Le 19 août 1895, John Wesley Hardin fut abattu de quatre balles par l'agent John Selman dans l'Acme Saloon d'El Paso, Texas. Il avait bu, comme presque tous les soirs, et son comportement s'avérait agressif et dangereux. Mais qui était donc ce John W. Hardin ? Un rebelle de nature à la méchanceté chevillée au corps ? Un tueur né ayant acquis une auréole usurpée de justicier ? Un enfant du Sud, en lutte contre l'injustice dès son plus jeune âge, entraîné dans l'engrenage du meurtre ? Ce fils d'un révérend était intelligent, rapide à la course, bon boxeur et habile au tir. Des atouts qui se révélèrent bien utiles après qu'il eut commis son premier meurtre à quinze ans en abattant un Noir parce qu'il frappait un animal. Désormais, en pleine guerre de Sécession, il devint un fugitif recherché et l'ombre de la mort l'accompagne partout. Blessé si souvent qu'il avait plus d'une livre de plomb dans le corps, accusé de quarante meurtres, voire plus, il sera finalement capturé. Emprisonné, il étudiera la législation avant de repartir vers l'Ouest finir tragiquement sa vie à quarante-deux ans. Dans Les Amis de Pancho Villa, James Carlos Blake retraçait la vie mouvementée du révolutionnaire mexicain. Ici, en utilisant l'autobiographie de J. W. Hardin, des articles de presse et de nombreux témoignages de cette période, il reconstitue l'existence de cet aventurier devenu une figure mythique de l'Ouest. Un travail titanesque qui fait revivre toute la violence d'une époque longtemps idéalisée par le cinéma. --Claude Mesplède
Nombre de pages
475
Date de parution
03/02/2001
Poids
590g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782743607524
Titre
L'homme aux pistolets
Auteur
Blake James-Carlos
Editeur
RIVAGES
Largeur
155
Poids
590
Date de parution
20010203
Nombre de pages
475,00 €
Disponibilité
Epuisé
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D'origine polonaise, Stanley Ketchel est né en 1886 aux Etats-Unis. Il fuit rapidement la violence et l'alcoolisme de son père pour trouver un emploi de videur de saloon dans le Montana et entamer une carrière de boxeur, durant laquelle il affronte le champion des poids lourds Jack Johnson en 1909, un an avant son assassinat
Les pires salopards sont-ils ceux qui travaillent dans les banques, ou bien ceux qui les braquent ? Pour John Dillinger et Harry Pierpont, alias "Handsome Harry", pas le moindre doute. Avec leur petite bande, ils enchaînent les hold-up avec virtuosité et en tirent un plaisir certain. Ils sont jeunes, ils aiment l'action, les belles voitures et les jolies filles. Ils savent bien que la police les traque et que la fête ne durera pas. En attendant, ils profitent de la vie. Inspiré de l'histoire bien réelle du gang Dillinger, "ennemi public n°1" qui soma la terreur dans l'Amérique des années 1930.
Qui croirait que des gangsters puissent écrire une thèse sur Hemingway et sur Alexander Pope ? C'est pourtant ainsi que les choses se passent dans la famille Wolfe où l'on est trafiquant de père en fils, au sud du Texas. Le jeune Eddie Gato Wolfe, lui, ne voit guère l'utilité d'étudier : il a soif d'aventure. Il franchit donc la frontière et se fait embaucher comme garde par un cartel mexicain aux règles strictes. Mais sa fougue lui joue des tours et il succombe aux charmes de Miranda, la maîtresse attitrée d'un des chefs. Ayant malencontreusement tué ce dernier, Eddie doit s'enfuir avec la belle et regagner les États-Unis. Commence alors une folle cavale dans un territoire violent et désertique. Jamais la " Tierra del diablo " n'aura mieux porté son nom.
L'Andorra du roman obsédant de Peter Cameron est inspiré d'une principauté isolée dans les Pyrénées. Transformée en un paradis éclaboussé de soleil, chacun y a quelque chose à cacher. C'est là que vient Alexander Fox, pensant y trouver réconfort et refuge, alors qu'il n'y rencontre que des souvenirs inquiétants de son passé. Andorra est un roman brillant et inventif sur le mensonge, le désir, et la tromperie de la mémoire.
Un trafiquant d'armes de Miami veut rapatrier clandestinement aux États-Unis l'argent qu'il a placé aux Bahamas. Il charge Jackie Burke, une hôtesse de l'air qui a déjà pas mal d'heures de vol, de rapporter à chacun de ses voyages quelques paquets de dollars. Jusqu'au jour où, arrêtée par des agents du FBI, elle est incarcérée pour importation illégale de devises. Contre sa libération, elle accepte d'aider les fédéraux à coincer le trafiquant. Mais afin de se ménager une autre porte de sortie, elle sympathise avec Max, venu verser sa caution, et lui propose un plan pour gruger police et truand. Ce récit plein d'humour d'un des maîtres du roman noir a inspiré Jackie Brown, le film de Quentin Tarantino. À cinquante ans passés, Jackie et Max, attirés l'un vers l'autre, retrouvent leur candeur d'adolescents pour s'engager dans un gros coup joyeusement immoral. Cette histoire d'arnaque, qui reste un modèle du genre, est soutenue par des dialogues réalistes et brillants. --Claude Mesplède
Ce petit recueil de 4 contes nous permet de découvrir différents aspects de l’œuvre de Madame de Murat qui explore, à travers le merveilleux, les limites du genre et contrebalancent les caractéristiques du féminin et masculin. Une liberté d’expression et une rébellion face aux archétypes sociétaux qui est à l’image de sa vie que nous pouvons découvrir grâce à la préface de Sylvie Robic. Savoureux, ces Contes de fées queer démontrent une modernité absente des contes classiques et nous rappellent le pouvoir subversif de l’imaginaire.
Nudités rassemble en une série de brefs essais les motifs au coeur de la recherche de Giorgio Agamben : depuis la fête, qu'il met de manière inattendue en relation avec le phénomène contemporain de la boulimie, jusqu'à la nudité, dont les implications théologiques cachées sont soumises à l'enquête archéologique ; depuis le problème du corps glorieux des béats, qui ont un estomac et des organes sexuels mais qui ne mangent pas et ne font pas l'amour, jusqu'à la figure nouvelle d'une identité impersonnelle imposée à l'humanité par les dispositifs de la biométrie. Le point de fuite vers lequel convergent tous ces thèmes est le désoeuvrement. Non comme oisiveté ou comme inertie, mais comme le paradigme de l'action humaine et celui d'une nouvelle politique.