1931. Depuis le grand krach financier d'octobre 1929 l'Amérique est sous le choc. Les chômeurs se comptent par millions, le moral de la nation est au plus bas. Sanctuaire paraît le 9 février 1931, au plus noir de la "Grande Dépression". C'est le sixième roman publié de William Faulkner et son premier succès commercial. Jusque-là il n'avait connu que des succès d'estime. Le Bruit et la fureur ou Tandis que j'agonise, ses deux livres précédents, étaient des oeuvres trop neuves et trop insolites pour plaire au grand public. Mais Sanctuaire fit scandale et eut donc de bien meilleures ventes. Le premier tirage de 2219 exemplaires fut vite épuisé. Début mars, trois semaines après la sortie du roman, il s'en était vendu plus de 3500 exemplaires, plus de 7000 en avril. On était encore loin du bestseller et Faulkner allait faire bien mieux avec Les Palmiers sauvages (1939), mais grâce à ce roman il sortait enfin de la semi-obscurité qu'aucun de ses livres antérieurs n'avait réussi à dissiper. [...]" André Bleikasten.
Nombre de pages
192
Date de parution
02/04/1993
Poids
112g
Largeur
108mm
Plus d'informations
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EAN
9782070386376
Titre
Sanctuaire de William Faulkner
Auteur
Bleikasten André
Editeur
FOLIO
Largeur
108
Poids
112
Date de parution
19930402
Nombre de pages
192,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Depuis Portnoy et son complexe, Philip Roth n'a cessé d'occuper le devant de la scène littéraire américaine et son ?uvre, désormais riche de plus de vingt titres, s'impose aujourd'hui comme l'une des plus fortes de la seconde moitié du XXe siècle. ?uvre toujours en cours, work in progress : s'il est d'ores et déjà un classique, cet écrivain toujours étonnamment fécond n'a rien perdu de sa verve, de sa drôlerie et de sa férocité, et ses romans n'ont pas fini de surprendre et d'intriguer.
La carrière littéraire de Flannery O'Connor fut brève, son ?uvre de fiction tient en deux romans et une trentaine de nouvelles. Assez pour lui assurer une des premières places dans la littérature américaine du XXe siècle. Catholique dans un Sud protestant, hantée par les mystères de la foi et l'énigme du mal, elle racontait des histoires de fureur et de grâce. L'obsession du sacré y est omniprésente, mais le plus admirable, chez elle, est l'implacable cruauté du regard, la jubilante férocité de l'humour et la force d'une écriture souple, dure et tranchante comme une lame.
Prix de la Biographie de l'Académie Française En 1948, Raymond Queneau notait que « de tous les écrivains américains, Faulkner est celui dont la vie nous paraît la plus mystérieuse ». Et Sartre concluait son essai sur Sartoris par ces mots : « Il faudrait le connaître ». Le connaît-on mieux aujourd'hui ? Plus d'un demi-siècle après sa mort, on dispose déjà d'une demi-douzaine de biographies, mais nous en sommes toujours à nous demander comment un petit poète anachronique du fin fond du Mississippi a pu devenir l'un des plus grands romanciers du XXe siècle. Faulkner lui-même, à en croire une de ses lettres à Malcolm Cowley, eût aimé n'être connu que par ses livres. Mais en 1949, quand il écrivit cette lettre, il était déjà une figure publique, et, à la fin de la même année, la majorité des membres de l'Académie suédoise s'apprêtait à lui décerner le prix Nobel de littérature. Faulkner mourut célèbre, et dès sa disparition les biographes se mirent au travail. Les misères de sa vie privée sont désormais des secrets de polichinelle. Reste l'homme dans l??uvre. « L'énigme Faulkner » n'a pas cessé de nous fasciner.
Après avoir raconté, dans le premier tome de ses Mémoires, son enfance dans le Maroc d'avant-guerre et son arrivée en France en 1945, Driss Chraïbi reprend le fil de son récit autobiographique. Au début des années 50, il découvre une autre planète, l'Alsace, et s'y installe avec sa femme dans une sorte d'ermitage amoureux voué à l'écriture. Puis ses premiers succès d'écrivain le ramènent à Paris et la communauté maghrébine trouve en lui l'une de ses premières voix dans le milieu littéraire. Défilent ensuite les années France Culture, les années canadiennes, les années à l'Ile d'Yeu, les amis et les rencontres (François Mitterrand, Lucien Bodard...), les paysages, les livres et les femmes de sa vie.
Oui, j'y avais repensé. Qu'est-ce qu'il s'imaginait. Je n'avais pratiquement fait que penser à ça depuis ce matin, mais y penser avait fini par prendre la forme d'une ville, d'un premier amour, la forme d'un porte-conteneurs." Le corps d'un homme est retrouvé au pied de la digue Nord du Havre, avec, dans sa poche, griffonné sur un ticket de cinéma, un numéro de téléphone, celui de la narratrice. Convoquée par la police, elle prend le train pour Le Havre, ville de son enfance, de sa jeunesse, qu'elle a quittée il y a longtemps. Durant ce jour de retour, cherchant à comprendre ce qui la lie à ce mort dont elle ignore tout, elle va exhumer ses souvenirs mais aussi la mémoire de cette ville traumatisée par la guerre, ce qui a disparu, ce qui a survécu, et raviver les vestiges d'un amour adolescent.
Dans l'East Texas profond de la Grande Dépression, la pauvreté règne et dévaste la région comme une tornade. Le jeune Harry Crane découvre le corps mutilé d'une femme noire sur le bord de la rivière Sabine. Il est convaincu que le meurtre est l'oeuvre de l'Homme-chèvre, un monstre de légende. Le nombre de victimes s'alourdit, un homme est lynché et le père de Harry, l'homme de loi local, enquête.
Brontë Emily ; Bellour Raymond ; Lacretelle Jacque
Emily Brontë possède donc le plus singulier des pouvoirs : celui de sa dépendance à l'égard des faits. Avec quelques touches, elle sait évoquer l'âme d'un visage et rendre le corps superflu ; en parlant de la lande, elle fait souffler le vent et gronder le tonnerre. Virginia Woolf. Quand, parmi tous les arbres, je cherche celui dont la forme s'harmonise le mieux avec le cadre du roman tragique d'Emily Brontë, c'est l'image d'un vieux robinier tortueux qui me vient à l'esprit, d'un vieux robinier tordu par le vent qui souffle toujours dans la même direction ; l'écorce est noire, le tronc est creux et, dans ce creux, la pluie a formé une petite flaque où baignent quelques feuilles mortes. John Cowper Powys