La femme orientale : Mythes, imaginaires, représentations
Bkhairia Hassen ; Lacoste Francis ; Lévêque Laure
EFFIGI
20,00 €
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EAN :9788855244695
Topos s'il en est, la femme orientale enfièvre l'imagination et échauffe les esprits, occidentaux singulièrement, pour qui elle est un objet de fantasme toujours renouvelé. En témoignent toute une littérature orientaliste et colonialiste qui s'attache à percer son mystère et toute une iconographie qui, de Delacroix à Fromentin ou à Matisse, en fixe l'imagerie formulaire sur fond de harem et de bains maures où paressent de sensuelles odalisques et ondulent lascivement des almées. Femmes-objets, tout entières vouées au plaisir masculin, ces femmes d'Orient sont d'autant plus attirantes qu'elles sont inaccessibles, recluses en leur sérail ou dissimulées sous un voile qui, en ne laissant voir que des yeux de braise, attise le désir plus qu'il ne l'interdit. C'est toute cette typologie, largement cristallisée en poncifs et durcie en fantasmatique, qui se trouve ici reprise et dépliée comme est aussi revisité l'autre versant de l'Orientale dont, avec Shéhérazade, les Mille et Une nuits montrent qu'elle est loin de n'avoir qu'un visage mais qu'elle peut aussi être cette femme puissante qui déjoue les scénarios préétablis, faisant passer son pouvoir de séduction du corps à la tête.
Nombre de pages
259
Date de parution
01/09/2022
Poids
420g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9788855244695
Auteur
Bkhairia Hassen ; Lacoste Francis ; Lévêque Laure
Editeur
EFFIGI
Largeur
150
Date de parution
20220901
Nombre de pages
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En cette année 2017, le temps des révolutions revenait dans les têtes. Anniversaire de la révolution libérale de Russie et bien sûr de cette première, inattendue et triomphante révolution bolchévique d'octobre. Révolution(s) entre commotions et commémorations est le fruit des échanges des 5e Rencontres d'histoire critique, tenues en 2017, comme depuis huit ans, à Gennevilliers, à l'initiative des Cahiers d'histoire. Revue d'histoire critique et de l'Université populaire des Hauts-de-Seine. Le livre croise les approches d'historiennes, de sociologues, de géographes, de spécialistes de littérature autour de ces temps du social inhérents à notre modernité, celle de la pensée du contrat social et des droits inaliénables des hommes, libres et égaux, qui savent désormais que nul ordre social n'est légitime au-delà de leur consentement. Révolutions toujours inachevées, emportant plus ou moins de transformations réelles, plus ou moins durables, le livre embrasse la diversité de ces événements de la France, matrice féconde, à la Russie devenant URSS, à l'Ukraine, l'Irlande, l'Italie, la Chine et aux Etats-Unis, si profondément hantés par les échos des révolutions. Ce volume fait suite à ceux des précédentes Rencontres d'histoire critique, Guerre et paix et Nation(s), Mondialisation(s) : toute une histoire.
Après le séisme du 10 janvier 2010 en Haïti, au milieu des ruines et des abris de fortune, une abondante littérature a été produite. Ecrits immédiats, ces témoignages, poèmes, romans, essais, manifestes ont relayé, complété ou contredit les images et les discours diffusés par les médias. Née dans l'urgence, cette littérature a eu pour première ambition de faire savoir au monde ce qui s'était produit et comment les Haïtiens avaient vécu la catastrophe. Cette littérature a été aussi acte de survie et de résistance, témoignant de femmes et d'hommes debout. Ce n'était pas le premier cataclysme frappant un point de la terre : d'autres l'avaient précédé dont l'écriture s'était emparée. Et depuis sont survenus d'autres tornades, d'autres inondations, d'autres tremblements de terre, d'autres tsunamis. En ce début de siècle frappé par la crise environnementale, la " bibliothèque " de la catastrophe naturelle ne cesse de s'épaissir. Dans cette vaste production, les oeuvres francophones occupent une place de choix car leurs créateurs viennent des points du globe souvent frappés. C'est pourquoi, de la Caraïbe au Maghreb, en passant par l'Afrique sub-saharienne, l'Asie et l'Océanie, les auteur(e)s de cet ouvrage proposent l'analyse d'une trentaine de récits contant îles blessées et terres meurtries. Tous et toutes persuadé(e)s que la création littéraire peut relayer la colère de la nature et exprimer le désarroi des humains, en écho avec les avancées scientifiques et les projections des mythes pour rendre compte d'un monde en perpétuel bouleversement.
Sans prétendre fournir des clés pour l'imaginaire à la manière d'Octave Mannoni, comme lui les contributions réunies dans le présent volume raccordent à la puissance évocatoire du langage, entre parole et langue et d'une langue à une autre, la fabrique d'univers qui ne sont pas que de mots mais dont la présence, tenace, tient à la force performative d'images qui donnent corps à cet imaginaire que Walter Benjamin investit en allumeur de mèche et dont il fait le ressort même de ce qu'il nomme passage, principe actif de connexion, vecteur de rapprochement entre les époques, les cultures et les hommes.