Paris au cinéma. La vie rêvée de la Capitale de Méliès à Amélie Poulain
Binh N. T. ; Garbarz Franck ; Delanoë Bertrand
PARIGRAMME
29,00 €
Epuisé
EAN :9782840964278
Un monument immédiatement identifiable, une rue familière, l'ambiance d'un café ou du métro disent l'essentiel au spectateur: nous sommes à Paris. Ces décors peuvent bien être dispersés aux quatre coins de la capitale, peu importe! La géographie du cinéma s'affranchit des contraintes pour réinventer une ville tissée de fantasmes et de souvenirs, de peurs et de désirs. Pour autant, le Paris du septième art n'est pas une cité fantôme: du muet aux studios, des productions hollywoodiennes à la Nouvelle Vague, de monsieur Hulot à Amélie Poulain, le cinéma cultive les archétypes et entretient avec constance un petit peuple de chauffeurs de taxi bavards, de prostituées au grand c'ur, de mauvais garçons gouailleurs, de bourgeois suffisants et d'inspecteurs de police au regard un peu las... Comment imaginer Paris sans Parisiens? Dans leurs emplois de prédilection, Jean Gabin, Danielle Darrieux, Sacha Guitry, Arletty, Michel Simon, Jean-Paul Belmondo, Fabrice Luchini ou même Audrey Hepburn leur ont donné un visage... et, plus encore, une âme. Au fond d'une salle obscure, qui n'est prêt à croire, après Garance et Frédérick dans Les Enfants du paradis, que "Paris est tout petit pour ceux qui s'aiment comme nous d'un aussi grand amour"...
Nombre de pages
223
Date de parution
15/09/2005
Poids
1 173g
Largeur
235mm
Plus d'informations
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EAN
9782840964278
Titre
Paris au cinéma. La vie rêvée de la Capitale de Méliès à Amélie Poulain
Auteur
Binh N. T. ; Garbarz Franck ; Delanoë Bertrand
Editeur
PARIGRAMME
Largeur
235
Poids
1173
Date de parution
20050915
Nombre de pages
223,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Rien de spontané chez moi, rien d'impulsif", a dit un jour Bergman qui déclare ailleurs : "Je ne discute jamais avec mon intuition, c'est elle qui décide." Le cinéma du maître suédois illumine les écrans depuis près d'un demi-siècle, parcouru par la dualité : la rigueur de la mise en scène contient les démons de son auteur ; l'éclat des visages et la lumière transcendent les passions de ses personnages. Du Septième Sceau à Persona, des Fraises sauvages à Fanny et Alexandre, N. T. Binh analyse les sortilèges de cette oeuvre "d'une pureté cinématographique éblouissante".
La comédie musicale connaît un formidable regain de popularité, toutes générations confondues. De Chantons sous la pluie à La La Land, de West Side Story aux Demoiselles de Rochefort, jusqu'à la scène finale de The Artist, que provoquent en nous ces personnages qui se mettent soudain à chanter et danser à l'écran ? C'est cette joie de vivre du cinéma que ce livre propose d'explorer, à l'occasion de la première exposition dédiée au genre, à la Philharmonie de Paris.
Depuis les débuts du cinéma, les actrices et les acteurs attirent, fascinent, suscitent l'admiration, voire l'adoration du public. Lorsque sort un film, ce sont eux qui sont les plus exposés dans la presse et les médias : les plus courtisés, les plus interviewés. On sollicite leurs impressions et leur opinion sur n'importe quel sujet, on les interroge sur leur vie ou leurs goûts, leurs rapports avec leurs partenaires ou avec les personnages qu'ils incarnent, la façon de "mener leur carrière " . Cependant, un mot apparaît assez rarement dans les questions qui leur sont posées. Le mot travail. Comme si celui-ci était synonyme de fabrication, de construction, de tricherie incompatible avec le naturel présumé des personnes incarnées à l'écran de façon si réelle, si juste. Or précisément, si quelque chose rapproche les six personnalités que nous avons rencontrées, c'est bien la qualité et l'originalité de leur travail. C'est ce dont il est question dans cet ouvrage. Maintes fois récompensés, les interprètes à qui nous donnons ici longuement la parole ont des visages, des corps, des voix qui font la fierté et la singularité du cinéma français actuel. Si Un air de famille (1996), Haut les coeurs ? ! (1999), The Artist (2011), Louise Wimmer (2011), Petit Paysan (2017) et Les Misérables (2019) vous ont émus ou amusés, c'est grâce à ce que ces six personnes sont, mais aussi à ce qu'elles font dans ces films, même si elles n'en sont pas officiellement ni légalement les auteurs. Cette part de création, Jean-Pierre Darroussin, Karin Viard, Bérénice Bejo, Corinne Masiero, Swann Arlaud et Damien Bonnard la doivent à leur talent... et à leur travail.
Ce numéro d'Études théâtrales propose quelques pistes pour défricher un terrain qui, presque toujours posé problème. Si au théâtre, tout le monde s'accorde à dire que la direction d'acteur constitue une part majeure de la mise en scène, au cinéma, elle n'est censée en être qu'une part sinon infime, du moins mineure ou, dans le meilleur des cas, "invisible". Parmi les textes critiques consacrés aux réalisateurs, très peu se soucient d'étudier la direction d'acteur propre à ces cinéastes : un thème ou un mouvement de caméra récurrents sont plus fréquemment étudiés. Quant aux acteurs, des adjectifs suffisent en général à une approche impressionniste de leur jeu (de "l'excellent" au"nul"), et l'analyse, lorsqu'elle est tentée, concerne bien plus souvent les personnages que les interprètes. En faisant du comédien à la fois un objet et un sujet, un instrument et un artiste, le cinéma n'a cessé de remettre à plus tard la question de la direction d'acteur : le film, et l'acteur dans le film, se regardent et se reçoivent, agissent et sont agis. Quelque part, dans ce processus, un cinéaste a peut-être enclenché, ou transmis, ou dirigé quelque chose. Cette indicible communication nous intrigue et nous interroge.
Le Paris des années 1950 n'a pas encore revêtu les habits de la modernité. On y croise au fil des rues les marchandes de quatre-saisons, les bonnes soeurs en cornette, les agents de police en pèlerine et les écoliers en blouses... Dans les cafés de Saint-Germain-des-Prés ou du Marais, employés, ouvriers, retraités modestes et intellectuels sans le sou s'accoudent aux mêmes zincs. On ne parle guère de chômage mais plutôt des difficultés de logement. Et sans chez-soi confortable, on est souvent à l'extérieur... Ce sont donc des rues animées et vivantes qu'il est donné aux photographes, français (Robert Doisneau, Willy Ronis, Raymond Depardon, Edouard Boubat), comme étrangers (Peter Cornelius, Erwin Blumenfeld, Robert Capa, Ervin Marton, Ernst Haas), d'immortaliser en couleurs. Leurs images pleines de charme et de fraîcheur nourrissent aujourd'hui la légende d'un Paris révolu.
Sous Paris demeurent les abris. Plus précisément ceux que la Défense passive décréta à la veille de la Seconde Guerre mondiale. Plusieurs milliers, dont quelques centaines étaient équipés pour répondre à l'éventualité d'une attaque au gaz, furent ainsi aménagés dans les caves des immeubles, dans le métro ou même dans les anciennes carrières. Beaucoup ne furent pas démantelés. On en voit les traces dans de nombreuses caves et des structures plus importantes peuplent encore les espaces verts ou les sous-sols d'administrations et d'entreprises. Bien oubliés aujourd'hui, les abris souterrains restent les témoins d'heures sombres de l'histoire comme de plus glorieuses, puisque c'est depuis les profondeurs de Denfert-Rochereau qu'a été coordonnée l'insurrection libératrice d'août 1944. Une plongée fascinante dans un Paris méconnu...
Kamir Barbara ; Sarramon Christian ; Deschamps Mar
Ce sont, d'une certaine manière, les gardiens du temps. Et c'est grâce à eux, antiquaires et brocanteurs, qu'un peu de passé pimente notre présent, agrémente d'une touche singulière nos intérieurs. Dans leurs merveilleuses boutiques, meubles vintage, poupées anciennes, dentelles, photographies, lustres industriels, bibelots, horloges, vaisselle et matériel de cuisine offrent un peu plus qu'eux-mêmes en nous gratifiant de leur histoire et du souvenir d'époques révolues.