Cityonneté, République et démocratie en France. De 1784 à 1899
Bianchi Serge ; Darriulat Philippe ; Naquet Emmanu
PU RENNES
18,00 €
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EAN :9782753534964
La Révolution de 1789 a déclaré les droits de l'Homme et proclamé l'égalité des citoyens Français de métropole devant la loi. La Première République (septembre 1792) a proclamé un moment les droits sociaux. Le XIXe siècle fut cependant marqué par une alternance de régimes républicains, monarchistes et bonapartistes (et une dizaine de constitutions) avant la consolidation de la Troisième République par le Bloc républicain des gauches "en 1899. La fonction électorale fut longtemps réservée aux possédants. Seule une minorité d'entre eux ? les plus riches ? furent déclarés éligibles. Les femmes, les pauvres, les domestiques, et, dans les colonies, les hommes de couleur, étaient privés de droits politiques. Ce découplage de la citoyenneté civile et de la citoyenneté politique fut d'emblée contesté. Contesté dans son principe par ceux qui réclamaient l'universalisation du droit de vote, ou du moins son extension à tous les hommes, riches ou pauvres. Mais cette restriction des droits politiques fut aussi combattue dans les actes par une partie des exclus qui, à leur manière et avec leurs moyens, investirent l'espace public, et cela quels que soient les régimes et au-delà des crises. Mais de la chanson à l'affiche, sans oublier l'insurrection ou la manifestation, ce furent autant d'inscriptions qui participèrent à un processus complexe de politisation. Les partisans de la République firent de la revendication du suffrage universel la clé de voûte de leur programme. 1792, 1848, 1871 furent donc les principales étapes de la naissance, en France, de la démocratie électorale, qui a pu se doubler d'une démocratie participative. Cependant, à l'aube du XXe siècle, malgré l'affirmation et la confirmation de Marianne, les institutions républicaines et le principe même de l'égalité des citoyens dans l'ordre politique continuaient d'être fortement contestés, d'autant plus que d'autres citoyennetés étaient revendiquées, comme la citoyenneté sociale.
Nombre de pages
410
Date de parution
28/11/2014
Poids
628g
Largeur
155mm
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EAN
9782753534964
Titre
Cityonneté, République et démocratie en France. De 1784 à 1899
Auteur
Bianchi Serge ; Darriulat Philippe ; Naquet Emmanu
Editeur
PU RENNES
Largeur
155
Poids
628
Date de parution
20141128
Nombre de pages
410,00 €
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Georges Danton, exécuté en avril 1794 (germinal an II), place de la Révolution, est l'un des "trois hommes formidables" (Victor Hugo) qui dirigea la première république française, avec Marat et Robespierre, dans les rangs de la Montagne. Rarement un responsable politique aura été autant encensé par les uns, au moment du centenaire de 1789, puis accusé par les autres, entre 1910 et 1930. Les historiens "dantonistes" ont célébré l'homme de la Patrie en danger (août 1792), de l'abolition de l'esclavage (février 1794). Les historiens "anti-dantonistes" ont dénoncé les compromissions politiques et la vénalité de celui qui voulut "épargner le sang des hommes" alors qu'il avait participé aux massacres de septembre 1792 et à la mise en place de la Terreur, avant d'en être une de ses victimes, à 34 ans. Le présent ouvrage se propose de donner des clefs aux lecteurs pour comprendre qui fut finalement Danton. Dans un premier temps, il s'attache à restituer son histoire, entre sa naissance à Arcis-sur-Aube (1759) et la guillotine (5 avril 1794) : tour à tour agitateur Cordelier, ministre de la Justice, dirigeant du Salut public au printemps 1793, Indulgent avant son procès tragique. Ensuite, sont analysés les regards croisés de ses contemporains, amis, alliés ou adversaires, pour connaître l'homme, privé et public, son charisme et ses faiblesses. L'historien montre enfin comment les mythes de Danton, personnage hors du commun, ont été amplifiés par l'histoire, les médias, les arts, l'enseignement, l'opinion publique. Dépasser les procès d'intention, les légendes, noire ou dorée, de Georges Danton : tel est l'objet de ce livre, au plus près des archives, des témoignages, des coups d'éclat et des failles de cet homme qui incarna au plus haut point le destin de sa patrie, dans les avancées comme dans les contradictions d'une Révolution fondatrice.
Détesté par les uns, adulé par les autres, Jean-Paul Marat est le plus controversé et le plus méconnu des grands acteurs de la Révolution française. Médecin et penseur au temps des Lumières, il subit l'hostilité ou l'indifférence de Voltaire et de Condorcet. Journaliste engagé, Marat illustre l'explosion de la presse d'opinion, le quatrième pouvoir, à travers son quotidien, l'Ami du Peuple, au fil de 685 numéros souvent censurés et publiés dans la clandestinité. Elu à la Convention, accusé d'aspirer à la dictature, associé à Danton et Robespierre, il est acquitté triomphalement par le Tribunal révolutionnaire, avant d'être assassiné, le 13 juillet 1793, par Charlotte Corday. Après sa mort, sublimée par le tableau de David, commence pour Marat une existence posthume, non moins agitée que la première. Héros d'un culte inouï rendu au " martyr de la Liberté " pendant la Terreur, il devient ensuite un anti-héros absolu, victime d'une " dépanthéonisation " spectaculaire. Dès lors, des mythes tenaces, des légendes inconciliables ? dorée ou " maratiste ", d'un côté, noire ou " anti-maratiste ", de l'autre ? s'affrontent et brouillent notre compréhension du personnage. Recentrant les analyses sur les documents et les archives, donnant la parole au principal intéressé, Serge Bianchi se propose de réduire, voire d'abolir, le fossé creusé entre ces mémoires si contrastées et la biographie de celui qui se voulut " l'Ami du Peuple ".
En 1789, 240 paroisses du sud du Bassin parisien entrent en Révolution, des doléances à la Grande Peur. Quels bouleversements pour ces villages et ces bourgs de Beauce, Brie, Gâtinais, Hurepoix et de la proche banlieue de Paris! Des pouvoirs locaux et un personnel politique se forment, dans l'expérience d'une autonomie éconquise. Les maires, les officiers de la garde nationale, les juges de paix sont directement élus par les citoyens! Si les communautés rurales continuent à lutter pour les subsistances ou les biens communaux, elles dialoguent en permanence avec les nouvelles autorités constituées des districts et du département: Corbeil, Dourdan, Etampes, Bourg-la-Reine et Versailles. Les "affaires" du meurtre du maire d'Etampes, Simonneau, ou de la double municipalité de Ris révèlent les avancées et les contradictions de cette "démocratie en marche", des relations étroites entre ville et campagnes, histoire locale et histoire parlementaire. Après la chute de la monarchie s'amorce un processus intense mais brutal de républicanisation, d'acculturation politique. Les cadres de l'ancienne sociabilité sont relayés ou remplacés par de nouveaux réseaux et médiateurs politiques: sociétés populaires, comités de surveillance, missionnaires et agents de la Convention, instituteurs républicains. Les "pays" et les communes réagissent à leur rythme propre aux multiples sollicitations du Salut public. Les uns favorisent des comportements politiques extrêmes: laïcisation, déchristianisation, prénoms révolutionnaires, fêtes civiques, égalitarisme "sans-culotte", mobilisation militaire. D'autres connaissent des résistances sourdes ou déclarées: défense des prêtres et du dimanche, refus des réquisitions militaires et économiques. Les tensions politiques s'accentuent sous le Directoire, où la politisation des chefs-lieux urbains contraste avec "l'apathie" "de campagnes désormais marginalisées en termes de pouvoir ou d'éducation politique. Des archives et des cartes inédites éclairent cette première expérimentation d'un régime républicain en milieu rural, qui laissera des traces durables pendant la seconde République Biographie de l'auteur Ancien élève de l'Ecole normale supérieure de Saint-Cloud, agrégé d'histoire et Docteur d'Etat, Serge Bianchi est professeur à l'université de Rennes 2. Auteur de La révolution culturelle de l'an II, il mène des recherches sur la culture et les pratiques politiques liées à l'influence de la Révolution française en milieu rural. Créateur et animateur d'un Comité de recherches historiques dans le département de l'Essonne, il tente d'associer l'histoire locale à des chantiers neufs de l'historiographie de la décennie révolutionnaire: pouvoirs, élections, sociabilité politique."
Les patrimoines de l'Amérique française prennent leur source dans les ports de France d'où sont partis les pionniers et pionnières qui ont peuplé le continent nord-américain, du Québec aux Prairies, de l'Acadie à la Louisiane. Leurs descendants ont progressivement construit leurs propres patrimoines, à la suite d'adaptations au territoire et à son climat, au fil de contacts et d'échanges avec les peuples autochtones et les autres groupes européens, et par la mise en valeur d'éléments phares de leur passé pour affirmer leur identité. Cet ouvrage rassemble un florilège de ces patrimoines bien vivants, dont les lecteurs pourront souvent faire l'expérience à plusieurs endroits du continent, en visitant un site naturel et un bâtiment historique ou en participant à un festival. La France a hérité à son tour de nombreux éléments des patrimoines de l'Amérique française qui se trouvent aujourd'hui sur son sol. Les lecteurs pourront également faire connaissance avec ce riche héritage. Les articles illustrent toutes les formes de ces patrimoines, qu'ils soient naturels, matériels ou immatériels. En plus de décrire leurs différentes formes et fonctions, ils explorent les manières dont ils se constituent. Au lieu d'insister sur le seul caractère permanent d'un patrimoine, comme on le fait souvent, l'Encyclopédie présente chacun comme un phénomène dynamique et pluriel, toujours en construction, modelé et remodelé par des acteurs sociaux. Cet ouvrage présente une sélection de 88 articles actualisés issus de l'encyclopédie en ligne qui en compte quelque 330. Par l'entremise de ces exemples éloquents, nous vous invitons à découvrir la richesse, la diversité et la vitalité des patrimoines de l'Amérique française.