Tout de même. Cela fait longtemps que savants ou artistes nous signifient que nos vêtements ne sont pas qu'un assemblage d'étoffes destiné à rendre nos corps présentables en public. A l'évidence, cet appareil éminemment social mérite sérieuse réflexion. Voire. Ce n'est pas seulement un simple répertoire de formes et de motifs annonciateurs de qui l'on est et d'où l'on vient, ni une somme d'objets dont la mode nous enseigne depuis belle lurette les combinaisons. Parce qu'il implique d'emblée un regard, le sien et celui des autres, le vêtement est aussitôt un vêtir, un acte autant qu'un artefact. L'habit est l'être habillé. C'est pourquoi on lui prête volontiers d'étranges pouvoirs qui se mêlent au quotidien de nos usages: parler, tromper, changer, éduquer, voyager... Les frères Goncourt ne disaient-ils pas que l'amour n'était qu'un rêve à propos d'une robe? Tourner autour du vêtement en faisant varier les points de vue, c'est ainsi qu'il m'a plu de questionner nos manières d'être et de vivre habillé.
Nombre de pages
180
Date de parution
08/04/2009
Poids
226g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782252037157
Titre
Vivre habillé
Auteur
Blanc Odile
Editeur
KLINCKSIECK
Largeur
135
Poids
226
Date de parution
20090408
Nombre de pages
180,00 €
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Les miniatures qui ornent les manuscrits sompteux destinés aux princes introduisent au c'ur de la mode vestimentaire des cours à la fin du Moyen-Age. Pour l'élite, la parure est essentielle. Elle fait la preuve d'une connaissance parfaite des codes esthétiques et sociaux. L'explosion vestimentaire qui coïncide autour de 1400 avec l' "âge d'or de l'enluminure" exprime une nouvelle vision du corps vêtu, un autre rapport de l'homme à son vêtement, qui n'est plus pensé comme la simple couverture d'une " chair immonde " mais comme un moyen de se présenter à soi et à autrui.
Redevable envers la nature pour une grande part de ses matériaux, de ses colorants, de son décor, le textile l’a célébrée en employant tous ses procédés de fabrication et d’ornementation, dans le vêtement comme dans l’ameublement. À l’heure où le monde prend conscience des risques environnementaux et sociaux d’une industrie textile très polluante, le dialogue entre l’art des jardins et celui des textiles, les propositions des fabricants et des artistes, sont plus que jamais d’actualité.
Il est certain que, dans les premiers temps de son existence, l'homme n'a cherché qu'à se "couvrir" pour satisfaire aux nécessités de la sécurité, du climat et de la pudeur. Mais bien vite le facteur social encourage l'homme à "se vêtir" c'est-à-dire à laisser paraître son appartenance à un groupe spécifique, sa richesse et son goût pour la "mode" du vêtement et des accessoires. Commencée avec lenteur, l'évolution du vêtement s'est accélérée lors des temps historiques et la mode est devenue un élément économique autant que politique ou religieux. Parallèlement, les mutations successives vont vers une uniformisation des formes et des usages avec des emprunts et des imitations qui effaceront les différences. Les diverses études présentées lors de ce colloque ont cherché à envisager l'histoire du vêtement du XVIe siècle sous des angles variés et, sans parvenir à l'exhaustivité, à proposer une richesse de pistes de recherche. Dans un premier temps, il s'est agi de mettre en relation divers pays (certes, il reste des lacunes, mais un seul colloque ne peut tout embrasser) ce qui permet de souligner les limites de certains aspects applicables seulement dans un territoire culturel ou un seul Etat politique et, au contraire, de mettre en évidence l'universalité de certains points. D'autre part, ces études ont souvent permis de fusionner les analyses techniques et les études historiques et sociologiques, soulignant ainsi combien les lois du marché économique ou de la politique rencontrent les évolutions de la technique et de la mode. Recontextualisé dans le cadre des Fêtes du Roi de l'Oiseau, ce colloque et ses Actes se veulent, d'une part, un apport historique et technique pour ceux et celles qui mènent depuis longtemps une réflexion et une recherche concrète sur le costume au XVIe siècle et, d'autre part, une ouverture plus politique et sociologique pour ceux et celles qui cherchent à définir la place du vêtement dans la société du XVIe siècle européen.
La genèse et l'évolution de trois parcs nationaux (les Cévennes en France, les montagnes du Semen en Ethiopie et Forillon au Canada) permettent à l'auteur, spécialiste de l'histoire environnementale, d'exposer les rapports entre changements sociaux et environnementaux, ainsi que les enjeux culturels, politiques et économiques que recouvre cette mise en parc de la nature.
Caché derrière ses peupliers d'où émergent son haut toit et ses deux tours carrées, le " château vosgien " est, en 1789, à peu près ce qu'il était en 1600 ou à la fin du Moyen Age : un corps de logis solide et discret, se démarquant à peine du reste des maisons rurales et un peu plus du clocher de l'église ou du prieuré, vrai centre du village. Le châtelain de 1789 y vit-il différemment de celui du XVIIe siècle, voire du Moyen Age ? Ce livre pénètre dans l'univers et le décor familiers des futurs émigrés dont les aïeuls vécurent sur place les drames de la Guerre de Trente Ans. A travers lettres, mémoires et inventaires, une page d'histoire peu connue est retracée ici. Son auteur, professeur agrégé d'Histoire, responsable de l'Association Saône lorraine et délégué des Vieilles Maisons Françaises pour les Vosges, la fixe souvent comme un instantané, un " pris sur le vif ", une incursion dans l'intimité des vieilles familles et des récents anoblis. Beaucoup de ces demeures et de ces familles ont aujourd'hui disparu, et l'on démolit encore des châteaux, comme à Gironcourt-sur-Vraine, au nom du " progrès " et du " réalisme ". Ces pages de vie quotidienne et d'attitude face à l'adversité sont aussi pour l'auteur l'occasion de montrer au grand public et aux divers responsables qu'autant qu'un château fort, ces " Grandes Maisons " sont dignes de conservation et de respect.