L'Année sociologique Volume 71 N° 1/2021 : Rationalisation, rationalisations
Bezes Philippe ; Billows Sebastian ; Duran Patrice
PUF
37,00 €
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EAN :9782130827696
Le concept de rationalisation a occupé une place centrale dans l'oeuvre de Max Weber qui en a examiné les forces motrices et les manifestations empiriques dans une multitude de domaines (religion, droit, économie, administration, éthique, sexualité, musique, etc.). Si ce concept a pu être utilisé et discuté à un niveau très macrosociologique pour débattre des évolutions sociales contemporaines (dans le cadre de l'Ecole de Francfort ou de la thèse très discutée de la McDonaldisation de la société), ses usages scientifiques semblent avoir décliné, sans doute à cause de la signification trop simplificatrice et téléologique qu'il a fini par acquérir. On parle aujourd'hui plus volontiers de la néo-libéralisation du monde, de sa financiarisation ou de sa digitalisation que de sa rationalisation. Ce numéro de L'Année sociologique interroge à nouveaux frais le caractère heuristique du concept de rationalisation à partir d'une double posture : revenir aux significations multiples et aux mécanismes complexes auxquels il renvoie dans la sociologie de M. Weber ; privilégier l'opérationnalisation du concept et ses usages dans des contributions empiriques. Il rassemble ainsi des articles fondés sur des investigations de nature empirique qui font usage du concept de rationalisation et qui en montrent la fécondité et l'actualité. Loin de chercher à faire converger ce concept vers une seule et même définition, ce numéro souhaite au contraire mettre en lumière la diversité de ses interprétations et des phénomènes politiques et sociaux auxquels qu'il recouvre.
Nombre de pages
270
Date de parution
07/04/2021
Poids
296g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782130827696
Titre
L'Année sociologique Volume 71 N° 1/2021 : Rationalisation, rationalisations
Auteur
Bezes Philippe ; Billows Sebastian ; Duran Patrice
Editeur
PUF
Largeur
135
Poids
296
Date de parution
20210407
Nombre de pages
270,00 €
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Depuis les années 1960, les problèmes d'organisation, de contrôle et de financement des systèmes administratifs constituent des enjeux collectifs majeurs dans les démocraties occidentales. Ils alimentent les diagnostics de crise des bureaucraties et favorisent l'essor de réformes préconisant de nouveaux modes de fonctionnement, souvent inspirés du New Public Management. En dépit de l'importance historique de l'État, la France n échappe pas à ces changements. L'administration est l'objet de nombreuses critiques et de réformes. Comment, pourquoi et avec quels effets les élites françaises ont-elles développé, à grand renfort de publicité, des politiques de réforme de l'État destinées à transformer les règles historiques patiemment mises en oeuvre depuis le début du XIXe siècle? Voilà la question centrale que pose cet ouvrage. Il analyse les réformes de l administration française du début des années 1960 jusqu'à la présidence Sarkozy. Avec la perspective d'une sociologie historique de l'État, il retrace l'essor et le développement de ces réformes sous la Ve République et analyse les multiples configurations d acteurs qui y participent: personnels politiques, hauts fonctionnaires, ministères, experts patentés, citoyens... Il donne à comprendre le tournant néo-managérial de l'administration française, ses limites et la spécificité des voies du changement dans le contexte hexagonal. Soulignant la singularité de la préoccupation des gouvernants pour l'organisation et la transparence de la machinerie administrative, l'auteur diagnostique finalement l'émergence d'une nouvelle rationalité politique marquée par l'impératif du « souci de soi de l'État ».
Les deux premiers articles de ce varia portent sur des politiques européennes : l'un étudie l'usage d'instruments européens juridiquement non contraignants (soft law) dans les politiques d'e-santé en France et au Royaume-Uni ; l'autre analyse comment le renforcement des règles du Pacte de stabilité et de croissance (PSC) a produit des effets sur l'allocation des fonds structurels européens, entre respect d'une conditionnalité stricte et flexibilité. Les deux derniers portent sur les usagers : sur leur mise au travail dans le cadre d'une politique locale de gestion des déchets ; et sur les effets inégalitaires de la dématérialisation des procédures d'accès au revenu de solidarité active (RSA).
Ce numéro varia commence par deux articles analysant de nouveaux instruments d'action publique : l'un porte sur les effets de la mise en place des IDEX, en termes de mise en concurrence et de transformation de la gouvernance des établissements d'enseignement supérieur ; l'autre sur l'élaboration d'un palmarès pour favoriser la féminisation des instances dirigeantes des grandes entreprises. Les deux autres articles interrogent les logiques actuelles de territorialisation de l'action publique : les nouvelles formes d'interaction entre le national et le local dans le cas du développement de l'éolien maritime et l'intervention d'acteurs politiques centraux et territoriaux dans la construction de la métropole du Grand Paris.
Année fatidique, 1815 consacre la restauration de l'ordre monarchique européen. De Waterloo au Congrès de Vienne s'effondre une certaine idée de la Révolution et de ses ambitions universelles. Mais 1815 ne marque-t-il qu'un retour à l'ordre ancien Si la contre-révolution triomphe en Europe, l'onde de choc révolutionnaire continue de se propager : en Amérique latine où se dessine la fin des empires ibériques, en Afrique de l'Ouest où émergent des mouvements djihadistes réformateurs, ou encore en Asie, où la Chine impériale connaît des bouleversements internes. Alors que les aristocraties rétablissent leur pouvoir en Europe, la montée en puissance du capitalisme industriel et financier façonne un nouveau rapport de force global. S'appuyant sur une approche comparée et connectée, cet ouvrage interroge les grands récits historiques qui ont fait de 1815 le point de départ d'une suprématie européenne sur le monde. En croisant les regards, il offre une lecture décentrée de l'âge des révolutions, à un moment où la domination de l'Europe sur le a reste " du globe n'a encore rien d'une évidence.
Anatomie d'un parti sulfureux Le succès du Rassemblement national n'est plus à démontrer, tant ses récents résultats électoraux en témoignent. Pour comprendre cette percée frontiste, il faut remonter aux causes structurelles et aux phénomènes de longue durée démantèlement de l'Etat social, mutations du système scolaire, disqualification des intellectuels traditionnels (scientifiques, instituteurs, syndicalistes...) au profit des "imposteurs" de toutes sortes, enfin, réémergence et progression des idées nativistes Mais un paradoxe demeure si la présence frontiste est de plus en plus centrale, elle est presque indépendante de toute véritable implantation sociale. Comment une organisation partisane aussi fragile a-t-elle pu capitaliser de tels succès électoraux ? Pourquoi, en Europe occidentale, la France est-elle le seul pays dans lequel une formation d'extrême droite parvient à rassembler, sans interruption depuis 1984, au moins un électeur sur dix - souvent beaucoup plus Cet ouvrage offre une synthèse historique inédite de ce parti, en même temps qu'il tente de résoudre l'énigme de sa réussite
Comment naissent les fake news, les théories du complot, les légendes urbaines ? Quelles personnes sont-elles susceptibles d'y croire ? Dans cet ouvrage regorgeant d'exemples, Gérald Bronner analyse les mécanismes sociologiques, ainsi que les biais cognitifs qui nous mènent à tirer des conclusions hâtives ou erronées, et à persister à y croire. Un ouvrage complet, passionnant et éclairant !