Bordenave, employé de banque congédié à la suite d'une grève malencontreuse, est devenu horloger. Il mène une existence paisible dans sa maison du quartier populaire de Buenos aires. Soudain, et pour des raisons inconnues, sa femme Diana est enfermée dans une clinique psychiatrique. Dès lors, la vie de l'horloger, faite de conventions, va être bouleversée par une série de péripéties bizarres et inquiétantes, entre autres l'intervention de sa belle-s'ur, des entretiens avec le fascinant Reger Samaniego, directeur de la clinique, et l'apparition d'une chienne qui curieusement s'appelle Diana comme sa femme. Enfin, le comportement de la vraie Diana, sortie de clinique, lui fait prendre conscience, petit à petit, qu'autour de lui se produisent d'étrangers transferts et des mutations d'âmes et de corps... Dormir au soleil s'inscrit dans le cadre de ces imaginations pour ainsi dire " frontalières ", à cheval sur le rêve et la réalité, dont cet auteur a construit un royaume très singulier et qui lui ont valu d'être, avec Borges, l'écrivain le plus marquant de la littérature sud-américaine d'aujourd'hui.
Nombre de pages
279
Date de parution
03/06/1992
Poids
178g
Largeur
108mm
Plus d'informations
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EAN
9782070385195
Titre
Dormir au soleil
Auteur
Bioy Casares Adolfo
Editeur
FOLIO
Largeur
108
Poids
178
Date de parution
19920603
Nombre de pages
279,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Un écrivain jaloux hanté par le souvenir d'un amour perdu, une enquête sur un mystérieux manuscrit hongrois, l'amnésie soudaine d'un certain capitaine Morris, les curieux pouvoirs d'une statuette sur les hommes. Le lecteur retrouvera dans les nouvelles de ce recueil les thèmes et les personnages chers à Bioy Casares, des individus pris au piège d'une réalité banale mais vaguement inquiétante qui bascule lentement, comme si de rien n'était, vers le fantastique. En fin orfèvre, Bioy Casares ne livre jamais entièrement la clé de l'énigme : au lecteur de déchiffrer, à ses risques et périls, la trame cachée du réel.
Qu'est-ce qui pousse ce jeune photographe en voyage de travail à La Plata à se laisser posséder par une étrange famille qui voit en lui un fils disparu, un amant de passage, un amour potentiel, un gogo à gruger? Ne cherchez pas de réponses à ces questions. Pour Adolfo Bioy Casares, la littérature, la vraie, n'a pas pour mission d'anesthésier les doutes et les tourments, mais de les aviver, de les réveiller. Pas avec cette grandiloquence, ce sens du drame que l'on attribue volontiers aux Argentins, mais par petites touches, entre humour et inquiétude. Sous la patine des jours sans histoire, le romancier nous dévoile une autre vie, plus forte, plus insinuante."
Un homme en fuite trouve refuge sur une île déserte. Un lieu étrange, dominé par une villa immense et somptueuse dont les sous-sols recèlent une machinerie aux fonctions incompréhensibles. L'île, pourtant, n'est pas si déserte qu'elle l'a semblé de prime abord. Des estivants, réunis sur place par un certain Morel, s'engagent dans une fête languide dont le rituel paraît se reproduire à l'infini.
Ce texte qui a, en son temps, révolutionné les lettres latino-américaines est aujourd'hui considéré comme un classique de la littérature fantastique. Dans sa préface, le grand écrivain argentin Jorge Luis Borges a salué la perfection d'un ouvrage d'imagination qui rompt délibérément avec la tradition du roman psychologique. Il nous montre comment son compatriote Bloy Casares se rattache au Stevenson de L'île au trésor, à Chesterton, au Poe des Histoires extraordinaires, et rapproche son île déserte d'une autre île fameuse en littérature: celle du Docteur Moreau. Derrière l'ingénieuse invention se décèle un autre thème, plus profond : le mythe de la femme aimée. Car pour Bioy Casares le fantastique est avant tout une façon de parler d'amour.
Après avoir raconté, dans le premier tome de ses Mémoires, son enfance dans le Maroc d'avant-guerre et son arrivée en France en 1945, Driss Chraïbi reprend le fil de son récit autobiographique. Au début des années 50, il découvre une autre planète, l'Alsace, et s'y installe avec sa femme dans une sorte d'ermitage amoureux voué à l'écriture. Puis ses premiers succès d'écrivain le ramènent à Paris et la communauté maghrébine trouve en lui l'une de ses premières voix dans le milieu littéraire. Défilent ensuite les années France Culture, les années canadiennes, les années à l'Ile d'Yeu, les amis et les rencontres (François Mitterrand, Lucien Bodard...), les paysages, les livres et les femmes de sa vie.
Oui, j'y avais repensé. Qu'est-ce qu'il s'imaginait. Je n'avais pratiquement fait que penser à ça depuis ce matin, mais y penser avait fini par prendre la forme d'une ville, d'un premier amour, la forme d'un porte-conteneurs." Le corps d'un homme est retrouvé au pied de la digue Nord du Havre, avec, dans sa poche, griffonné sur un ticket de cinéma, un numéro de téléphone, celui de la narratrice. Convoquée par la police, elle prend le train pour Le Havre, ville de son enfance, de sa jeunesse, qu'elle a quittée il y a longtemps. Durant ce jour de retour, cherchant à comprendre ce qui la lie à ce mort dont elle ignore tout, elle va exhumer ses souvenirs mais aussi la mémoire de cette ville traumatisée par la guerre, ce qui a disparu, ce qui a survécu, et raviver les vestiges d'un amour adolescent.
Dans l'East Texas profond de la Grande Dépression, la pauvreté règne et dévaste la région comme une tornade. Le jeune Harry Crane découvre le corps mutilé d'une femme noire sur le bord de la rivière Sabine. Il est convaincu que le meurtre est l'oeuvre de l'Homme-chèvre, un monstre de légende. Le nombre de victimes s'alourdit, un homme est lynché et le père de Harry, l'homme de loi local, enquête.
Brontë Emily ; Bellour Raymond ; Lacretelle Jacque
Emily Brontë possède donc le plus singulier des pouvoirs : celui de sa dépendance à l'égard des faits. Avec quelques touches, elle sait évoquer l'âme d'un visage et rendre le corps superflu ; en parlant de la lande, elle fait souffler le vent et gronder le tonnerre. Virginia Woolf. Quand, parmi tous les arbres, je cherche celui dont la forme s'harmonise le mieux avec le cadre du roman tragique d'Emily Brontë, c'est l'image d'un vieux robinier tortueux qui me vient à l'esprit, d'un vieux robinier tordu par le vent qui souffle toujours dans la même direction ; l'écorce est noire, le tronc est creux et, dans ce creux, la pluie a formé une petite flaque où baignent quelques feuilles mortes. John Cowper Powys