La cité et son ombre. Essai sur la République de Platon
Bloom Allan ; Helmer Etienne
DU FELIN
17,90 €
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EAN :9782866456375
Comment bâtir une cité juste? En mettant en lumière tout ce que requiert cet improbable projet, Platon fait apparaître les contradictions insoupçonnées dont l'animal humain est pétri dans son rapport à la politique. L'Essai dont Allan Bloom fait suivre sa traduction de la République a pour objectif premier de guider le lecteur dans les méandres du plus célèbre dialogue de Platon, et de l'éclairer sur les problèmes philosophiques soulevés par Socrate et ses interlocuteurs. Mais en nous invitant à relire ce texte à la lumière de ses propres interrogations sur le sens du dialogue, Allan Bloom ne propose pas un commentaire fermé sur lui-même. Bien au contraire: il jette sur les problèmes de notre modernité la lumière lointaine dont nous éclaire toujours, parfois à notre insu, l'un des fondateurs de la pensée occidentale. Car l'ancien élève de Leo Strauss sait bien que, dans le contexte politique international contemporain, l'espoir de sortir du chaos est suspendu à la clarification des visions du monde qui s'y affrontent confusément. En éclairant la cité de Platon, Allan Bloom fait sortir de l'ombre les questions majeures de notre temps.Allan David Bloom (1930-1992) a enseigné la «pensée sociale» en Europe, au Canada et aux États-Unis. Outre la République de Platon, il a traduit l'Émile de Rousseau, et commenté des auteurs aussi différents que Shakespeare et Hegel. Deux de ses oeuvres ont déjà été traduites en français - L'Âme désarmée (Julliard, 1987) et L'Amour et l'Amitié (De Fallois, 1996) - et l'ont fait mieux connaître: il y développe une vive critique du relativisme actuel, et montre tout le profit que l'époque contemporaine devrait tirer de l'étude des écrivains et des philosophes classiques.Étienne Helmer enseigne la philosophie. Ses travaux portent principalement sur la pensée politique de Platon. Il a publié une traduction et un commentaire du Livre II de la République (Ellipses, 2006) et a traduit le livre de Stanley Rosen consacré au Politique de Platon, sous le titre Tisser la cité (Vrin, 2004).
Nombre de pages
197
Date de parution
12/10/2006
Poids
312g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782866456375
Titre
La cité et son ombre. Essai sur la République de Platon
Auteur
Bloom Allan ; Helmer Etienne
Editeur
DU FELIN
Largeur
150
Poids
312
Date de parution
20061012
Nombre de pages
197,00 €
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Bloom Allan ; Jaffa Harry-V ; Raynaud Philippe ; B
Cet ouvrage classique, paru en 1964, inédit en français, repose sur une conviction héritée de la philosophie politique platonicienne remise à l'honneur au milieu du XXe siècle par Leo Strauss : les grandes oeuvres de la littérature ont une portée qui va bien au-delà du plaisir provoqué par l'art. Elles sont, par le truchement d'une poésie faisant autorité, à la racine des options spirituelles, morales, politiques et religieuses des sociétés qu'elles contribuent à former. Comme Homère est le père de la Grèce antique, Dante, Camoens, Montaigne, Cervantès et Shakespeare ont pour longtemps, consciemment et subtilement, redéfini les termes dans lesquels Italiens, Portugais, Français, Espagnols et Anglais penseront les passions, la raison, le pouvoir politique, le sens que l'on peut donner aux destinées humaines. Une telle approche rend immédiatement intéressante la lecture d'un classique quels que soient les goûts esthétiques du lecteur. Dans le cas de Shakespeare, sa capacité à exposer la totalité concrète de la vie politique, mêlée de passions et d'intérêts, de raison et d'absurdité, a fait de son oeuvre l'horizon herméneutique de toutes les destinées politiques modernes. C'est ce qu'illustrent brillamment les analyses, précédées d'une importante introduction générale de l'auteur principal, que donnent Allan Bloom du Marchand de Venise, d'Othello et de Jules César, ainsi qu'Harry Jaffa du Roi Lear.
Résumé : L'université : est-il possible en un mot de faire lever plus de prestiges ? Il s'agit bien du centre de l'Occident, parce que l'Université est le coeur des démocraties. Allan Bloom balaie ces prestiges, ces mirages : narcissisme, nihilisme, relativisme paralysant, "créativité" stérile. Fait-il le procès de l'Amérique ? Il l'aime, mais craint pour son avenir, et pour le nôtre. Fait-il le procès de la jeunesse ? Il l'aime avec une générosité et un discernement peu communs, mais son anxiété croît : ces dernières décennies ont vu se répandre, en Europe non moins qu'aux Etats-Unis, un style d'éducation et un mode de vie qui tendent à rendre les jeunes gens et les jeunes filles de plus en plus incapables de faire face noblement, intelligemment ou même raisonnablement aux grands faits de la vie humaine : l'amour, la famille, la citoyenneté, la recherche de la vérité. Allan Bloom nous redonne accès à ce très proche trésor que les universités soucieuses d' "utilité" et de "scientificité" , que les Eglises ivres de popularité et d' "ouverture" ont mis sous le boisseau : notre âme. Elle est le seul sujet de ce livre profond. Publié en anglais en 1987 (The Closing of the American Mind), l'ouvrage a été traduit en français dès sa parution, dans une édition amputée de l'essentiel de sa troisième partie. Le voici proposé dans une traduction intégrale.
Ce grand livre posthume d'Allan Bloom part d'un constat anxieux : le lien humain se défait. Non par l'effet de quelque fatalité extérieure, mais simplement parce que nous le voulons ainsi : nous nous voulons de plus en plus des "individus libres et authentiques" , eh bien, nous avons ce que vous voulons, nous avons, au lieu de l'amour ou de l'amitié, des "relations sexuelles" ou des "relations amicales" . Alors le projet d'Allan Bloom est de retrouver la complexité, les triomphes et les échecs - bref, la vérité - du lien humain, amoureux et amical. Comment ? En lui redonnant la parole, par une exploration merveilleusement ample et libre des grandes oeuvres de notre culture, où l'amour et l'amitié ont trouvé leurs expressions les plus splendides, les plus convaincantes - ou les plus troublantes. Rousseau, Shakespeare et Platon sont les trois grandes étapes de cette redécouverte où il nous est finalement montré comment, et en quel sens, la recherche commune et l'amour de la "sagesse" peuvent constituer la plus haute possibilité de l'âme et former le lien humain le plus fort parce que le plus véridique. C'est peu de dire que l'auteur porte légèrement sa science. Il se meut avec autorité et agilité dans l'immense étendue de notre empire intérieur. "C'est un assez beau roman que celui de la nature humaine" , écrit quelque part Rousseau. C'est ce roman-là que nous propose Allan Bloom, et il est plus profondément intéressant et émouvant qu'aucun roman d'amour.
Résumé : Ce grand livre posthume d'Allan Bloom part d'un constat anxieux : le lien humain se défait. Non par l'effet de quelque fatalité extérieure, mais simplement parce que nous le voulons ainsi : nous nous voulons de plus en plus des " individus libres et authentiques ", eh bien, nous avons ce que nous voulons, nous avons, au lieu de l'amour ou de l'amitié, des " relations sexuelles " ou des " relations amicales ". Alors le projet d'Allan Bloom est de retrouver la complexité, les triomphes et les échecs - bref, la vérité - du lien humain, amoureux et amical. Comment ? En lui redonnant la parole, par une exploration merveilleusement ample et libre des grandes ?uvres de notre culture, où l'amour et l'amitié ont trouvé leurs expressions les plus splendides, les plus convaincantes - ou les plus troublantes. Rousseau, Shakespeare et Platon sont les trois grandes étapes de cette redécouverte où il nous est finalement montré comment, et en quel sens, la recherche commune et l'amour de la " sagesse " peuvent constituer la plus haute possibilité de l'âme et former le lien humain le plus fort parce que le plus véridique. C'est peu de dire que l'auteur porte légèrement sa science. Il se meut avec autorité et agilité dans l'immense étendue de notre empire intérieur. " C'est un assez beau roman que celui de la nature humaine ", écrit quelque part Rousseau. C'est ce roman-là que nous propose Allan Bloom, et il est plus profondément intéressant et émouvant qu'aucun roman d'amour.
En 1940, la France capitule. En 1941, Jacques Lusseyran, alors qu'il est aveugle et n'a pas 18 ans, entre en résistance en rejoignant le mouvement Défense de la France. " Le 20 juillet 1943, il est arrêté par la Gestapo, interrogé pendant des jours interminables et enfermé à Fresnes. Il sera déporté en 1944 à Buchenwald. " Comment un aveugle peut-il survivre à cet enfer ? Grâce à la protection d'un groupe de Russes et à sa connaissance de l'allemand qui lui permettra d'informer les autres déportés des agissements des S.S. Après un an et demi d'horreur, il est libéré et revient en France où il poursuivra ses études en affirmant ses aspirations littéraires balayées par la guerre. Jacques Lusseyran deviendra un brillant conférencier et enseignera la littérature française dans différentes universités américaines. En 1971, il meurt dans un accident de voiture. Il a alors 47 ans. Cette autobiographie est un exceptionnel exemple d'amour de la vie, de courage et de liberté intérieure face à l'adversité.
Odile de Vasselot a 18 ans lorsque les Allemands envahissent la France. Convaincue dès le début du conflit de la nécessité de résister, elle est orientée vers des réseaux qui, bien qu'animés en grande partie par des civils, ont des objectifs militaires. A partir de 1942, elle est mise en contact avec deux vastes réseaux antinazis oeuvrant en Belgique, en France et en Espagne. Odile de Vasselot est d'abord agente de liaison pour le service de renseignement Zéro, puis sert, au sein du réseau Comète. comme convoyeuse de pilotes anglais rescapés des batailles aériennes, des opérations à haut risque et très mouvementées menées depuis le territoire belge. C'est en brossant le portrait de ses compagnons d'armes portés par leur courage, leur modestie et leur ténacité que l'autrice nous fait revivre une phase essentielle de la Résistance.
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