Ces poèmes s'inscrivent dans un lieu et sont l'histoire : faits énoncés ou passés à travers les canailles de la fiction. Lieux et Histoire visités par des personnages, Martin et Sandra, qui s'y trouvent confrontés. Nous les suivons un jour et une nuit dans les deux parties de LA VILLE ET LE CERCLE. L'histoire de Martin se poursuit comme on retrouve une ville, Toulon. Les livres, de James Joyce, Martin Eden de Jack London, notamment traversent l'ensemble. Les citations (Cummings, Beckett), les allusions (G Oppen, Proust, Celan) dessinent autant de personnages, de faits, de fictions, de paysages, d'exils, de passages. Mise en miroir par la composition: ces deux parties sont construites en sections de 5, 2, 4, 6, 1, 6, 4, 2, 5 poèmes. La troisième partie NOVEMBRE EN PLACE est composée de poèmes de la main de Martin. Ils recouvrent une année. Leurs références y sont nombreuses, certaines récurrentes:, Joyce (Stephen et Bloom), J C Powys (mythologie personnelle et relations amoureuses), Maïakovski (qui en 1921 revoit l'homme qu'il fut en 1915), Khlebnikov, Musil. Poèmes méditatifs dans lesquels la littérature est au coeur, mais aussi les sciences et la théologie. Ici chaque citation est replacée pour le besoin de la pénétration du sujet, de la saison, du mois, d'un état. La vie de Martin est ainsi reprise à travers ses lectures, ses "études" et ses silences enfin. Après une journée et une nuit, c'est une année parcourue dans ce qui devient un retrait face à l'Histoire. Mais cette dernière se trouve, plus que jamais, centrale en ses derniers bouleversements et ses résonances persistantes. Symétrie encore: LA VILLE ET LE CERCLE et NOVEMBRE EN PLACE sont, chacun, composés de 70 poèmes. Obsession de la fondation après la construction. La lyrique après/avec l'épopée.
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Nombre de pages
217
Date de parution
18/01/2011
Poids
304g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782916862200
Titre
Le Livre de Martin
Auteur
Blanchon Philippe
Editeur
LA NERTHE LIB
Largeur
150
Poids
304
Date de parution
20110118
Nombre de pages
217,00 €
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Résumé : Que savons-nous de Gertrude Stein (1874-1946) ? Qu'elle fut poétesse, écrivain, dramaturge, féministe. Qu'elle passa la plus grande partie de sa vie en France et mourut à l'hôpital américain de Neuilly. Qu'elle reçut dans son appartement du 27 rue de Fleurus, à Paris, en compagnie d'Alice B. Toklas, tout le gotha de la littérature et de l'art contemporain, de Picasso à Hemingway, d'Ezra Pound à Fitzgerald, permettant entre autres l'éclosion du cubisme. On la dit excentrique, mystificatrice, tyrannique, on fit même d'elle une "Mère l'Oye de Montparnasse". Raymond Queneau aimait à répéter qu'essayer de la comprendre n'était pas chose aisée, ajoutant : "La traduire encore moins, la présenter bien moins encore." Philippe Blanchon la restitue à sa juste place : celle d'un écrivain unique impliqué avec énergie dans son siècle.
Si je propose tout compte fait cette Trilogie, c'est pour la simple raison que mes poèmes ont quasiment tous été rendus publics, ainsi que des entretiens à leur sujet, et que ces poèmes dramatiques ont été écrits entre les poèmes brefs réunis dans Le reliquat de santé et les poèmes élégiaco-narratifs qui allaient, au fil des années, évoluer depuis La nuit jetée pour composer finalement les Motets avec leurs différentes modalités d'écriture. Des nombreuses pièces écrites alors, celles-ci furent les seules conservées... Ph. B.
De ce mois, janvier, les saisons observées dans la seule liberté. De ce point, ce mois, comme un jour, parfois une heure, décident de nous et rendent de possibles poèmes. Et reprendre ces poèmes, comme le temps l impose. Ce qui fut pressenti, repris à l épreuve du temps, du travail sur le vers, l épreuve d un mois d amour. Bouleversement de la lumière sur la mer, écrit en 47 poèmes, partant d autant de lieux que les yeux savent, à partir de ce mois, de ce point, de cette possible liberté. Philippe Blanchon a écrit un cycle narratif en vers en 9 parties de 1993 à 2009, les derniers courts poèmes écrits en 1991ont été repris 15 ans plus tard pour former le présent recueil.
Ces Suites peintes de Philippe Blanchon se situent à la fine pointe de l'écriture poétique actuelle sans jamais verser dans quelque effet de mode. Elles démontrent une exceptionnelle puissance du verbe en même temps que sa maîtrise. La sensibilité de l'auteur ouvre sur des champs de création annexes à la création poétique proprement dite. L'écriture de ce livre se présente comme étant de la main d'un personnage, Martin. Son titre indique les deux axes majeurs et complémentaires du projet poétique de l'auteur : musical (poétique) et pictural. Si les autres ouvrages de l'auteur sont dominés parfois par l'attention fictionnelle, dans ce recueil, les poèmes tentent de rendre compte des équivalences entre peinture et poésie par une complicité de gestes, de respirations et de regards. Le terrain historique, jamais très loin, se conjugue au terrain géologique. La présence des champs, des mers, des visages, des figures tutélaires du peintre (et du poète) semble incarner cette part commune. On perçoit ici une influence de poètes russes (mais aussi américains) qui sont rentrés parfois, sinon souvent, en dialogue avec les peintres (tels Vélimir Khlebnikov, bien sûr, mais aussi William Carlos Williams, lesquels constituent des références majeures pour l'auteur). Ce livre est comme une quête commune du corps, yeux, mains et oreilles tendus.
Alberto Savinio et Giorgio de Chirico sont nés en Grèce et ils s'identifièrent aux Dioscures Castor et Pollux. Ils seront profondément marqués par la disparition de leur soeur Adélaïde, à l'âge de cinq ans, et par celle de leur père. La statue de Praxitèle représentant Hermès-Mercure leur apparût comme un spectre. De Chirico représentera son frère (et donc lui-même) en Hamlet, celui qui a vu le fantôme de son père. "L'apparition de Mercure est liée inéluctablement à la mort du père". Mercure devient pour eux "l'éveilleur" révélé à son humanité par l'amour et un potentiel martyr : art et artiste confondus. Il est le "médiateur des rêves et initiateur de l'invisible". Savinio écrira un scénario, jamais réalisé, La vie de Mercure. L'oeuvre des deux frères se fera à l'ombre et à la lumière de ce "médiateur", entre la vie et la mort, entre l'éros et la psyché.
Rannou François ; Pound Ezra ; Lowry Malcolm ; Zuk
Sommaire de Babel 5 - André Chénier - D'AMERIQUES : Ezra Pound, Richard Sieburth, Matt Bialer, Alexander Dickow - Malcolm Lowry - BLACK BOHEMIA : Guillaume Saint-James, Langston Hugues - "DANS L'ATELIER EN FACE DE CE QUI ME CONSTITUE... " (1) : Hung Rannou - "CREATION D'UN INTERVALLE" : Philippe Blanchon - "DANS L'ATELIER EN FACE DE CE QUI ME CONSTITUE... " (2) : Hung Rannou - CAHIER DE CREATION : Catherine Smits, Damien Paisant, Jacques Sicard - LES SORTILEGES : Seylvie Plesnel - LA TRAVERSEE DES VOIX : POESIE SONORE ETC. : Eric Mangion, Patrizio Peterlini, Laure Gauthier, François Rannou - WHO'S AFRAID : Seylvie Plesnel - PAYSAGE, PEINTURE : DEUX MOTS INTRADUISIBLES ? : François-René de Chateaubriand, François Lallier - ORPHEE : Seylvie Plesnel - Denise Le Dantec
En novembre 1921, Magritte, peintre abstrait aux couleurs chaudes et aux lignes franches, rejoint Servranckx comme dessinateur à l'usine de Haren. Magritte n'y travaillera qu'une année, mais la fréquentation accrue des deux peintres ne sera pas sans conséquence. L'influence de Servranckx se fait sentir : les teintes vives sont remplacées par des tons plus neutres et ses tableaux offrent une vision du monde plus mécaniste, et, ici ou là, surgissent des formes de moins en moins abstraites. Il n'empêche que le groupe qui s'est rencontré à l'Académie se fréquente toujours, comme en témoigne la photographie de mariage de Magritte en juin 1922 et qui réunit une bonne partie de l'avant-garde belge... Mais après la lune de miel, le point de rupture théorique se fait jour lorsque Servranckx et Magritte écrivent, courant de l'automne 1922, un pamphlet anti-7 Arts, L'Art pur, défense de l'esthétique, initialement prévu pour être publié par la maison d'édition anversoise ça ira ! , future cheville ouvrière belge du surréalisme. Le pamphlet, consacré à l'art et à l'architecture et qui se présente comme un manifeste, en reprend pour mieux les tourner en dérision, les grandes lignes défendues par le journal qui, à ce moment-là, commence à paraître régulièrement.