préfacé par Georges Canguilhem, ce recueil s'ouvre avec un manifeste épistémologique révolutionnaire (« Le surrationalisme ») rédigé en soutien au Front populaire, et s'achève avec l'éloge de Jean Cavaillès, l'ami chef de la Résistance assassiné par les nazis, manifestant ainsi le caractère engagé de l'épistémologie. Cet engagement consiste en premier lieu à suivre la science dans ses progrès : « il faut que le rationaliste soit de son temps, et j'appelle de son temps, du temps scientifique, de la science du temps que nous vivons actuellement ». Un tel rationalisme révise ses connaissances, ses méthodes et jusqu'à ses principes. Il ne lutte pas seulement contre le sens commun, mais aussi contre des normes de scientificité héritées du passé. Cette posture résolument progressiste résonne avec d'autres positions avant-gardistes. La présente édition, présentée et commentée par Vincent Bontems, précise l'origine des textes, restitue leur contexte, et identifie la source des citations et des concepts, afin d'éclairer le sens des engagements de la pensée et de l'existence de Bachelard.
Marx, Engels et nombre de marxistes ont été confrontés à la question nationale. Faut-il défendre la nation ? Sous quelles conditions et dans quel contexte ? Les plus célèbres figures du marxisme (Lénine, Rosa Luxemburg) ont proposé des solutions divergentes voire profondément contradictoires, et suggéré de soutenir certaines causes nationales (notamment celles des peuples opprimés) ou bien au contraire parfois de répudier toute appartenance à un territoire ou une culture. Récemment, la crise de l'Union européenne et l'implosion de plusieurs Etats-nations au Moyen-Orient ont remis sur le devant de la scène les problématiques nationales, que d'aucuns estimaient dépassé à l'heure de la mondialisation et de l'effacement (présumé) des frontières et des espaces nationaux. Ce numéro propose ainsi à la fois de revenir sur les définitions de la nation et du nationalisme proposées par les marxistes mais également sur des enjeux plus contemporains, à travers des études de cas concernant plusieurs continents.