Littérature française et pensée hindoue des origines à 1950
Biès Jean
KLINCKSIECK
60,00 €
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EAN :9782252016190
En quoi la nation la moins orientale et la plus sceptique s'est-elle, des origines à nos jours, passionnément ouverte à l'Inde ? Comment et pourquoi la patrie des dieux a-t-elle pu influencer et inspirer tant d'écrivains français ? On s'étonne de lire la marque indo-bouddhique dans telles fables de La Fontaine, la sympathie militante d'un Voltaire, l'enthousiasme d'un Michelet et d'un Lamartine. Aucun genre n'échappe à l'emprise : récits de voyage, essais, romans, théâtre et poésie. L'Inde est à ce point partout qu'elle irrigue la France secrète, celle d'un Fabre d'Olivet ou d'un Guénon, sûr initiateur des doctrines métaphysiques. Elle fait même la rejoindre à leur insu ceux qui en sont les moins familiers : Péguy, dans ses litanies si proches des mantra, Mallarmé, dans sa quête de l'essence du langage. Trois auteurs jouent ici un rôle privilégié : Romain Rolland, qui révèle l'oeuvre de Tagore, l'harmonie des religions de Râmakrishna, la "non-violence" gandhienne ; Lanza del Vasto, apôtre de cette même ahimsâ, au carrefour du vishnouisme et du christianisme ; René Daumal, adepte du yoga des "saveurs" poétiques et ascensionniste du Mont Analogue. Dans l'actuelle et grave conjoncture cosmique, les apports de l'Inde à la France ? et à l'Occident ? sont d'une importance capitale tant sur les plans artistiques, littéraires et pédagogiques que psychologique et spirituel ; ils sont réponses concrètes aux questionnements contemporains. Jean Biès s'applique à montrer qu'en dépit de résistances, d'incompréhensions ou d'erreurs ? Leconte de Lisle confond trop vite le nirvâna et le néant ?, nous sommes parvenus aujourd'hui à une meilleure connaissance d'un domaine qui reste cependant riche en promesses et en découvertes. Cet ouvrage, couronné du Prix de l'Asie par l'Académie des Sciences d'Outre-Mer, ne constitue pas seulement une somme d'érudition universitaire. Par son style et ses intentions, il relève également de l'exploration poétique et de la critique créatrice.
Nombre de pages
684
Date de parution
03/05/2000
Poids
1 070g
Largeur
160mm
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EAN
9782252016190
Titre
Littérature française et pensée hindoue des origines à 1950
Auteur
Biès Jean
Editeur
KLINCKSIECK
Largeur
160
Poids
1070
Date de parution
20000503
Nombre de pages
684,00 €
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Nous sommes à la fin d'une époque. Toute la question est de savoir comment traverser cette " crise " apocalyptique et en atténuer les effets. La vraie solution ne peut être que spirituelle. Une nature ravagée. une société déstructurée, un totalitarisme massif ou feutré : il s'agit de recréer des cadres de vie, des modes d'existence, des attitudes intérieures susceptibles de sauver le meilleur de l'homme. La nuit intellectuelle, celle du clonage mental et des philosophies réductrices ou nihilistes : il s'agit de redécouvrir les chemins d'une connaissance métaphysique susceptible de fournir les " clés " et les références doctrinales communes aux grandes Traditions de l'humanité. La dissolution suicidaire de la psyché : il s'agit de retrouver la psychologie des profondeurs " et le processus d'individuation par l'examen des rêves et la conciliation alchimique des contraires. La destruction du sacré : il s'agit de recouvrer les principes universels de la philosophia perennis et de la vie spirituelle par un ensemble de pratiques. telle, dans le christianisme, la " prière du coeur ", ce yoga de l'Occident.Tout espoir n'est donc pas vain. Mais plutôt que de vouloir sauver un monde en proie à d'insolubles contradictions, le moment est venu, à partir du patrimoine spirituel de l'humanité, d'oeuvrer à l'urgente préparation de l'avenir.
Le talentueux écrivain-poète Jean Biès dût affronter sept ans durant la "maladie-sans-nom" qui frappa Rolande, son épouse, psychothérapeute jungienne réputée et "femme irradiante". De ce cauchemar, naitra le Deuil blanc, le poignant "Journal d'un accompagnant" de la maladie d'Alzheimer qu'il nous a laissé après sa propre mort. Au fil de ces "feuilles de déroute", teintées d'humour et de tendresse, le Deuil blanc se révèle un formidable chant d'amour. Celui d'un homme désespéré par le lent et noble déclin de celle qu'il aime au-delà de tout. Celui d'un homme démuni et dérouté devant la maladie qui évoque avec pudeur l'arrivée de la solitude, l'effacement de la mémoire, l'arrachement de cet alter ego et le "yoga des larmes" qu'il s'impose pour surmonter l'absence de celle qu'il avait décrit des années plus tôt comme "I'Initiatrice".
Caché derrière ses peupliers d'où émergent son haut toit et ses deux tours carrées, le " château vosgien " est, en 1789, à peu près ce qu'il était en 1600 ou à la fin du Moyen Age : un corps de logis solide et discret, se démarquant à peine du reste des maisons rurales et un peu plus du clocher de l'église ou du prieuré, vrai centre du village. Le châtelain de 1789 y vit-il différemment de celui du XVIIe siècle, voire du Moyen Age ? Ce livre pénètre dans l'univers et le décor familiers des futurs émigrés dont les aïeuls vécurent sur place les drames de la Guerre de Trente Ans. A travers lettres, mémoires et inventaires, une page d'histoire peu connue est retracée ici. Son auteur, professeur agrégé d'Histoire, responsable de l'Association Saône lorraine et délégué des Vieilles Maisons Françaises pour les Vosges, la fixe souvent comme un instantané, un " pris sur le vif ", une incursion dans l'intimité des vieilles familles et des récents anoblis. Beaucoup de ces demeures et de ces familles ont aujourd'hui disparu, et l'on démolit encore des châteaux, comme à Gironcourt-sur-Vraine, au nom du " progrès " et du " réalisme ". Ces pages de vie quotidienne et d'attitude face à l'adversité sont aussi pour l'auteur l'occasion de montrer au grand public et aux divers responsables qu'autant qu'un château fort, ces " Grandes Maisons " sont dignes de conservation et de respect.