Elle marchait sous les platanes de l'avenue. Il arrivait en sens inverse. Ils allaient se croiser quand soudain elle s'est approchée, a tendu le bras et a dit °Pardon monsieur, est-ce que je peux vous toucher?" Vingt ans plus tard, et sans que cette question n'ait cessé de les hanter, ils vont se revoir pour obtenir la réponse... Les mots de Claude Bleton font écho aux photos de Catherine Izzo, dans une résonance sensuelle et troublante. Leurs écritures intimistes - écriture dense et concise pour Claude Bleton, images oniriques en noir et blanc pour Catherine Izzo - se répondent ici avec justesse. Biographie de l'auteur Claude Bleton traduit de l'espagnol les plus grands auteurs classiques et contemporains. En 2004, il a publié son premier roman, les Nègres du traducteur, aux Editions Métailié, et fera prochainement paraître Broussaille aux Editions du Rocher. Née en 1960, Catherine Izzo vit à Marseille. Autodidacte de la photographie, elle est l'auteur de plusieurs livres, dont Traversée, Marseille 26 septembre 2003 18 h 15-19 h 26, Filigranes, 2004; Noirs silences. Dans le sillage des Marins perdus, Images en Manoeuvres, 2002; la Valse d'un jour, livret du CD de Gianmaria Testa, Harmonia Mundi, 2001; Un temps immobile, Filigranes, 2000; l'Aride des jours (sur des poèmes de Jean-Claude Izzo), Editions du Ricochet, 1999. Ses photos font l'objet d'expositions régulières et sont visibles sur le site http://passevue.com.
Date de parution
07/02/2007
Poids
134g
Largeur
130mm
Plus d'informations
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EAN
9782916073255
Titre
VOUS TOUCHER
Auteur
BLETON CLAUDE
Editeur
BEC EN AIR
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130
Poids
134
Date de parution
20070207
Disponibilité
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Je suis en train de te dire cette lettre dans l'arrière-salle de ce bistrot népalais où les habitués jouent aux dominos dans la fraîche obscurité d'un soir de juillet. J'ai haussé les épaules et il a repris:" Tu es comme un arbre?-Quel rapport? -Le métier des arbres, c'est d'attendre. "mon regard s'évade, je vide mon verre d'un trait. Soudain, le temps presse. Sur la place, on n'a toujours pas retrouvé le cycliste écrasé. Mon regard s'évade au fond de mon verre."
Un homme et une femme sous un pont, ils boivent, il parle. Il voulait faire carrière dans les lettres, c'est pourquoi il s'était marié à une héritière du meilleur monde littéraire et faisait des traductions résolument post-modernes... Devenu étoile au firmament des cénacles hispanistes, il avait mis au point une méthode ingénieuse : il rédigeait une traduction puis cherchait un auteur espagnol pour en écrire la version originale. Les auteurs étaient d'accord, la vie est si courte et l'écriture si difficile. Mais l'un d'eux s'est rebellé, et le traducteur a été obligé de l'éliminer... Dans ce récit ironique et cocasse, tout bouge et change, le lecteur est pris dans des filets dérivants. Où est la vérité ? N'y a-t-il que le commissaire à la retraite qui sache lire ? Jusqu'où est-il possible de traduire ? Un texte peut-il exister sans auteur ...
Boulevard des Mystères, route de l'Enfant-Perdu, ruelle du Secret, venelle du Diable, avenue de l'Eveil, impasse de l'Amitié...: c'est en rebaptisant ainsi les quartiers de Mexico que la jeune Vilma Fuentes s'annexait le territoire de sa ville natale. Dès lors, chaque chapitre de ce roman ambulatoire est comme une station sur le parcours d'un magique voyage dans les lieux de mémoire. De déménagement en changement d'école, de la fréquentation des pauvres du voisinage à celle des intellectuels amis de sa famille, de l'enfance à l'adolescence, Vilma Fuentes réinvente l'immense métropole mexicaine. Alliant le charme des récits d'enfance à l'élaboration d'une géographie initiatique, L'Autobus de Mexico capte ce dont nul guide de voyage ne saurait rendre compte: la mystérieuse aura d'une des plus fascinantes cités du monde. Biographie: Née à Mexico en 1948, Vilma Fuentes, écrivain et journaliste, vit à Paris depuis 1975. Elle est également l'auteur chez Actes Sud du roman Des châteaux en enfer (2008).
Ils sont deux amis, jeunes, beaux, idéalistes et désespérés, que Londres réunit dans les années 1980. Entre Theo, étudiant anglais en sociologie, et Antonio, auréolé de sa gloire d'exilé chilien, l'attraction est immédiate. Ils refont le monde au rythme des mélodies envoûtantes de Joan Baez ou Bob Marley; l'engagement politique de l'un contre la dictature exacerbe la soif de liberté de l'autre - une liberté bridée par les austères années Thatcher. Ils sont frères d'armes, qui se sont juré une loyauté à la vie et à la mort. L'irruption de la belle Clara aura raison de leur promesse. S'ensuivent quinze ans de silence; Theo court après ses chimères. Correspondant de guerre, il arpente camps de réfugiés et villes dévastées, quand, un jour, Antonio, devenu le mari de Clara, l'invite au Chili pour le mettre à nouveau face à face avec la femme de sa vie.
Gerbehaye Cédric ; Rousseaux Xavier ; Deceulaer Ha
Panoptik ouvre des portes rarement entrebâillées : celles de trois prisons bruxelloises. Pendant plus de dix ans, Cédric Gerbehaye y a partagé le quotidien des détenus et du personnel pénitentiaire. Dans un livre construit comme une enquête, il y fait dialoguer ses images avec un ensemble d'archives photographiques exceptionnelles ? portraits anthropométriques de prisonniers réalisés dès les années 1910 ? pour raconter l'histoire de l'enfermement sur plus d'un siècle.À la croisée du documentaire, de l'histoire et de l'art, ce livre révèle la nécessité d'une transformation en profondeur du paysage carcéral, en Belgique comme ailleurs en Europe. Éclairé par les textes de deux historiens, il invite à repenser notre rapport à la peine et l'idée même d'humanisme que nous souhaitons défendre.
« Les éditions le Bec en l'air proposent de redécouvrir le talent de ce photographe proche des gens, aux antipodes de l'imagerie coloniale de l'époque. En mariant qui plus est, la beauté de l'image et l'intérêt du texte. » --Le Monde diplomatique« Les portraits sont magnifiques, souvent concentrés sur un seul sujet, comme si Sved était littéralement hypnotisé. » --Libération« La puissance architecturale et monumentale de certains paysages, la beauté de personnages hiérarchiques, certaines images illuminées font, de ce Maalesh, un récit visuel intemporel qui laisse entrevoir des fragments d'éternité. » --Le Photographe
Jacob Nzudie photographie ses clients dans un supermarché au Cameroun tels qu ils désirent être vus. Ce lieu n est pas anodin. Destiné à une clientèle privilégiée, souvent composée d'expatriés occidentaux, il n'accueille pas la plupart des Camerounais. Il est utilisé par certains de ceux qui le fréquentent comme un instrument de rêve. On se rêve en nanti, en « indigène évolué » qui se passerait des marchés à ciel ouvert, de leur manque d'hygiène, de leur offre de produits exclusivement locaux et de la promiscuité des compatriotes peu fortunés. Le supermarché nourrit le fantasme. Même si ce sont d'abord les nécessités professionnelles et économiques qui ont conduit Nzudie à faire du magasin son « studio », son travail photographique possède un sens caché: sa production explicite les rapports ambigus de ses compatriotes à l urbanité et le désir d'ascension sociale dans cette société très hiérarchisée. --rencontres-arles.com