Le musée de l'Homme. Histoire d'un musée laboratoire
Blanckaert Claude ; Coppens Yves
RMN
39,00 €
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EAN :9782711872763
Le musée de l'Homme a été conçu par Paul Rivet comme un " musée laboratoire " combinant de manière " révolutionnaire ", selon Claude Lévi-Strauss, les activités de conservation, d'exposition, de recherche et d'enseignement. Investi dès son origine d'une véritable mission civique, voire politique, au sens élevé du terme, ce haut lieu de l'histoire scientifique et culturelle est un établissement profondément original, plaque sensible des questionnements sur l'Homme dans sa diversité. Son histoire est ici présentée dans sa longue durée, son cadre socio-historique - en particulier celui du colonialisme et de la résistance au fascisme -, à travers ses réalisations et ses dynamiques. Sont privilégiées les lignes de force qui ont caractérisé sa politique de recherche et d'expositions depuis le musée d'ethnographie du Trocadéro de 1878 jusqu'à sa refondation en 2015. Dans ce livre, placé sous la direction de Claude Blanckaert, s'entrelacent l'histoire de l'institution, celle de l'émergence de disciplines comme l'anthropologie, la préhistoire ou l'ethnologie, celle aussi des femmes et des hommes qui en ont été les acteurs, parmi lesquels André Leroi-Gourhan, André Schaefiner, Yvonne Oddon, Germaine Tillion, Jean Rouch, et bien sûr Paul Rivet et Georges Henri Rivière, ses fondateurs. Lieu d'histoire, de mémoire, lieu de fidélité aux principes voulus par ses créateurs en 1937, le musée de l'Homme est devenu un symbole. Ce livre lui rend hommage.
Nombre de pages
287
Date de parution
14/10/2015
Poids
1 014g
Largeur
220mm
Plus d'informations
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EAN
9782711872763
Titre
Le musée de l'Homme. Histoire d'un musée laboratoire
Auteur
Blanckaert Claude ; Coppens Yves
Editeur
RMN
Largeur
220
Poids
1014
Date de parution
20151014
Nombre de pages
287,00 €
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La France possède 47% du marché mondial des produits de luxe. Fierté nationale, convoitises internationales. Tout le monde en rêve, tout le monde en veut. Et dans les souks d'Istanbul - et ailleurs - les (fausses) Lacoste se vendent comme des petits pains; sur dix produits contrefaits dans le monde, sept sont français! Ainsi estime-t-on le chiffre d'affaires de la contrefaçon à quelque 6 milliards par an! C'est donc un véritable arsenal juridique international que l'industrie du luxe a dû imposer pour se protéger. Autre problème: que devient un produit de luxe à l'heure de la grande distribution? Peut-on vendre une montre Cartier en libre-service? Et à l'heure du télé-achat? Mais comment ne pas tomber dans le refus de vente? Le luxe, c'est aussi la glorification du travail manuel, la noblesse de l'apprentissage et enfin et peut-être surtout un art de vivre; ne parle-t-on pas d'admettre dans le fameux Comité Colbert le boulanger parisien Poilâne ou le fabricant de sorbets Bertillon...
La Société d'anthropologie de Paris a été fondée à la fin de l'année 1858 par le médecin Paul Broca pour promouvoir, selon ses statuts, "l'étude scientifique des races humaines". Elle connut un succès rapide et durable. La préhistoire naissante et les audacieuses hypothèses de l'Origine des espèces de Charles Darwin s'associaient dans l'esprit savant à la lourde discipline de l'anthropométrie. Le temps de la terre et le temps des hommes se voyaient réconciliés, avec cette conséquence inattendue, vite enregistrée, que l'homme n'est ni de "création" récente ni isolé dans la chaîne des êtres vivants. Dès les années 1860, les anthropologues discutaient des crânes et du peuplement européen, de l'homme des cavernes et du gorille, de Boucher de Perthes et des progrès de la civilisation. Et l'on doutait peu qu'enfin l'homme se connût lui-même dans sa "nature", ses origines et la disparité tant physique qu'intellectuelle de ses "races". Par ses enjeux de connaissance, l'anthropologie semblait braver les interdits des autorités religieuses et morales traditionnelles. Cette science d'ouverture s'offrit alors d'elle-même au jeu des querelles méthodologiques, doctrinales et philosophiques. Paul Broca rallia à son programme nombre de savants libres penseurs ou positivistes mais également gobiniens, phrénologues et spiritualistes qui tous communiaient dans un même questionnement en divergeant radicalement sur les points en litige. Le premier demi-siècle de la Société d'anthropologie fut celui des affrontements, des préjugés et du choc des traditions culturelles. Ces épisodes de controverse, récurrents ou ponctuels, scandent la vie mouvementée de l'anthropologie française des années 1850-1900. Ils sont ici analysés dans leur complexité et leur devenir, tels qu'ils ont configuré les imaginaires de l'humain, de la statique à la dynamique, de la race à l'évolution des sociétés.
Dans les sciences de l'homme, le « terrain » tient à la fois du lieu physique, de la technique et du rituel académique. C'est encore un savoir-faire. Dans la mesure où la démarche d'enquête est devenue l'arbitre de la validité théorique de l'anthropologie, la sociologie ou la géographie, les circonstances de l'observation et les formes d'enregistrement des données méritent un examen attentif et une mise en perspective historique.
Dès le milieu du XIXe siècle, l'argument d'utilité est souvent avancé par les anthropologues français pour justifier l'importance politique d'une science sans réel statut universitaire. Avec une ardeur prosélytique, ils se projetaient dans l'idéal, en législateurs du genre humain. Pour accroître leur audience, nombre d'entre eux cherchèrent à majorer leur image en soulignant le champ d'applications possibles de leurs savoirs. Ils le feront soit par des propositions concrètes (en matière coloniale, démographique, hygiénique, etc.), soit par des discours-programmes sur les arts du gouvernement, la "question sociale" ou la laïcité. La science devenait la seule source d'inspiration valable pour la direction des hommes. Elle sembla justifier son droit par ses capacités. Piégée entre vulgarisation et stéréotype normatif, l'anthropologie a forgé une conception instrumentale de l'histoire et des rapports sociaux unifiée autour des thèmes du développement (et donc du sous-développement), de la race (des vainqueurs, et donc des vaincus), de l'adaptation (et donc de la déviance), de l'hérédité bonne... ou mauvaise. Dans la période 1860-1940, la représentation professionnelle obéit à une double volonté : ouvrir ses frontières disciplinaires et imposer un magistère d'influence. Cherchant à dévoiler les secrets de l'humanité, elle joue des inquiétudes "fin de siècle" sur la vitalité de la nation comme de l'intérêt populaire qui s'attache au récit des origines ethniques. Ainsi la pratique dit plus que les applications techniques ou les certitudes d'une communauté savante. Le mot évoque aussi les composantes symboliques et identitaires, la compétence experte tournée vers l'objectivation de l'homme, la construction des idéologies modernes, l'ambition réformatrice. Les études de cas présentées dans ce recueil portent sur les savoir-faire de l'anthropologie, de l'investigation de terrain jusqu'aux modes d'intervention dans la vie publique.
Some of the most iconic and influential images of nineteenth-century French painting, including Gustave Courbet's famous The Meeting ("Bonjour, Monsieur Courbet!"), highlight the celebrated Bruyas Collection from the Musée Fabre in Montpellier. With tastes ranging from romanticism to realism, Alfred Bruyas (1821-1877) collected both traditional and what was then avant-garde art. Featuring nine masterpieces by Courbet, as well as important painting, drawings, and sculptures by such leading artists of the period as Delacroix, Ingres, Géricault, Millet, Corot, Rousseau, and Barye, this book examines Bruyas's role as one of the foremost collectors of contemporary art in France, and the significance of his patronage of living artists.
Girveau Bruno ; Comte-Sponville André ; Rosset Clé
La nature éphémère de la joie de vivre, presque indéfinissable, explique sans doute la rareté de cette notion dans la philosophie et a contrario la fréquence de ses représentations dans l'art. Il est plus simple en effet pour un peintre que pour un philosophe de saisir un bonheur fugitif. Quelles images les artistes donnent-ils de la joie de vivre ? La plupart d'entre eux célèbrent la grâce et la spontanéité de l'instant présent. La joie est vécue ici et maintenant. Elle est plus attachée à l'être qu'à l'avoir, à l'être ensemble qu'à la possession ou la consommation de richesses. C'est ainsi qu'à travers les siècles en Occident, depuis l'Antiquité jusqu'à nos jours, parfois en dépassant les interdits, le soleil, le jeu, l'amitié, la famille, la fête, le corps, l'amour et le rire sont célébrés par les artistes. Réunies pour l'exposition du Palais des Beaux-Arts de Lille, une centaine d'oeuvres d'art, de la peinture au cinéma, tentent d'illustrer l'art du bonheur.