Août 1936. Les nazis ont ravalé les façades, fait disparaître - temporairement - toute trace d'antisémitisme et préparé avec faste et apparat " leur " olympiade. Une olympiade que les dignitaires du CIO ont livrée, en toute allégeance, à la propagande du nouveau Reich. La trêve et son illusion de paix rassurent pour un temps les pouvoirs politiques des démocraties et les acteurs présents à Berlin, bien qu'à tout moment, les parades militaires et les oriflammes ne cessent de faire peser une tension aussi oppressante que prémonitoire. Pourtant, l'inexorable escalade vers l'explosion mondiale ne peut faire oublier que pendant deux semaines, les 3959 athlètes de 49 nations s'affrontent dans le respect des règles de l'Olympe. Si la charte olympique sera transgressée à maintes occasions, la lutte fraternelle de ces " chevaliers de la religion athlétique " chère au baron Pierre de Coubertin donnera lieu à des performances sportives exceptionnelles et au premier camouflet infligé à l'idéologie raciale nazie, par un athlète noir, Jesse Owens.
Nombre de pages
295
Date de parution
13/09/2012
Poids
1 392g
Largeur
245mm
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EAN
9782846543149
Titre
Les Jeux défigurés. Berlin 1936
Auteur
Blaizeau Jean-Michel ; Goddet Jacques
Editeur
INDES SAVANTES
Largeur
245
Poids
1392
Date de parution
20120913
Nombre de pages
295,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Les grèves sur le tas, les cortèges joyeux, les congés payés, les escapades en tandem, les trains du plaisir les auberges de jeunesse et la découverte de la mer pour des ouvriers en casquette, heureux de quitter leurs cités obscures, voilà les images de carte postale que nous conservons du Front populaire et de ce bel été 36. Un air de fête ponctue ces premières vacances et le nouvel accès aux loisirs pour toute la classe prolétarienne, enfin reconnue, dessine les contours d'une culture de masse. Cette démocratisation du temps libre ouvre sur un nouvel art de vivre, frondeur, fraternel et bon enfant ; une philosophie du bonheur. " Images d'Epinal, angélisme et contradictions diront certains censeurs lors de l'inventaire... car le Front populaire, c'est aussi la montée du fascisme, la guerre civile espagnole, l'inflation galopante, les classes moyennes trop vite négligées et l'inexorable marche vers la guerre qui affectent, dans une accélération de l'histoire, les bassins industriels de l'Aunis. Les réfugiés basques affluent en nombre par la mer, le chômage repart à la hausse, l'augmentation des salaires est effacée par l'explosion des prix et les nuages assombrissent les belles espérances de l'été. Pour autant, plus rien ne sera comme avant. Au-delà des clivages et des fractures, la société amorce une mutation irréversible. En cent jours et quelque 135 lois déclinées sur les accords Matignon, le gouvernement de Léon Blum a établi les traits essentiels de la législation sociale contemporaine, restauré la dignité de l'ouvrier et ouvert l'espoir d'un avenir meilleur. En croisant la mémoire vive collectée auprès des acteurs locaux, ouvriers et syndicalistes, les archives de la Sûreté nationale. la presse régionale et une importante iconographie souvent inédite, l'historien Jean-Michel Blaizeau s'est efforcé de décrypter les événements politiques et sociaux qui se sont enchaînés sur les bassins aunisiens de La Rochelle, La Pallice. Rochefort, Tonnay-Charente et Surgères, de 1934 à 1938, tout en les replaçant dans leur contexte national et international.
Qui est Néandertal ? Ni un monstre, ni un singe... C'est notre cousin humain le plus proche. Et, pourtant, on le connaît si peu... Jérôme Coignard s'est lancé à sa découverte avec le paléoanthropologue Antoine Balzeau. Leur enquête, nourrie des dernières avancées scientifiques, déjoue les préjugés dont Néandertal a longtemps été victime. Des documents, des oeuvres d'art et les images scintillantes de Betty Bone illustrent ce livre et enrichissent la réflexion.
L'histoire de la Révolution et de l'Empire s'est écrite en tenant compte, entre autres, d'une littérature abondamment produite par les acteurs des années 1789-1815. Mais derrière la célébrité des textes d'une marquise de La Rochejaquelein, d'un baron Marbot ou d'un sergent Bourgogne se cache l'histoire éditoriale de ces ouvrages, parfois rocambolesque, souvent aventureuse, toujours passionnante. À partir de 1814 en effet, des textes des témoins de la Révolution et de l'Empire passent du domaine privé à l'espace public, et contribuent à marquer la culture romantique et l'identité nationale de leurs récits. Forts connus, ces textes n'ont pourtant jamais été l'objet d'une histoire expliquant comment ils sont devenus des livres. La façon dont les témoins ont mis par écrit leurs souvenirs est pourtant riche d'enseignements sur la portée des événements révolutionnaires et impériaux. Elle éclaire aussi le rôle de la mémoire dans la culture romantique, politique et nationale du XIXe siècle. Elle révèle comment les héritiers de ces acteurs se sont sentis à leur tour investis de la mission de transmettre aux générations futures des témoignages dont certains n'étaient initialement voués qu'à exister dans un cercle privé. Natalie Petiteau se livre ici à une étude systématique des processus de mise par écrit et de publication des mémorialistes de la Révolution et de l'Empire, en mettant toutefois l'accent sur les témoins des années impériales, plus nombreux et plus célèbres. Quelques études de cas montrant par ailleurs l'apport de ces textes aux historiens prolongent ce travail.
Cet ouvrage est le troisième de quatre volumes, dont les deux premiers sont parus en 2019 et 2020. Le premier, intitulé « l'Inde entrevue », est consacré aux deux Compagnies, celle de Colbert et celle de Law, aux comptoirs et à leur commerce, à la politique de Dupleix et à la rivalité franco-britannique, qui se termine par la mainmise de l'East India Company et à l'éviction complète des intérêts français dans la seconde moitié du XVIIIe siècle. Au XIXe siècle, des officiers napoléoniens qui administrent le royaume sikh du Punjab et des missionnaires catholiques entretiennent une présence française dans un pays où la France ne joue plus aucun rôle. Elle végète dans ses misérables comptoirs jusqu'au Second Empire quand, grâce aux progrès du libre-échange au Royaume-Uni, grâce à l'essor de l'émigration indienne aux colonies à sucre, grâce à son industrie textile, Pondichéry connaît un spectaculaire renouveau. Le second volume traite de la politique d'assimilation de la Troisième République dans ses comptoirs, dont tous les habitants sont dès 1871 proclamés citoyens et électeurs sans distinction de couleur, de religion ni de caste. Imposée sans concertation préalable par le pouvoir central, cette politique qui se veut décentralisatrice produit des effets désastreux, conférant le pouvoir à un parti indien réactionnaire et anti-français, puis, à partir de 1906, à de véritables maffias politiques. Les effets de l'assimilation se font sentir jusqu'au dernier moment : héritière de sa devancière, la IVe République ne peut céder ses établissements à l'Inde de Nehru sans consulter leurs habitants qui sont des citoyens français. Or, le parti du Congrès ne veut pas d'un référendum. Le troisième et le quatrième volumes sont consacrés aux regards et aux influences croisés. Les représentations de l'Inde en France, l'image et l'influence de la France en Inde, les perceptions du nationalisme indien en France et les relations bilatérales après l'indépendance de l'Union indienne jusqu'à nos jours. Le quatrième volume « Les relations bilatérales » est la suite du troisième et reprend la bibliographie et un index général. Jacques Weber, professeur émérite d'Histoire contemporaine à l'université de Nantes, membre de l'Académie des Sciences d'outre-mer, grand spécialiste de l'Inde à laquelle il a consacré de nombreux ouvrages, et de l'histoire coloniale. Il a publié aux Indes savantes : Les Relations entre la France et l'Inde de 1673 à nos jours ; Littérature et Histoire coloniale (ouvrage collectif ) ; Le Siècle d'Albion. L'empire britannique au XIXe siècle (1815-1914) ; Les Elections législatives et sénatoriales outre-mer (1848-1981) avec L. Jalabert et B. Joly."
L'auteur raconte l'histoire culturelle du travail selon les variations du regard que l'homme porte sur sa propre nature du milieu du XVIIe siècle au milieu du XIXe siècle. Il indique les voies par lesquelles cette vision de l'homme et de son labeur sont devenus des normes juridiques. Le foisonnement des doctrines pour définir le travail mais encore pour instaurer un ordre social qui face sa place à celui-ci est tel qu'il est difficile de trouver des césures chronologiques claires, étant posé une fois pour toute que la Grande Révolution ne fut pas un bloc. En deux siècles, le travail change de base aussi sûrement que l'homme change ses propres assises.