Les premiers secours en milieu africain. Pratiques conventionnelles et pratiques traditionnelles
Binam Fidèle ; Fouda André
KARTHALA
19,00 €
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EAN :9782811105730
La vie de chacun peut, à tout moment, être menacée par un danger se traduisant par un accident ou une maladie brutale, qui se décompensent souvent dans un délai très court pour évoluer vers des lésions irréversibles ou vers la mort. Très souvent, l'accident survient hors de l'hôpital et chacun d'entre nous peut être le premier témoin de l'accident et devoir porter secours à la victime. Les premiers secours constituent une activité médicale à la base, déléguée à toute personne de plus de dix ans jouissant de toutes ses capacités intellectuelles et fonctionnelles; ils permettent de préserver l'intégrité de la victime en attendant les secours sanitaires. Les populations des pays en développement sont particulièrement exposées à divers sinistres qui sont responsables de la vulnérabilité des citoyens. Le plus souvent dans ce contexte, le risque survient en zone reculée où l'accès immédiat aux secours sanitaires adaptés est quasiment impossible. Il est important à cet effet d'intégrer la participation des communautés aux premiers secours dans le cadre des soins de santé primaires en tenant compte de l'accessibilité des messages, des gestes et des soins nécessaires. Dans le cadre de cette intégration doivent être pris en compte les faits suivants: la prise en charge conventionnelle des urgences extra hospitalières restera très longtemps encore largement inaccessible pour la grande majorité de ces populations; le secteur traditionnel recèle de larges possibilités qui restent inexploitées dans le domaine des premiers secours. L'ambition de l'auteur est d'apporter aux populations des pays en développement des informations pour leur permettre d'accéder à un savoir sur les premiers secours, adapté à leur environnement.
Nombre de pages
160
Date de parution
29/11/2011
Poids
270g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782811105730
Auteur
Binam Fidèle ; Fouda André
Editeur
KARTHALA
Largeur
160
Date de parution
20111129
Nombre de pages
160,00 €
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Le Dr Fidèle Ngo Njom Binam nous offre un très intéressant ouvrage sur la prise en charge des urgences médicales individuelles et collectives dans les pays en voie de développement. Il s'agit d'une approche totalement originale de ce sujet d'importance capitale, véritable problème de santé publique. L'ouvrage a le mérite de proposer une approche inhabituelle mais combien capitale: la prise en charge des mêmes urgences et des mêmes malades dans des pays où l'accès aux soins est beaucoup plus difficile et où la prise en charge hospitalière a des limites en personnel et en moyens techniques, imposées par les conditions d'environnement et par de nombreuses contraintes budgétaires. Dans de telles circonstances, il faut trouver un difficile équilibre entre les moyens que l'on peut mobiliser en personnel, en matériel et en techniques de soins et ce que l'on trouve à disposition, qui n'est jamais aussi adapté qu'on le voudrait. Le médecin urgentiste, l'anesthésiste-réanimateur ou le chirurgien ne peuvent s'extraire des contraintes de l'environnement où ils travaillent. Leur stratégie de prise en charge doit être économe des deniers publics mais efficace pour le patient. On se trouve face à une double obligation: la première est relative au patient qui se confie en urgence à un médecin: il attend de lui qu'il lui donne le meilleur traitement possible; la deuxième obligation concerne la communauté des patients à venir: il faut conserver des moyens pour qu'ils puissent eux aussi bénéficier de la meilleure prise en charge possible, sans dépenser pour quelques-uns seulement ce qui devrait profiter à beaucoup. Le présent ouvrage sera le parfait compagnon pour tout professionnel de santé qui doit prendre en charge en urgence des patients dans des pays aux ressources financières limitées.
L'épopée de Mpomo est un vaste complexe narratif que le chercheur a recueilli par fragments chez les Koozimé, de la bouche de Daniel Minkang, l'aède. Après une patiente reconstitution, il nous en offre aujourd'hui le texte dans toute son ampleur. Les Koozimé constituent un petit groupe de quelques dizaines de milliers de locuteurs, égaillés dans la forêt équatoriale qui recouvre la province de l'Est du Cameroun. Leur langue appartient à la famille du Bantou L'histoire est celle de Mpomo, un enfant extraordinaire, dernier-né de Zyèm, un fondateur de clan, lui-même benjamin de la première famille humaine, qui s'est trouvée désunie et dispersée à la suite d'une faute commise par la mère initiale de l'humanité. Cette dernière ayant introduit la sorcellerie et la mort parmi les hommes, Mpomo vient au monde, investi d'une quadruple mission : restaurer l'ordre et la justice, établir la paix, décapiter la sorcellerie, assurer l'unité de la grande famille des " descendants de Zyèm, Bèm et Yamékana " qui, selon les Koozimé, n'est autre que l'indivise humanité. D'un chapitre à l'autre, le lecteur découvrira les figures épiques qui peuplent le pays de " la grande rivière ". Ce sont des figures féminines d'abord, les plus notoires étant Ampouam, discrète prêtresse pourvoyeuse de puissance, Njol, soeur jumelle de Mpomo, et Andé, la mère adoptive du jeune Mpomo. S'y ajoutent des personnages masculins à l'héroïsme téméraire, diabolique ou bon enfant. L'ensemble tourne autour de celui que l'on tient pour le prince des géants, le roi parmi les rois, et dont le nom ne se prononce qu'assorti d'une foule de devises : " Mpomo dit Yan-yan, le Fromager aux branches armées d'épines ; Arbre à fourmis noires qui décontenance les plus téméraires ; Petit cours d'eau sinueux qui se faufile entre les plus grands arbres... "
A la croisée de la psychanalyse et de l'anthropologie, cet ouvrage propose une lecture structurale de l'histoire ottomane et républicaine de la Turquie. D'Osman à Kemal, de la chute de Constantinople au mouvement protestataire du parc de Gezi (2013), sont retracées les transformations du "discours" social organisé par quatre places qu'occupent différentiellement le sultan, l'Etat, les assujettis et le territoire. Au "discours d'Empire" des premiers Ottomans succède au XVIIe siècle un "discours d'en pire" dont émerge, au XIXe siècle, celui "de la paranoïa" à la logique génocidaire. De cette matrice naît celui de la République, toujours actuel depuis cent ans : le "discours de l'hainamoration" dont Erdo?an est depuis vingt ans le sujet principal. Ces transformations successives ont pour enjeu, avec une étrange constance, le champ de l'altérité : le lieu de la différence.