Au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, l'eau devient l'enjeu crucial du développement. La croissance démographique y est parmi les plus élevées du monde et les ressources en eau peu abondantes. Les responsables politiques ont tenté de mettre en ?uvre des politiques de gestion de l'eau - tarifs d'eau plus élevés, privatisation... - sans prendre en compte la culture et les valeurs locales. Pourtant, la culture, largement marquée par l'Islam, influence la perception des habitants quant à la gestion d'une ressource telle que l'eau. La région abrite 300 millions de musulmans et des minorités de diverses confessions. Une meilleure compréhension des points de vue de l'Islam en matière de gestion de l'eau est donc un facteur décisif pour le développement durable et équitable des pays musulmans du Moyen-Orient, de l'Afrique du Nord et d'ailleurs. Cet ouvrage présente le point de vue de l'Islam sur la gestion de l'eau, notamment la demande en eau, la réutilisation des eaux usées et la hausse des tarifs. Il ouvre la voie à un meilleur dialogue entre les chercheurs intéressés par la gestion de l'eau ; il enrichit nos connaissances sur les influences qui s'exercent sur la politique officielle et la pratique officieuse, puis il propose ces idées à un public élargi. Il montre concrètement l'intérêt d'examiner le développement dans le contexte des valeurs et de la culture. Il dissipe aussi des malentendus liés à la conception musulmane de la gestion de l'eau, telles la vente de l'eau et la réutilisation des eaux usées. Cet ouvrage intéressera les chercheurs, les érudits et les étudiants de divers domaines. Il sera utile aux responsables politiques, à ceux des organismes donateurs, des organismes de développement, des ONG, des agences et ministères gouvernementaux, au Nord comme au Sud, qui travaillent dans le domaine de la gestion de l'eau.
Nombre de pages
200
Date de parution
01/11/2003
Poids
360g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782845863828
Auteur
Bino Murad-J ; Biswas Asit-K ; Faruqui Naser-I
Editeur
KARTHALA
Largeur
160
Date de parution
20031101
Nombre de pages
200,00 €
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Dès sa première édition, L'Europe difficile s'est imposé comme un ouvrage de référence. Il ne raconte pas, en effet, comme tant d'autres, l'histoire irénique et officielle du rapprochement franco-allemand, ou bien encore les balbutiements de la Communauté économique du charbon et de l'acier. Mais l'histoire politique, en coulisses, de tous les traités qui font, aujourd'hui, que l'Europe est non seulement notre cadre de vie de tous les jours, mais aussi l'horizon de la vie politique et civique. Une histoire qui montre l'extraordinaire difficulté qu'il y eut et qu'il y aura à construire l'Europe ; une histoire de rapports de forces, de concessions, de bonds en avant, de tensions, de reculs même : une histoire qui commence par les idées de quelques visionnaires pour s'élargir, au fil des ans, à celle, plus complexe, des opinions publiques. Une histoire qui commence avec la délicate élaboration du traité de Rome et s'achève - provisoirement - avec le traité de Nice et le débat sur la nature fédérale de l'Europe. Où le lecteur voit au fil des décennies le déplacement fondamental qui s'opère et que marque désormais le changement du sous-titre de l'ouvrage : une histoire non plus de la Communauté européenne, mais de l'intégration européenne.
Cette troisième édition d'un ouvrage vite devenu une référence couvre l'histoire de l'Europe, du congrès de La Haye au projet de traité constitutionnel. La mise à jour préserve l'angle qui a d'entrée de jeu marqué l'originalité de ce livre: non pas une histoire irénique et dictée par la nécessité d'oublier les guerres mondiales, mais la restitution de l'émergence de l'Europe à partir et à travers l'affrontement des logiques nationales, la grandeur de projets successifs, voire les qualités contingentes de quelques dirigeants visionnaires. Désormais les opinions publiques posent la question du maintien de structures nationales de décision, plus proches, mais également du renforcement de structures apparemment fragilisées par un élargissement vécu comme trop rapide. C'est la raison pour laquelle l'intitulé de l'ouvrage change, puisque au sous-titre d'origine - Histoire politique de la Communauté européenne - devenu lors de la deuxième édition Histoire politique de l'intégration européenne - se substitue désormais Histoire politique de la construction européenne.
Le cheval ne comprend que les chevaux. Deviens cheval. Telle est la devise de Bino Jacopo Gentili. Le cheval, cet "être qui pense", est souvent très mal compris. C'est à l'homme de se mettre à sa portée et non l'inverse. A nous donc de tenir compte des différences fondamentales qui existent entre nos deux espèces. Car le cheval, animal herbivore, se considère parfois comme une proie face à l'homme, ce prédateur carnivore. Envisager notre rapport avec les chevaux sous cet angle devrait conduire plus d'un cavalier à de sérieuses remises en question! Une longue observation des troupeaux en liberté, ainsi qu'une solide expérience, ont permis à Bino J. Gentili de mettre au point une véritable méthode de débourrage, de dressage et de rééducation des chevaux, y compris des sujets difficiles. Ce qu'il appelle Imprinting Horse (imprégnation du cheval) s'applique dans la douceur la plus absolue et bannit catégoriquement tout système coercitif. Cette approche éthologique du cheval n'est pas l'apanage d'un petit nombre d'élus, particulièrement doués: tout cavalier armé de sa seule bonne volonté peut l'appliquer en toute tranquillité et obtenir les mêmes résultats que le célèbre "magicien".
A la croisée de la psychanalyse et de l'anthropologie, cet ouvrage propose une lecture structurale de l'histoire ottomane et républicaine de la Turquie. D'Osman à Kemal, de la chute de Constantinople au mouvement protestataire du parc de Gezi (2013), sont retracées les transformations du "discours" social organisé par quatre places qu'occupent différentiellement le sultan, l'Etat, les assujettis et le territoire. Au "discours d'Empire" des premiers Ottomans succède au XVIIe siècle un "discours d'en pire" dont émerge, au XIXe siècle, celui "de la paranoïa" à la logique génocidaire. De cette matrice naît celui de la République, toujours actuel depuis cent ans : le "discours de l'hainamoration" dont Erdo?an est depuis vingt ans le sujet principal. Ces transformations successives ont pour enjeu, avec une étrange constance, le champ de l'altérité : le lieu de la différence.