Faire société. Les associations au coeur du social
Bloch-Lainé François
LA DECOUVERTE
18,29 €
Sur commande, 2 à 4 jours
EAN :9782841467365
A la veille du centenaire de la loi de 1901 qui a autorisé la liberté d'association, le temps est venu de dresser un bilan du monde associatif, sans éluder les sujets à controverses. En effet, on a assisté ces dernières décennies à une montée en puissance du secteur associatif, notamment dans le champ sanitaire et social. Face aux effets dévastateurs de l'exclusion, les associations sont de plus en plus confrontées à des tâches qui ne S'improvisent pas (accompagnement de personnes hors du circuit économique, de grands handicapés...). A côté des professionnels de l'action sociale, les bénévoles revendiquent un savoir-faire, en même temps qu'ils ressentent le besoin d être formés. Les associations du secteur sanitaire et social, prises en tenaille entre service public et service marchand, entendent faire reconnaître leurs spécificités, et surtout les solidarités qu'elles mettent en ?uvre. Cela s'accompagne d'un nécessaire et rigoureux travail d'évaluation : faut-il modifier la loi de 1901 ? Comment mesurer l'utilité sociale du monde associatif ? Comment conforter la confiance des donateurs ? Que faire pour former les bénévoles ? Quelle place les associations entendent proposer aux publics qu'elles accompagnent ? Quelles nouvelles formes donner aux rapports entre tous les acteurs associatifs ? C'est à ces questions qu'entend répondre ce livre, réunissant les contributions de praticiens, d'économistes, de juristes, de sociologues. Alliant réflexions théoriques et applications concrètes, il permet de mesurer le dynamisme d'une démocratie participative qui, à côté d'une démocratie représentative, se présente comme une autre façon de " faire société ". C'est un outil de réflexion indispensable pour les responsables d'associations autant que pour les élus des collectivités locales.
Commandé avant 16h, livré demain
Nombre de pages
263
Date de parution
07/09/1999
Poids
320g
Largeur
135mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782841467365
Titre
Faire société. Les associations au coeur du social
Auteur
Bloch-Lainé François
Editeur
LA DECOUVERTE
Largeur
135
Poids
320
Date de parution
19990907
Nombre de pages
263,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison à domiciledès 5,10 €
Le capitalisme français a toujours progressé à travers des périodes de mutations. Nous entrons dans l'une de celles-ci, après celle inaugurée dans la décennie 1944-1954. Mais toute politique de modernisation incitée par l'Etat aux temps de ces nécessaires changements se heurte à une société conflictuelle, qui résiste aux mises en cause et digère lentement l'innovation. Aujourd'hui comme hier, la modernisation porte-t-elle toujours en terre les lendemains qui chantent ? 1944 : dans la France libérée mais détruite, d'aucuns appellent à passer de la Résistance à la Révolution. Fleurissent le mythe de la troisième voie entre le capitalisme anarchique et le communisme totalitaire, les exhortations à l'invention d'un travaillisme à la française. 1954 : dans une France qui s'est rétablie étonnamment vite, d'aucuns constatent amèrement que l'on est passé de la Résistance à la Restauration : celle de l'Etat et de la haute administration modernisateurs, celle de l'entreprise, du profit, du marché et du patronat. Faute de partisans majoritaires et convaincants, de définitions claires et possibles d'une politique alternative, grâce à l'aide américaine, la révolution envisagée par quelques-uns est devenue une récupération économique et sociale voulue par presque tous, ouvrant à la France pour plus de vingt ans toutes grandes les portes de la croissance. Du dialogue original et neuf entre Jean Bouvier _ l'historien qui retrace pour les témoins de l'époque les carrefours qu'ils firent franchir à la France _, et François Bloch-Lainé _ l'un des grands acteurs des mutations décisives d'alors qui rappelle les dilemmes devant lesquels les modernisateurs furent placés pour opérer leur choix cruciaux _, naît une réflexion sans équivalent : sur le poids des contraintes économiques et la liberté des décideurs, sur leur capacité effective de combiner volontarisme et déterminisme, de se plier à des logiques politiques et sociales de rapport de force, à des situations qui infléchissent leurs préférences, présupposés et présomption. Cette magistrale leçon d'histoire dresse aussi le bilan de dix années au cours desquelles la gauche rêva d'une alternative au néo-libéralisme et finit prisonnière des nécessités et contingences de la modernisation. François Bloch-Lainé, ancien Directeur général de la Caisse des Dépôts et ancien Président du Crédit Lyonnais, fut Directeur du Trésor de 1947 à 1953 et, à ce titre, l'un des préposés majeurs au financement de l'investissement pour la reconstruction, l'équipement et la modernisation. Jean Bouvier est l'auteur de très nombreux ouvrages désormais classiques d'histoire économique, financière et bancaire qui font autorité.
Inspecteur des finances, ancien patron de la Caisse des dépôts, ancien président du Crédit Lyonnais, François Bloch-Lainé appartient à la grande tradition des serviteurs de l'Etat. Son {Ce que je crois} se découpe selon une vision critique et argumentée de l'Etat, de l'entreprise, de ses propres convictions. Sa critique de l'ENA, non comme technostructure, mais comme machine à fabriquer des élites du public qui vont irriguer le privé donne le sentiment d'un homme qui veut une séparation des pouvoirs. Chrétien (son père était un juif converti), bourgeois assimilé dont la grand-tante épousa Léon Blum, il fait montre d'un humanisme de centre-gauche, social-démocrate. Ses idées sur la vie associative, la méfiance envers l'argent, le contrôle de l'actionnariat ont probablement inspiré Delors. Vociférer n'est pas croire. Mesurer, peser n'est pas manquer de foi", dit cet homme de quatre-vingt-deux ans, courtois, civilisé, attentif à l'Etat, déterminé au chapitre de ses convictions."
De la fin des années 1990 jusqu'au milieu des années 2000, les mondes du cinéma, de la télévision, de l'art, de la mode et de l'édition s'enthousiasment pour le sexe explicite : c'est la période du " porno chic ". Durant cette poignée d'années, des cinéastes, hommes comme femmes, introduisent des scènes pornographiques dans leurs films. Des directrices de casting écument les clubs échangistes et les soirées BDSM. Les artistes inondent les galeries d'oeuvres pornographiques. Les marques font appel aux égéries de films pour adultes pour leurs campagnes de pub. Le public découvre, éberlué, l'arrivée de la téléréalité et le sexe en direct. Les textes explicites écrits par des femmes battent tous les records de vente. Il ne se passe pas une semaine sans qu'une star du X soit invitée sur un plateau TV. C'est ainsi que des mondes qui n'auraient jamais dû se côtoyer ont fini par fusionner. Ovidie a participé à cette parenthèse du porno chic, un moment charnière antérieur à internet qui a inspiré ce que les millenials nommeront plus tard la " culture porn ". Mais tout change en octobre 2017, lorsque #MeToo vient bouleverser nos regards en nous amenant à relire ces années à travers le prisme des discriminations sexistes et sexuelles. Et, pour une fois, l'industrie du X n'est pas la seule sur le banc des accusés. Car derrière la starification des actrices, il y a eu la stigmatisation, le jugement, le slut shaming. Dans cet ouvrage qui mêle récit intime et réflexions politiques, Ovidie décrypte ce mécanisme marquant au fer rouge les femmes qui, à un moment ou à un autre de leur vie, ont été sexualisées - et l'ont payé très cher.
Résumé : Dans la plupart des sociétés occidentales, la place des loisirs et des activités culturelles s'est sensiblement accrue depuis la fin des années 1960. Cette évolution générale masque toutefois de profondes disparités qui interrogent le bilan des politiques de démocratisation de la culture car celles-ci, notamment en France, inspirent l'essentiel des politiques publiques menées dans ce domaine. L'accès aux biens, aux services et aux équipements culturels continue d'alimenter les inégalités observées dans d'autres domaines de la vie sociale, en particulier dans le domaine scolaire. Marquée par la montée de l'audiovisuel, le recul de l'écrit et la globalisation de l'offre de biens et services culturels, la cartographie des styles de vie culturelle est aujourd'hui perturbée par un certain éclectisme des goûts et des pratiques ; si celui-ci brouille le découpage des frontières symboliques entre les groupes sociaux, il n'est pas nécessairement synonyme d'une disparition des hiérarchies culturelles.
La vie de Frantz Fanon se lit comme un thriller de la décolonisation et de la guerre froide. Elle est aussi un témoignage essentiel des bouleversements politiques et intellectuels du XXe siècle. Après avoir combattu dans les rangs de la France libre pendant la Seconde Guerre mondiale, Fanon, jeune psychiatre martiniquais charismatique et talentueux, publie à 27 ans Peau noire, masques blancs , ouvrage prophétique qui s'imposera avec le temps comme un classique. Il approfondit son expérience clinique au centre hospitalier de Saint-Alban (Lozère), berceau d'innovations thérapeutiques qui marqueront profondément sa recherche d'une psychiatrie désaliénée au service des humiliés. Cette quête de la désaliénation, il la met à l'épreuve de la situation coloniale lorsqu'il est muté en Algérie, à la veille de la guerre de libération. Il s'engage corps et âme dans le combat anticolonial, d'abord à Tunis où il met ses compétences médicales au service du Front de libération nationale (FLN), puis comme ambassadeur itinérant du mouvement en Afrique subsaharienne. Fauché par une leucémie foudroyante au moment même où paraît son livre le plus célèbre, Les Damnés de la terre , Fanon meurt le 6 décembre 1961, laissant derrière lui une oeuvre qui suscite depuis soixante ans une multitude d'interprétations et d'appropriations créatrices dans le monde entier. Servie par la plume élégante d'Adam Shatz, cette biographie politique et intellectuelle s'impose comme un ouvrage de référence.
Partout en Europe, à l'abri des regards, les centres de rétention destinés à organiser l'expulsion des sans-papiers se multiplient. Au nom du contrôle des frontières, des milliers de personnes y voient leurs droits fondamentaux bafoués. Surmontant les difficultés d'accès à ces lieux, Louise Tassin est parvenue à enquêter au coeur et autour de ces dispositifs. Grâce à une immersion inédite dans des centres d'Ile-de-France et sur les îles de Lesbos et Lampedusa, elle livre un tableau vivant et documenté de cet enfermement de masse. Avec elle, on découvre qu'une partie du personnel en charge de la rétention a connu des trajectoires migratoires similaires à celles des " retenu. es ". Autrement dit : pas d'enfermement des étranger. es... sans l'appui d'une main-d'oeuvre immigrée précaire. Le contrôle des frontières est par ailleurs largement délégué à des acteurs privés (entreprises, associations, collectifs locaux), qui travaillent en coopération avec les fonctionnaires de police, quand ils ne s'y substituent pas. Quid de la responsabilité des Etats, des conditions d'enfermement, de la transparence des dispositifs dans ce contexte ? Les expériences des étrangères et des étrangers retenus résonnent d'un centre à l'autre et d'un pays à l'autre. Partout s'exprime le sentiment d'être injustement traités en criminels. Que fait la rétention à celles et ceux qui y sont placés ? Et comment l'existence de ces lieux façonne-t-elle les représentations de l'étranger ?