La Révolution et la Première République au village. Pouvoirs,votes et politisation dans les campagne
Bianchi Serge
CTHS EDITION
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EAN :9782735505296
En 1789, 240 paroisses du sud du Bassin parisien entrent en Révolution, des doléances à la Grande Peur. Quels bouleversements pour ces villages et ces bourgs de Beauce, Brie, Gâtinais, Hurepoix et de la proche banlieue de Paris! Des pouvoirs locaux et un personnel politique se forment, dans l'expérience d'une autonomie éconquise. Les maires, les officiers de la garde nationale, les juges de paix sont directement élus par les citoyens! Si les communautés rurales continuent à lutter pour les subsistances ou les biens communaux, elles dialoguent en permanence avec les nouvelles autorités constituées des districts et du département: Corbeil, Dourdan, Etampes, Bourg-la-Reine et Versailles. Les "affaires" du meurtre du maire d'Etampes, Simonneau, ou de la double municipalité de Ris révèlent les avancées et les contradictions de cette "démocratie en marche", des relations étroites entre ville et campagnes, histoire locale et histoire parlementaire. Après la chute de la monarchie s'amorce un processus intense mais brutal de républicanisation, d'acculturation politique. Les cadres de l'ancienne sociabilité sont relayés ou remplacés par de nouveaux réseaux et médiateurs politiques: sociétés populaires, comités de surveillance, missionnaires et agents de la Convention, instituteurs républicains. Les "pays" et les communes réagissent à leur rythme propre aux multiples sollicitations du Salut public. Les uns favorisent des comportements politiques extrêmes: laïcisation, déchristianisation, prénoms révolutionnaires, fêtes civiques, égalitarisme "sans-culotte", mobilisation militaire. D'autres connaissent des résistances sourdes ou déclarées: défense des prêtres et du dimanche, refus des réquisitions militaires et économiques. Les tensions politiques s'accentuent sous le Directoire, où la politisation des chefs-lieux urbains contraste avec "l'apathie" "de campagnes désormais marginalisées en termes de pouvoir ou d'éducation politique. Des archives et des cartes inédites éclairent cette première expérimentation d'un régime républicain en milieu rural, qui laissera des traces durables pendant la seconde République Biographie de l'auteur Ancien élève de l'Ecole normale supérieure de Saint-Cloud, agrégé d'histoire et Docteur d'Etat, Serge Bianchi est professeur à l'université de Rennes 2. Auteur de La révolution culturelle de l'an II, il mène des recherches sur la culture et les pratiques politiques liées à l'influence de la Révolution française en milieu rural. Créateur et animateur d'un Comité de recherches historiques dans le département de l'Essonne, il tente d'associer l'histoire locale à des chantiers neufs de l'historiographie de la décennie révolutionnaire: pouvoirs, élections, sociabilité politique."
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Nombre de pages
959
Date de parution
06/11/2003
Poids
1 422g
Largeur
149mm
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EAN
9782735505296
Titre
La Révolution et la Première République au village. Pouvoirs,votes et politisation dans les campagne
Auteur
Bianchi Serge
Editeur
CTHS EDITION
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Date de parution
20031106
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Georges Danton, exécuté en avril 1794 (germinal an II), place de la Révolution, est l'un des "trois hommes formidables" (Victor Hugo) qui dirigea la première république française, avec Marat et Robespierre, dans les rangs de la Montagne. Rarement un responsable politique aura été autant encensé par les uns, au moment du centenaire de 1789, puis accusé par les autres, entre 1910 et 1930. Les historiens "dantonistes" ont célébré l'homme de la Patrie en danger (août 1792), de l'abolition de l'esclavage (février 1794). Les historiens "anti-dantonistes" ont dénoncé les compromissions politiques et la vénalité de celui qui voulut "épargner le sang des hommes" alors qu'il avait participé aux massacres de septembre 1792 et à la mise en place de la Terreur, avant d'en être une de ses victimes, à 34 ans. Le présent ouvrage se propose de donner des clefs aux lecteurs pour comprendre qui fut finalement Danton. Dans un premier temps, il s'attache à restituer son histoire, entre sa naissance à Arcis-sur-Aube (1759) et la guillotine (5 avril 1794) : tour à tour agitateur Cordelier, ministre de la Justice, dirigeant du Salut public au printemps 1793, Indulgent avant son procès tragique. Ensuite, sont analysés les regards croisés de ses contemporains, amis, alliés ou adversaires, pour connaître l'homme, privé et public, son charisme et ses faiblesses. L'historien montre enfin comment les mythes de Danton, personnage hors du commun, ont été amplifiés par l'histoire, les médias, les arts, l'enseignement, l'opinion publique. Dépasser les procès d'intention, les légendes, noire ou dorée, de Georges Danton : tel est l'objet de ce livre, au plus près des archives, des témoignages, des coups d'éclat et des failles de cet homme qui incarna au plus haut point le destin de sa patrie, dans les avancées comme dans les contradictions d'une Révolution fondatrice.
Détesté par les uns, adulé par les autres, Jean-Paul Marat est le plus controversé et le plus méconnu des grands acteurs de la Révolution française. Médecin et penseur au temps des Lumières, il subit l'hostilité ou l'indifférence de Voltaire et de Condorcet. Journaliste engagé, Marat illustre l'explosion de la presse d'opinion, le quatrième pouvoir, à travers son quotidien, l'Ami du Peuple, au fil de 685 numéros souvent censurés et publiés dans la clandestinité. Elu à la Convention, accusé d'aspirer à la dictature, associé à Danton et Robespierre, il est acquitté triomphalement par le Tribunal révolutionnaire, avant d'être assassiné, le 13 juillet 1793, par Charlotte Corday. Après sa mort, sublimée par le tableau de David, commence pour Marat une existence posthume, non moins agitée que la première. Héros d'un culte inouï rendu au " martyr de la Liberté " pendant la Terreur, il devient ensuite un anti-héros absolu, victime d'une " dépanthéonisation " spectaculaire. Dès lors, des mythes tenaces, des légendes inconciliables ? dorée ou " maratiste ", d'un côté, noire ou " anti-maratiste ", de l'autre ? s'affrontent et brouillent notre compréhension du personnage. Recentrant les analyses sur les documents et les archives, donnant la parole au principal intéressé, Serge Bianchi se propose de réduire, voire d'abolir, le fossé creusé entre ces mémoires si contrastées et la biographie de celui qui se voulut " l'Ami du Peuple ".
En 1773, la révolte de Pougatchev aux marges de l'Oural et la " partie de thé " de Boston inaugurent une " ère des révolutions " qui touche de nombreux états européens, ainsi que leurs colonies américaines et atlantiques. En 1802, la paix d'Amiens permet une trêve dans un continent en guerre depuis une décennie ainsi qu'une stabilisation des processus révolutionnaires ou indépendantistes. Entre ces deux dates (le temps d'une génération) des révoltes séculaires se transforment parfois en " révolutions ", inscrites dans des espaces et des contextes particuliers : révolution américaine, genevoise, batave ; domingoise (Saint-Domingue), rhénane, belge, polonaise, française, italiennes. Quels fils, quelles influences relient ces événements si complexes ? Quelle est la part de la résistance au despotisme éclairé, de la percée des Lumières et du droit naturel de la " république des lettres " européenne dans l'éclatement des révoltes ? Quelles sont les influences respectives des révolutions américaine et française dans la construction d'un nouvel espace politique, civique et l'émergence des identités nationales ? Une réflexion comparative sur les révolutions (causes, acteurs, pratiques, acquis) est possible, en particulier autour des déclarations des droits et des constitutions, des contours de la démocratie (votes, opinions publiques). Elles s'imposent quant aux décalages entre les grands principes (libéralisme, égalitarisme) et la condition faite aux catégories marginalisées : étrangers, femmes, esclaves, indigents, autochtones dans les colonies. Les droits des hommes et les droits des peuples entrent en contradiction avec des structures diplomatiques et militaires, de la " paix au monde " (1790) à la guerre qui " nourrit la guerre ", sous le Directoire. Cet essai rapproche des historiographies nationales longtemps concurrentes ou indifférentes les unes aux autres, comme celles des exceptions américaine et française. De l'immense écho de l'année 1789 à l'occupation d'une partie de l'Europe par la Grande Nation, à l'expérience directoriale et au rétablissement de l'esclavage par le Consulat, la Révolution française a soulevé des jugements passionnés et contradictoires, surtout dans un monde anglo-saxon confronté à une culture politique révolutionnaire différente. Les progrès des recherches historiques dans les pays concernés permettent désormais. des analyses dépassionnées.
Résumé : Le Garde-Meuble de la Couronne était l'administration chargée de la gestion du mobilier et des objets d'art destinés à l'ornement des appartements royaux. Tout d'abord simple attribution du valet de chambre du roi depuis le Moyen Âge, la création d'une administration spécifique, dirigée par un intendant, s'avéra nécessaire pendant le règne de Henri IV devant le développement des maisons royales. La charge d'intendant général des meubles de la Couronne devint de plus en plus prestigieuse à partir du règne de Louis XIV grâce à l'attention croissante portée au mobilier royal par les souverains. Les intendants furent des personnalités intéressantes et l'étude de leur origine sociale et de leurs parcours permet de mieux comprendre leur action à la tête du Garde-Meuble. Tour à tour excellents administrateurs, amateur éclairé ou favori du roi, ils contribuèrent au rayonnement du mobilier royal et de leur administration. Pour la première fois, le statut juridique du mobilier royal est abordé avec particulièrement la question de son inaliénabilité et les limites de celle-ci, ainsi que. parallèlement, celui des garde-meubles personnels des souverains qui géraient leurs biens mobiliers privés. Cette étude de l'histoire administrative, juridique et sociale du Garde-Meuble apporte un regard nouveau et complémentaire sur cette importante institution de l'Ancien Régime et son fonctionnement, incontournable pour l'étude du mobilier des XVIIe et XVIIIe siècles, ainsi que sur la personnalité de ses directeurs.