Guide d'intervention militante non-conventionnelle, ce livre expose la théorie et la pratique d'un activisme expérimental, mêlant engagement politique, pensée critique et action artistique. Comment saper l'ordre des discours dominants? Comment saboter les imaginaires de la société de consommation? Comment intervenir dans un espace public verrouillé par des médias omniprésents? Loin des principes de la com"publicitaire et du bourrage de crâne, ce manuel propose un arsenal de tactiques d'agitation joyeuse et de résistance ludique à l'oppression: détournements, camouflages, happenings, théâtres invisibles, attaques psychiques, entartages, impostures médiatiques et canulars révélateurs... Dans la lignée des mouvements artistico-subversifs, inspirés par Dada et les situationnistes, les auteurs revisitent les procédés de la critique sociale sur le mode de l'impertinence créatrice. Tandis que la politique radicale traditionnelle mise sur la force persuasive du discours rationnel, la communication-guérilla ne s'appuie pas sur des arguments, des chiffres et des faits, comme la plupart des tracts, mais cherche à détourner les signes et les codes de la communication dominante. Contre l'ordre du discours qui nous est imposé, la communication-guérilla travaille à intensifier la charge subversive du non-verbal, du paradoxe, du faux, du mythe. Elle se définit comme l'art de mettre de la friture sur la ligne. Volontiers provocateur, le message s'adresse à ceux qui n'ont pas renoncé à la perspective d'une action politique radicale, mais qui refusent de croire que le militantisme se doit d'être sentencieux, rigide, sérieux et, pour tout dire, triste à pleurer. À l'opposé des petits soldats de la vérité monolithique, ce texte-manifeste - devenu « culte » depuis sa première publication en Allemagne en 1997 - propose des formes d'action inventives pour une critique en acte des rapports sociaux existants."
Nombre de pages
256
Date de parution
13/10/2011
Poids
213g
Largeur
142mm
Plus d'informations
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EAN
9782355220319
Titre
Manuel de communication-guérilla
Auteur
Blissett Luther ; Brunzels Sonja ; Cyran Olivier
Editeur
ZONES
Largeur
142
Poids
213
Date de parution
20111013
Nombre de pages
256,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Mixe de fresque historique, de western et de roman d'espionnage, l'Oeil de Carafa offre une chevauchée délirante et sanguinaire à travers le siècle de la Renaissance. Par complots interposés, deux hommes s'affrontent : "Q', agent secret au service de Carafa -patron de l'Inquisition - et un mystérieux capitaine, ex-étudiant en théologie passé maître dans la guérilla, prêt à participer à toutes les rebellions qui secouent alors l'Europe. Sur fond de guerre de religions et de révoltes paysannes, on complote, trahit, trucide. Les identités sont réversibles, tous les coups permis : arnaques bancaires, terrorisme, propagande, tortures, massacres à grande échelle... Pour nos proto-hackers du 16e, l'objectif n'est pas des moindre : faire vaciller le pouvoir des Charles-Quint, François Premier et du Saint Office. Enjeu : la libre expression et circulation des idées, jusque là monopole de Rome.A mi-chemin entre la rigueur macabre d'un James Ellroy et l'éclectisme savant d'un Umberto Eco, L'oeil de Carafa constitue un formidable kaléidoscope où, temps, personnages et trajectoires volent en éclats pour ne retrouver leur sens, où un semblant d'identité, qu'au travers des multiples intrigues qui se trament sur un échiquier jonché de chausse-trappes. Cette question de l'identité est d'ailleurs, en creux, le point névralgique du roman. À force de se côtoyer, rebelles et bourreaux finissent par se ressembler, par perdre le fil de leur destin. D'où ce sentiment diffus, au milieu d'une cavale riche en rebondissements, de la névrose qui gagne, d'un piétinement funéraire, un air d?Apocalypse Now. Enfin, ce n'est pas un hasard si ce récit semble faire, par un jeu de miroirs habile, la critique des grands pouvoirs médiatico-culturels contemporains. Sous le nom de son supposé auteur, Luther Blissett, se cache un groupuscule de quatre jeunes écrivains italiens d'une moyenne d'âge de 30 ans. Proches des mouvements anti-mondialisation, ils sont agitateurs, web-guérilleros, ennemis des sacro-saintes notions d'auteur et de copyright, et, last but nos least, des conteurs nés !
Mona Chollet s’attaque cette fois à notre propre démon intérieur, celui qui nous culpabilise de ne pas faire assez, de ne pas être assez bien. Elle plonge dans les racines religieuses de nos sociétés occidentales pour démontrer l’origine de cette culpabilisation plus prégnante chez les femmes et minorités. Elle évoque brillamment ce sujet à travers la honte des victimes de violences sexuelles, la culpabilité des mères ou celle des enfants toujours jugés coupables, mais également l’impossible perfection dans le cadre du travail et dans le militantisme. Dans cet essai éclairant, elle offre en plus un regard sincère sur ses propres failles tout en analysant avec pertinence la part que joue la société sur cette voix intérieure qui nous rabaisse constamment.
Le capitalisme engendrant des besoins artificiels toujours nouveaux, mettre un terme à la voracité consumériste implique de définir et de s'appuyer sur des besoins " authentiques " et reconnus de tous. Le nouveau livre de Razmig Keucheyan suit cette ligne critique en recherche d'une véritable politique de l'émancipation.Le capitalisme engendre des besoins artificiels toujours nouveaux. Celui de s'acheter le dernier iPhone, par exemple, ou de se rendre en avion dans la ville d'à côté. Ces besoins sont non seulement aliénants pour la personne, mais ils sont écologiquement néfastes. Leur prolifération sous-tend le consumérisme, qui lui-même aggrave l'épuisement des ressources naturelles et les pollutions.À l'âge d'Amazon, le consumérisme atteint son " stade suprême ". Ce livre soulève une question simple : comment couper court à cette prolifération de besoins artificiels ? Comment sortir par là même du consumérisme capitaliste ? La réflexion s'appuie sur des chapitres thématiques, consacrés à la pollution lumineuse, à la psychiatrie de la consommation compulsive ou à la garantie des marchandises, pour élaborer une théorie critique du consumérisme. Elle fait des besoins " authentiques " collectivement définis, en rupture avec les besoins artificiels, le c?ur d'une politique de l'émancipation au XXIe siècle.Chemin faisant, le livre évoque la théorie des besoins de Karl Marx, André Gorz et Agnes Heller. Pour ces auteurs, les besoins " authentiques " ont un potentiel révolutionnaire. Comme disait Marx, " une révolution radicale ne peut être que la révolution des besoins radicaux ".Table des matières : Prologue. L'écologie de la nuitLe droit à l'obscuritéL'hégémonie de la lumièreSurveiller et éclairerUn mouvement contre la " perte de la nuit "Les besoins, question du siècle1. Une théorie critique des besoinsDe l'aliénation à l'écologie politiqueÀ la recherche des besoins authentiquesLes besoins ont une histoireLes deux paradoxes des besoins radicauxLe sceau de l'espèce2. DéprivationBiocapitalismeCosmocapitalismeMouvements de désaliénationL'aliénation comme déprivationFreins d'urgence3. Addicts à la marchandiseLes troubles de la consommation compulsiveDébiteurs anonymesOuvriers antialcooliquesPhilosophie de la simplicitéDes collectifs à taille humaine4. Changer les chosesLe système des objets" Make it new ! "La garantie et la lutte des classesBrève histoire de la garantieQue choisir ?Protéger l'investissementLe marché des extensions de garantieOuvrir la boîte noire de la marchandise5. Un communisme du luxeDes biens émancipésUn luxe pour tousL'infrastructure de l'égalité6. Politique des besoinsDe nouvelles alliancesLe consommateur comme producteurDe Au Bonheur des Dames à AmazonPlus-value logistique et vulnérabilité du capital7. À la recherche de la démocratie écologiqueScénarios de transition écologiqueLe spectre d'une " dictature sur les besoins "Théâtre des négociationsUne Assemblée du futur ?Municipalisme libertaire et pouvoir des conseils8. Retour vers le futur : Gramsci avec Gorz.
Macron, c'est moi en mieux", confiait Nicolas Sarkozy en juin 2017. En pire, rectifient Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot. Huit ans après Le Président des riches, les sociologues de la grande bourgeoisie poursuivent leur travail d'enquête sur la dérive oligarchique du pouvoir en France. Au-delà du mépris social évident dont témoignent les petites phrases du président sur "ceux qui ne sont rien", les auteurs documentent la réalité d'un projet politique profondément inégalitaire. Loin d'avoir été un candidat hors système, Emmanuel Macron est un enfant du sérail, adoubé par les puissants, financé par de généreux donateurs, conseillé par des économistes libéraux. Depuis son arrivée au palais, ce président mal élu a multiplié les cadeaux aux plus riches : suppression de l'ISF, flat tax sur les revenus du capital, suppression de l'exit tax, pérennisation du crédit d'impôt pour les entreprises... Autant de mesures en faveur des privilégiés qui coûtent un "pognon de dingue" alors même que les classes populaires paient la facture sur fond de privatisation plus ou moins rampante des services publics et de faux-semblant en matière de politique écologique. Mettant en série les faits, arpentant les lieux du pouvoir, brossant le portrait de l'entourage, ce livre fait la chronique édifiante d'une guerre de classe menée depuis le coeur de ce qui s'apparente de plus en plus à une monarchie présidentielle.
Libérée, la sexualité des femmes d'aujourd'hui ? On serait tenté de croire que oui. Pourtant, plus de 50 % d'entre elles se disent insatisfaites, que ce soit à cause d'un manque de désir ou de difficultés à atteindre l'orgasme. Si tant de femmes ordinaires sont concernées, peut-être qu'elles n'ont rien d'anormal et que ce n'est pas à la pharmacie qu'il faut aller chercher la solution. Le remède dont elles ont besoin est plus certainement culturel, et passe par une réorientation de notre approche androcentrée du sexe et du plaisir.Tour à tour reportage, essai et recueil de réflexions à la première personne, cet ouvrage enquête sur les dernières découvertes scientifiques ayant trait à l'orgasme féminin. On y apprend ainsi qu'une chercheuse en psychologie clinique a recours à la méditation de pleine conscience pour traiter les troubles à caractère sexuel. On y découvre aussi diverses façons dont les femmes choisissent de redéfinir leur sexualité. Cette aventure aux confins de la jouissance nous emmène jusqu'au festival Burning Man, où l'orgasme féminin est donné à voir sur scène, ou encore dans le cabinet feutré d'une thérapeute qui propose de soigner les traumatismes liés au viol à l'aide de massages sensuels.Table des matières : RemerciementsPréface, par Maïa Mazaurette1. La peur du plaisirDans une culture obsédée par le sexe, tout le monde ne se sent pas nécessairement à l'aise.2. Une histoire de l'oubliComment des siècles d'ignorance vis-à-vis de l'anatomie féminine ravagent encore aujourd'hui la santé des femmes ? et comment l'une d'elles s'est rebiffée.3. Un point fixe dans un monde en mouvementQu'est-ce qu'un orgasme, après tout ? Tout dépend si vous posez la question à un scientifique, un poète ou un mystique.4. JouerTout ce que veulent les filles, c'est s'amuser. Elles ne font rien d'autre que s'amuser, et cela brouille les limites entre la thérapie, le porno, la santé, le mysticisme et la prostitution. Bienvenue dans ce monde à la fois sans gêne et sauvage, ce monde de l'underground sexuel féminin d'aujourd'hui.5. Le plaisir est-il nécessaire ?L'égalité sexuelle se limite-t-elle vraiment à l'égalité face à la jouissance ? Qu'est-ce qui se cache derrière ce droit au plaisir auquel nous aspirons ?Bibliographie.