Le grand luxeBartabas hurle et les chevaux galopent avec frénésie, dans la chaleur de l'été, en Avignon.Bartabas mélange la poésie et le savoir, l'excellence et la précision avec la folie des couleurs, des odeurs, et la poussière nous enivre, et le vent qui émane de ce rythme effréné des chevaux caresse nos visages, apporte une douceur inattendue à la violence du spectacle. Il règne une harmonie surprenante dans ce désordre apparent, ce mouvement saccadé, cette relation trépidante entre le cavalier tzigane et l'animal complice... C'est le grand luxe mystérieux. Tous les sens sont en éveil, on touche, on voit, on respire, on sent, je suis aspiré par le rêve de Bartabas, et en même temps, fasciné par la précision du travail, le risque que prennent les cavaliers, et leur joie à nous observer... On communie avec eux, la distance n'existe plus, nous entrons dans le rêve du créateur qui narre sa liberté.Bartabas signe un hommage aux hommes libres.L'homme-cheval, seul, aimé, redouté, le bras tendu, dans son costume de prisonnier, se moque de nous, comme s'il disait: «Regarde, regarde, je t'impose mon chemin vers l'infini, l'inconnu, l'imaginaire, viens, rejoins-moi, dis ce que tu veux...»Bartabas ne cherche pas à savoir si nous attendons ce qu'il propose, il crée, conçoit, réalise, assume, et au fond ne sait pas bien pourquoi ou comment il en arrive là, à ce spectacle insensé et vertigineux.C'est le luxe, le vrai.Henry Racamier façonnait Louis Vuitton à l'âge, me disait-il, «où les lecteurs ne lisent plus Tintin». Dans son grand bureau rue de La Boétie, tapissé de photos noir et blanc de Jean Larivière, il ajoutait: «J'ai tout le temps, et j'irai à mon rythme.» Il avait 78 ans.Un peu comme François Mitterrand qui entretenait avec son allié «le temps» une relation subtile qui explique beaucoup ce qu'il fit, et ce qu'il fut, Racamier, pour définir le luxe, parlait d'abord du temps... comme le parfumeur d'Hermès, Jean-Claude Ellena, qui lui aussi a «tout le temps pour créer un parfum».C'est le luxe, le vrai.Prendre le temps de bien faire, avoir le temps devant soi, donner de son temps, se donner du temps, et considérer en réalité que le temps donne à l'objet, comme au destin de chacun, une épaisseur, une chance, une valeur, c'est commencer à définir le luxe.Plus que jamais, le rapport au temps devient difficile et dangereux, on exige des résultats rapides, des rémunérations immédiates, des objets qui se vendent rapidement, des sondages qui remontent, une rentabilité en hausse... C'est le contraire du luxe. C'est la loi de l'image. C'est l'instantané qui décide, à notre place.Mais le «vite fait» se vend parfois fort bien, et «l'image» l'emporte tristement sur le fond.Le produit peut séduire, même s'il n'est pas vraiment achevé, c'est le contraire du luxe.
Nombre de pages
205
Date de parution
27/10/2011
Poids
282g
Largeur
142mm
Plus d'informations
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EAN
9782749122571
Titre
Luxe
Auteur
Blanckaert Christian
Editeur
CHERCHE MIDI
Largeur
142
Poids
282
Date de parution
20111027
Nombre de pages
205,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Résumé : Si l'on parle volontiers du " secteur du luxe ", de son chiffre d'affaires - florissant -, de ses prix - extravagants -, de ses lancements de nouveaux produits - somptuaires -, rares sont ceux qui se risquent à explorer l'essence du luxe. Pourtant, "le luxe ne se mesure pas, rappelle Christian Blanekaert, il s'apprécie !" En 100 mots clés incontournables ou inattendus, ce livre appréhende ce qui, au-delà de ses contradictions et de ses visages multiples, fait " le " luxe, à la fois éphémère et éternel. Il en dévoile la géographie propre, les objets, les matières, les savoir-faire, les obsessions, les écueils, les usages, les métiers, les transgressions, etc. D'" Accueil " à " Vitrine ", 100 mots avec lesquels chacun pourra, comme il l'entend, définir son luxe.
Dans le ciel du luxe, les étoiles brillent. Dans un monde de plus en plus incertain, le luxe scintille comme la tour Eiffel? Jamais les chiffres de vente des maisons de luxe n'ont atteint de tels sommets! 2011 a été l'année de tous les records. Pourquoi? Comment est-ce possible? Et comment l'expliquer? Christian Blanckaert, en « luxe trotter », observe le luxe sous toutes ses coutures, en Chine, au Japon, à Bombay, New York ou Paris. Il livre des clefs pour entendre, comprendre, analyser cet univers étrange, hétérogène et surprenant.
31 ans au service d'une communauté : Christian Blanckaert raconte, au travers d'une cinquantaine de scènes aussi variées qu'étonnantes et émouvantes, sa vie quotidienne de maire d'un village de campagne. Un témoignage d'engagement et d'humanité. Un hommage à cette fonction plus que jamais essentielle. " Je vous invite à découvrir une aventure. Je viens vous raconter ce que j'ai vu, connu, vécu, comme maire d'un petit village de Normandie. Chaque chapitre raconte un évènement, un bonheur, une surprise, une banalité, une difficulté, un accident, la vie d'un maire. Je suis passé de la contrariété à la sérénité, de l'étonnement à la colère. L'arc en ciel des sentiments, impressions, réactions, est sans limites. J'ai côtoyé richesse et grand dénuement, appris à me méfier des apparences et à percevoir l'invisible. Ce mandat est singulier. Les circonstances décident, inattendues, qui vous attrapent ou collet. Gestionnaire et architecte, le maire conduite une communauté fluctuante, dans un contexte d'une rare complexité, souvent seul aux prises avec des lois, textes, règlements, qui évoluent au fil du temps. Du singulier au collectif, le maire est à la fois gestionnaire et assistant social. Happé par le quotidien, il doit réfléchir au lendemain, à l'avenir. Il s'occupe de toutes petites choses, et en réalise de grandes, c'est le paradoxe du métier. Ses regrets sont permanents, ses moyens limités, mais il avance, il édifie. Mon histoire de maire est peut-être une histoire d'amour. Ce n'est pas une histoire d'ambition, ni une question de pouvoir ou d'argent. Est-ce l'histoire d'une dette à rembourser ? Une façon de remercier, de rendre ce qui m'a été donné, ou de voir autrement l'existence, que sais-je ! Trente et un ans au service d'une communauté, 12 ans adjoint aux maires, 19 ans maire. C'est l'histoire d'un maire comme il y en a des milliers d'autres, de ceux qui tout simplement s'occupent des gens au quotidien. C'est l'histoire d'un engagement. "
4 mai 1936. Le Front populaire a gagné! Alors que cette victoire est accueillie par des grèves et des manifestations dans tout le pays, Léon Blum, nouveau président du Conseil, nomme au poste stratégique de ministre de l'Intérieur un homme de fermeté et de diplomatie: Roger Salengro. Maire de Lille depuis 1925 et député du Nord, ce militant socialiste infatigable s'attelle alors à résoudre le plus grand mouvement social que la France ait connu et devient l'artisan des accords de Matignon. Puis il s'attaque aux ligues factieuses qui menacent la République et obtient leur dissolution. Pour le droite et l'extrême-droite, c'est une véritable déclaration de guerre: Roger Salengro devient l'homme à abattre. Victime d'une campagne de calomnie d'une violence inouïe relayée par L'Action Française, Gringoire, Charivari, Je suis partout et autres feuilles de la droite ultra, Roger Salengro se suicide le 17 novembre 1936.Avec talent et justesse, Christian Blanckaert retrace l'histoire fascinante de l'un des plus grands hommes politiques de la France des années trente. L'histoire d'une ascension construite et d'une chute fulgurante, le récit d'un destin tragique qui marque encore les coeurs et les esprits.
Un portrait vivant et enlevé de Pierre Desproges, homme empli de contradictions et si attachant, dont l'humour politiquement incorrect manque cruellement à notre époque. En 1976, Pierre Desproges (1939-1988) décide de claquer la porte du légendaire Petit Rapporteur pour se laisser aller à des circonlocutions langagières capables de percuter le sens commun. Et c'est ainsi que surgit, il y a exactement un demi-siècle, la figure de proue du politiquement incorrect . La satire de haut vol, le stand up et la grande littérature révèlent alors chez ce " fils " de Pierre Dac, d'Alexandre Vialatte et de Michel Audiard une incarnation aboutie de l'humour noir jubilatoire. Desproges, c'est notre mauvaise conscience qui s'encanaille. Étonnant, non ... Ce même artiste, devenu plus tard procureur au Tribunal des flagrants délires , invente une rhétorique radiophonique ravageuse en nous gratifiant de mots taillés comme des diamants pour écorcher les bienpensants. Avec, en prime, le sentiment aigu de posséder une bouille d'enfant pour s'attirer toutes les indulgences. D'une plume vive et sensible, Jean-Michel Djian nous croque ici, plus qu'un saltimbanque torturé, la figure libre et emblématique d'une génération pour qui la montée en puissance de la bêtise humaine et de l' absurdité du monde justifiait tous les excès de langage.
Si le chanteur est prolifique, l?homme est plutôt discret et taiseux par nature. Francis Cabrel est tout sauf un exhibitionniste. Excepté sur une scène, il n?aime guère être en pleine lumière. Cabrel par Cabrel constitue un document rare: l?auteur-compositeur-interprète de Je l?aime à mourir, de Saïd et Mohamed, de La Dame de Haute-Savoie et de dizaines d?autres succès, s?y livre sans se dissimuler. Il parle de tout, à c?ur ouvert: de son enfance, de sa vie de famille, des sports qu?il prise, des artistes qui l?ont influencé, de ses goûts musicaux et littéraires, de la façon dont il écrit et compose, de son rapport à la politique et à l?argent, de ses enthousiasmes, de ses colères? Et même de sa vie « après la chanson »! Sous les confidences perce toute l?humanité de Francis Cabrel: sa sincérité et son humour. Et sous la simplicité du ton se révèle toute la richesse d?un artiste métissé et universel: « Je suis, dit-il, un immigré italien vivant en Occitanie, chantant en français des chansons américaines. »
Alain Chamfort, pour la première fois, se retourne sur son passé, ses aventures -musicales etamoureuses, ses rencontres (Claude François, Serge Gainsbourg, Véronique Sanson, Jane Birkin?),et fait le bilan d'un parcours, pointe ses blessures secrètes, ses regrets. En quelque sorte, il se met à nu dans une anti-biographie élégante où il sonde d'abord ses passions.
La joie de vivre d'Henri Salvador n'était pas qu'un ouragan d'éclats de rires! C'était aussi une gouaille, une lucidité sur la vie, la mort, et l'amour des mots, de la chanson, de l'être humain, des femmes et de demain! Un sentimental, pudique et solaire insufflant son légendaire optimisme. A travers ses pensées et répliques, nous découvrons un homme sensible doublé d'un éternel enfant farceur avec ses peines, ses peurs, son bonheur de vivre et de rire de tout et malgré tout. Des amis témoignent de sa fidélité, de sa générosité, de son amour pour la musique et la chanson françaises, de son humour potache et de sa simplicité de fantaisiste crooner. Il tisse ainsi au fil des mots le portrait d'un homme libre pour vivre toutes ses passions.