Vie spirituelle et modernité. Comment concilier l'inconciliable
Biès Jean
L'HARMATTAN
33,50 €
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EAN :9782296084421
Nous sommes à la fin d'une époque. Toute la question est de savoir comment traverser cette " crise " apocalyptique et en atténuer les effets. La vraie solution ne peut être que spirituelle. Une nature ravagée. une société déstructurée, un totalitarisme massif ou feutré : il s'agit de recréer des cadres de vie, des modes d'existence, des attitudes intérieures susceptibles de sauver le meilleur de l'homme. La nuit intellectuelle, celle du clonage mental et des philosophies réductrices ou nihilistes : il s'agit de redécouvrir les chemins d'une connaissance métaphysique susceptible de fournir les " clés " et les références doctrinales communes aux grandes Traditions de l'humanité. La dissolution suicidaire de la psyché : il s'agit de retrouver la psychologie des profondeurs " et le processus d'individuation par l'examen des rêves et la conciliation alchimique des contraires. La destruction du sacré : il s'agit de recouvrer les principes universels de la philosophia perennis et de la vie spirituelle par un ensemble de pratiques. telle, dans le christianisme, la " prière du coeur ", ce yoga de l'Occident.Tout espoir n'est donc pas vain. Mais plutôt que de vouloir sauver un monde en proie à d'insolubles contradictions, le moment est venu, à partir du patrimoine spirituel de l'humanité, d'oeuvrer à l'urgente préparation de l'avenir.
Nombre de pages
347
Date de parution
10/04/2009
Poids
360g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296084421
Titre
Vie spirituelle et modernité. Comment concilier l'inconciliable
Auteur
Biès Jean
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
360
Date de parution
20090410
Nombre de pages
347,00 €
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En quoi la nation la moins orientale et la plus sceptique s'est-elle, des origines à nos jours, passionnément ouverte à l'Inde ? Comment et pourquoi la patrie des dieux a-t-elle pu influencer et inspirer tant d'écrivains français ? On s'étonne de lire la marque indo-bouddhique dans telles fables de La Fontaine, la sympathie militante d'un Voltaire, l'enthousiasme d'un Michelet et d'un Lamartine. Aucun genre n'échappe à l'emprise : récits de voyage, essais, romans, théâtre et poésie. L'Inde est à ce point partout qu'elle irrigue la France secrète, celle d'un Fabre d'Olivet ou d'un Guénon, sûr initiateur des doctrines métaphysiques. Elle fait même la rejoindre à leur insu ceux qui en sont les moins familiers : Péguy, dans ses litanies si proches des mantra, Mallarmé, dans sa quête de l'essence du langage. Trois auteurs jouent ici un rôle privilégié : Romain Rolland, qui révèle l'oeuvre de Tagore, l'harmonie des religions de Râmakrishna, la "non-violence" gandhienne ; Lanza del Vasto, apôtre de cette même ahimsâ, au carrefour du vishnouisme et du christianisme ; René Daumal, adepte du yoga des "saveurs" poétiques et ascensionniste du Mont Analogue. Dans l'actuelle et grave conjoncture cosmique, les apports de l'Inde à la France ? et à l'Occident ? sont d'une importance capitale tant sur les plans artistiques, littéraires et pédagogiques que psychologique et spirituel ; ils sont réponses concrètes aux questionnements contemporains. Jean Biès s'applique à montrer qu'en dépit de résistances, d'incompréhensions ou d'erreurs ? Leconte de Lisle confond trop vite le nirvâna et le néant ?, nous sommes parvenus aujourd'hui à une meilleure connaissance d'un domaine qui reste cependant riche en promesses et en découvertes. Cet ouvrage, couronné du Prix de l'Asie par l'Académie des Sciences d'Outre-Mer, ne constitue pas seulement une somme d'érudition universitaire. Par son style et ses intentions, il relève également de l'exploration poétique et de la critique créatrice.
Le talentueux écrivain-poète Jean Biès dût affronter sept ans durant la "maladie-sans-nom" qui frappa Rolande, son épouse, psychothérapeute jungienne réputée et "femme irradiante". De ce cauchemar, naitra le Deuil blanc, le poignant "Journal d'un accompagnant" de la maladie d'Alzheimer qu'il nous a laissé après sa propre mort. Au fil de ces "feuilles de déroute", teintées d'humour et de tendresse, le Deuil blanc se révèle un formidable chant d'amour. Celui d'un homme désespéré par le lent et noble déclin de celle qu'il aime au-delà de tout. Celui d'un homme démuni et dérouté devant la maladie qui évoque avec pudeur l'arrivée de la solitude, l'effacement de la mémoire, l'arrachement de cet alter ego et le "yoga des larmes" qu'il s'impose pour surmonter l'absence de celle qu'il avait décrit des années plus tôt comme "I'Initiatrice".