Histoire économique de la Guadeloupe et de la Martinique. Du XVIIe siècle à nos jours
Blérald Alain-Philippe
KARTHALA
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EAN :9782865371341
Partie intégrante du Nouveau Monde, l'archipel de la Caraïbe n'échappe pas, au XVlle siècle, à la pénétration européenne. C'est en effet dès les années 1630 que la France colonise la Guadeloupe et la Martinique. Par son ampleur et sa durée, cette colonisation va constituer le fait majeur et le fondement de leur histoire moderne et contemporaine. Les économies antillaises se spécialisent très tôt dans les productions d'exportation à destination de l'Europe (sucre de canne, puis rhum, bananes, épices). Cette intégration s'accompagne d'un mouvement combiné de déstructuration et de restructuration des formations sociales : marginalisation puis quasi-destruction de la population caraïbe, mise en place d'une classe coloniale blanche (planteurs, Blancs engagés...) et importation progressive d'esclaves d'Afrique noire. Au XVllle siècle, la traite connaît même en France un essor sans précédent, accompagnant l'expansion de l'économie sucrière aux Antilles. Au XIXe siècle, le passage de l'Europe au capitalisme industriel amène une rupture dans l'organisation des systèmes coloniaux. Les Antilles françaises voient leur dépendance à l'égard de la métropole renforcée avec l'intégration douanière (sucre antillais protégé, politiques de contingentement...). L'abolition de l'esclavage en 1848 provoque une redistribution sociale, notamment par la naissance d'une classe de petits paysans, mais dans l'économie globale la part des cultures vivrières ira cependant en diminuant. Depuis la Deuxième Guerre mondiale, l'évolution de la Guadeloupe et de la Martinique est marquée parla départementalisation et la logique d'assimilation qu'elle a entraînée. Avec pour principaux résultats : l'accentuation d'un mode de consommation occidental, la rattrapage progressif des conquêtes sociales métropolitaines, l'émergence d'une classe moyenne parmi la population noire et métisse. Parallèlement, s'est développée la prise de conscience du fait national et de la dimension régionale caraïbe. La question du statut et celle d'une économie plus autosuffisante et régionalement plus intégrée sont aujourd'hui clairement posées.
Nombre de pages
336
Date de parution
03/05/2000
Poids
560g
Largeur
160mm
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EAN
9782865371341
Auteur
Blérald Alain-Philippe
Editeur
KARTHALA
Largeur
160
Date de parution
20000503
Nombre de pages
336,00 €
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Pourquoi l'assimilation des Antilles à la métropole française alors même que, partout, dans la Caraïbe comme à l'échelle internationale, la tendance s'affirme irréversiblement à l'indépendance nationale et étatique des anciennes colonies ? Comment l'autorité coloniale est-elle parvenue à se parer, en Guadeloupe et en Martinique, des attraits d'une puissance publique légitime ? Comment y expliquer les difficultés d'éclosion du sentiment national ? L'intégration française des Antilles .par la décentralisation peut-elle être une décolonisation ? C'est à ces interrogations pour le moins capitales que le présent essai s'efforce de répondre. De l'Etat colonisateur à l'Etat civilisateur, de la conquête à l'assimilation, c'est tout un processus historique dont il importe de saisir la logique.
Cet ouvrage permet de rendre un bel hommage à deux de nos frères Elie Stephenson et Serge Patient. Ces voies retentissantes ont su au fil des années germer "dans le terreau de la créativité guyanaise" et marquer à bien des égards notre littérature. Ici ou là, il est bon de s'asseoir autour d'une table, de déambuler dans les bibliothèques, de découvrir les différentes rangées de livres, de les parcourir, de s'en imprégner pour pouvoir les partager autour de nous, les rendre vivants ou vibrants. Leurs textes doivent donner lieu à de mûres réflexions, être transmis de génération en génération à l'image d'une torche où on peut se représenter un long fleuve, celui de la culture et de la littérature guyanaise qui transporte des alluvions et relie de nombreux hommes, des peuples entre eux.
Les bals masqués sont-ils source de création ou de libération de tensions ? Favorisent-ils un surinvestissement de l´imaginaire ? Sontils l´expression de cycles et de liens sociaux à décrypter ? S´imposent-ils comme spectacle ou performance d´identités revendiquées, réaffirmées ou parfois réinventées ? Dans ce jeu sur les identités, il faut prendre en compte les renversements, les glissements, les bascules qui se produisent dans le rapport entre espaces profane et sacré, ou encore dans la relation homme/femme, dans la définition des identités sexuées et de la sexualité.
A la croisée de la psychanalyse et de l'anthropologie, cet ouvrage propose une lecture structurale de l'histoire ottomane et républicaine de la Turquie. D'Osman à Kemal, de la chute de Constantinople au mouvement protestataire du parc de Gezi (2013), sont retracées les transformations du "discours" social organisé par quatre places qu'occupent différentiellement le sultan, l'Etat, les assujettis et le territoire. Au "discours d'Empire" des premiers Ottomans succède au XVIIe siècle un "discours d'en pire" dont émerge, au XIXe siècle, celui "de la paranoïa" à la logique génocidaire. De cette matrice naît celui de la République, toujours actuel depuis cent ans : le "discours de l'hainamoration" dont Erdo?an est depuis vingt ans le sujet principal. Ces transformations successives ont pour enjeu, avec une étrange constance, le champ de l'altérité : le lieu de la différence.
La question de l'évangélisation est au coeur de ce récit à caractère autobiographique. Prêtre du diocèse de Vannes, Bertrand Jégouzo a passé plusieurs années de sa vie comme missionnaire Fidei donum dans le diocèse de Riobamba, en Equateur. Plus précisément dans les Andes au milieu d'une population majoritairement indienne. Très vite, il s'est trouvé confronté à l'interrogation à la base de l'évangélisation : comment un missionnaire occidental, formé dans la théologie catholique du XXe siècle, peut-il transmettre - ou partager - la foi chrétienne à des paysans quechua vivant dans une culture plus que millénaire ? Comment composer avec les formes et les traditions d'un christianisme implanté au temps de la conquête espagnole ? A travers le récit d'histoires et d'aventures vécues au quotidien, l'auteur questionne la pratique missionnaire. Dans les sociétés latino-américaines, l'enjeu est d'assurer le droit à la différence dans les manières de vivre, de penser et d'élaborer ses propres conceptions culturelles et religieuses. Son témoignage aborde des questions essentielles et respire l'authenticité.