Les utopiques N° 10, printemps 2019 : Sur les chemins de l'émancipation, l'autogestion
Beynel Eric
SYLLEPSE
8,00 €
Épuisé
EAN :9782849507292
Sur les chemins de l'émancipation, ce numéro des Utopiques emprunte la voie de l'autogestion. Les auteur·es viennent d'horizons divers : syndicalistes de l'Union syndicale Solidaires et de la CGT, acteur·trices d'expériences de gestion directe par les travailleurs et travailleuses, historien·nes, sociologues, praticien·nes de l'autogestion. Certain·es ont participé à des aventures aussi singulières que celle des Lip à Besançon il y a près de 50 ans ou des Fralib/Scop-TI à Gémenos aujourd'hui. Ils nous racontent leur histoire : pourquoi cette reprise en mains de la production ? Comment ça se passe ? Quels enseignements ? Quelles difficultés ? ? Ces mêmes questions sont traitées à travers d'autres exemples contemporains : la coopérative Viomé en Grèce, le camp de Lavrio organisé par les Kurdes en exil, les coopératives de livraison à vélo qui se mettent en place dans plusieurs pays européens, les entreprises récupérées en Argentine... L'histoire est aussi présente dans ce numéro : soviets de la Révolution russe, conseils ouvriers de Bavière, collectivisations durant la Révolution espagnole de 1931-1939, le mouvement ouvrier britannique entre nationalisations et contrôle ouvrier, l'autogestion en Algérie ou dans les pays de l'ex-bloc soviétique... Plus près de nous géographiquement, la place des femmes dans la lutte des Lip ou la dimension autogestionnaire dans le mouvement des femmes sont aussi examinées. La gestion directe des entreprises par celles et ceux qui les font fonctionner, et plus largement de la Cité par celles et ceux qui y vivent, sont des thèmes qui intéressent directement le syndicalisme. Nous revenons sur la manière dont la CFDT des années 1970 avait développé tout un travail sur l'autogestion, qui irriguait la société. Une étude sur la cogestion allemande – antithèse de l'autogestion – et une contribution sur la place anecdotique des administrateur·trices représentant le personnel, dans les conseils d'administration en France viennent compléter l'étude. De la revue Autogestion dans les années 1960 à l'actuelle Association pour l'autogestion, en passant par le Réseau international pour l'économie des travailleurs et des travailleuses et L'Encyclopédie internationale de l'Autogestion (Syllepse, 2015), le lecteur et la lectrice trouveront des outils utiles pour approfondir la réflexion.
Nombre de pages
236
Date de parution
04/04/2019
Poids
438g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782849507292
Titre
Les utopiques N° 10, printemps 2019 : Sur les chemins de l'émancipation, l'autogestion
Auteur
Beynel Eric
Editeur
SYLLEPSE
Largeur
160
Poids
438
Date de parution
20190404
Nombre de pages
236,00 €
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Travail : changer tout", c'est le parti pris de ce numéro des Utopiques : luttes contre les intoxications aux pesticides par Triskalia en Bretagne ; construction collective de formations syndicales, outils d'émancipation ; l'accident industriel d'AZF et les responsabilités ; les violences contre les femmes ; un tract en bande dessinée. On trouvera aussi, des contributions liées aux échanges des journées "Tout le monde déteste le travail" et "Libérer le travail". En filigrane, commence à se dessiner des pistes nouvelles ou plus simplement renouvelées sur lesquelles pourraient se remodeler des bourses du travail 2,0. Enfin, comme à l'accoutumée, nous complétons ce numéro par des articles hors dossier ; un sur 70 ans de chansons pour la Palestine, deux à propos du chant guerrier La Marseillaise, et une introduction à une oeuvre d'ampleur sur le premier fige du capitalisme.
Le 6 mai 2019 s'est ouvert le procès France Télécom. Didier Lombard, ex-président du groupe, comparaissait aux côtés de son ancien bras droit, Louis-Pierre Wenès, et de l'ex-directeur des ressources humaines Olivier Barberot pour des faits de harcèlement moral ayant conduit à de multiples suicides entre 2007 et 2010. Au premier rang des parties civiles, le syndicat Sud Solidaires, à l'origine de la plainte contre la direction de l'entreprise en 2009. Porte-parole du syndicat, Eric Beynel a lancé une démarche éditoriale inédite de suivi du procès conviant chaque jour une personnalité (scientifique, écrivain, chercheur, artiste), à écrire ou dessiner un "rapport d'étonnement" . Ces contributions ont été mises en ligne quotidiennement par le syndicat, en collaboration avec le journal en ligne Basta. Qu'ils soient écrits par un auteur de polar ou un juriste, ces textes dégagent une incroyable puissance. En mettant en scène ces chroniques, ce livre propose un véritable objet de littérature, chaque audience constituant un épisode haletant, une plongée dans l'espace ritualisé, tragique, du tribunal, dans la salle 2. 01 du palais de Justice flambant neuf de la porte de Clichy. A gauche le camp des avocats des parties civiles, à droite celui des prévenus, qui déborde d'avocats, deux fois plus nombreux. Au centre des débats, des hommes, des femmes immolés, défenestrés sur leurs lieux de travail, pendus à leur domicile... Les dirigeants de France Télécom paraissant patauger dans leurs explications, et leurs contradictions...
Alors que Solidaires vient de fêter ses vingt ans, ce petit ouvrage présente la spécificité de cette union syndicale. En douze questions impertinentes sont abordés son fonctionnement et son positionnement face au système économique, son histoire et son identité, ses modalités d'actions et ses pratiques, son engagement sur les débats de société. Un support pédagogique utile au grand public comme aux militant-e-s désireux de faire connaitre cette organisation et d'écarter quelques idées reçues sur le syndicalisme en général !
Résumé : Ce livre vient à point pour nous en apprendre un peu plus sur ce personnage étonnant. Sur cet homme qui rêvait d'être avocat, mais qui fut d'abord, et pendant des années, un excellent agent commercial en alimentation, avant de devenir un des premiers résistants de France et enfin un homme politique dont même les adversaires assuraient tous... " qu'il était avant tout un grand honnête homme ". Extraordinaire et paradoxal, tel m'apparaît l'itinéraire de mon père. Il y a un long chemin à suivre pour transformer un vendeur de boîtes de sardines en ministre d'Etat à la Culture. Et ce chemin est tout aussi long pour que cet homme habitué au respect et à l'obéissance, pour que ce bon citoyen se transforme en résistant, c'est-à-dire, à l'époque, en paria, en aventurier, en terroriste et, peu après, en bagnard ! Grâce aux photos et aux documents qui jalonnèrent sa vie, ce livre nous donne un éclairage neuf sur un homme que ses principes, ses choix, ses engagements, transformèrent en homme d'exception. Claude Michelet. Le Centre Edmond-Michelet - le Centre national d'études de la Résistance et de la Déportation Edmond-Michelet a été inauguré à Brive le 8 mai 1976. En publiant cet Album d'une vie, il rend hommage à l'homme qui, depuis vingt ans, inspire son action. Cent soixante-dix photographies et documents racontent simplement et fidèlement l'histoire d'une vie exemplaire.
A travers les voix et les récits de survivants et de témoins, de militants des droits de l'homme, d'acteurs judiciaires, de journalistes et d'historiens, Francesca Lessa lève le voile sur les secrets de la répression transnationale mise en place par les dictatures sud-américaines entre 1969 et 1981. Mettant en place une coordination répressive inédite connue sous le nom de plan Condor, les services secrets du Chili, de l'Argentine, de la Bolivie, du Brésil, du Paraguay et de l'Uruguay, avec le soutien des Etats-Unis, lancent une campagne de lutte contre la "subversion" . Les dictatures militaires alors en place en Amérique latine envoient des agents secrets poursuivre et assassiner les dissidents politiques jusqu'en Europe (France, Italie, Portugal, Espagne...) et aux Etats-Unis. Les forces militaires et policières, légales et extra-légales, de ces dictatures vont enlever, torturer et assassiner des centaines d'hommes et de femmes. Le plan Condor est le fil conducteur des dictatures sud-américaines qui firent des dizaines de milliers de morts, et plus encore de torturés, d'emprisonnés, d'exilés. Au cours de ces années, l'Amérique du Sud devint une zone de terreur généralisée et d'impunité pour ceux qui perpétuaient la violence. Dans ce livre, Francesca Lessa montre également comment des réseaux d'individus en quête de justice se sont progressivement matérialisés et ont réussi à transcender les frontières nationales pour obtenir justice pour les victimes de ces horreurs. S'appuyant sur un travail de terrain approfondi, des recherches dans les archives, des observations de procès et plus d'une centaine d'entretiens, Le plan Condor en procès explore le passé et le présent de l'Amérique du Sud. Ce livre met en lumière les luttes actuelles pour la justice, alors que les sociétés de la région sont confrontées à l'héritage des atrocités commises.
Au travail, et dans la joie s'il vous plaît, sous l'emprise des technologies de communication et surveillance, il faut désormais être à disposition de l'employeur 24 heures sur 24, sept jours sur sept et même lors de ses congés. A contrario de cette réalité, s'enchaînent les discours patronaux et étatiques présentant la vie quotidienne comme de moins en moins contrainte par le temps de travail. Loin de cette arnaque, ce livre explore comment, depuis 1968, s'est déployé un processus d'intrusion du travail capitalistique dans notre quotidien. Associé aux pratiques managériales, qui font de l'urgence la norme dans l'organisation du travail, le travail totalitaire engloutit la moindre parcelle de liberté de notre temps. Il s'accapare notre intimité jusque dans l'offre et la consommation de loisirs planifiés et minutés. Il fait de nous des "esclaves modernes". "Le travail totalitaire" explique en quoi la bataille pour l'émancipation ne peut plus se satisfaire de la seule réduction quotidienne du temps de travail. Une critique radicale de la vie quotidienne devient ainsi une condition indispensable pour qu'advienne une société démocratique.
Y a-t-il un intérêt à rendre compte, en 2024, de l'expérience de femmes qui ont fui l'Espagne au moment de la victoire de Franco en 1939 ? C'est à travers des récits de vie, des trajectoires de trois femmes, que ce livre entend contribuer à une compréhension toujours à renouveler du fascisme, des résistances au quotidien, des processus de violence. Ainsi, la première partie du livre met en perspective les récits en posant un cadre historique. La deuxième présente le témoignage de trois femmes espagnoles qui avaient refusé la victoire du général Franco en 1939 et s'étaient réfugiées en France en l'absence de leur mari. Cette séparation était due au fait que la frontière entre la France et l'Espagne avait été ouverte aux civils et aux blessés à partir du 27 janvier 1939, alors qu'elle était restée fermée aux soldats de l'armée républicaine espagnole jusqu'au 5 février 1939. Les trois narratrices, qui ont accepté de raconter leur vie à l'auteure, 50 ans après la défaite républicaine, étaient issues de familles dont les hommes avaient été des militants ou des sympathisants de partis politiques opposés au coup d'Etat nationaliste. Leur enfance et leur adolescence se sont passées à Barcelone, avec son lot de conflits sociaux et de répression. Leurs témoignages montrent comment des ouvrières ou des mères de famille des quartiers ouvriers se sont senties concernées par les idées nouvelles et par les changements politiques intervenus dès leur jeunesse. L'imprégnation politique émanant du milieu familial et de la vie de quartier alimente le sentiment d'appartenir à une classe sociale qui lutte pour améliorer ses conditions de vie. Dès lors, les femmes n'hésitent pas à intervenir à leur manière dans leur quartier. Ce sont les petits gestes de solidarité ou de rejet, les échanges verbaux dans les magasins, les coopératives d'alimentation, les lavoirs publics ou le récit de leurs loisirs dans les centres communautaires, qui révèlent la constitution d'un espace politique qui ne s'exprime que lors d'événements particulièrement importants comme les grèves, la célébration de l'arrivée au pouvoir d'un gouvernement républicain, la guerre ou l'exil. Pour ces trois femmes, leur décision de quitter l'Espagne représente leur fidélité idéologique à leur condition de femmes du peuple, en même temps qu'elles se sont montrées solidaires des choix politiques de leur famille, de leur milieu social et de leurs époux impliqués dans la guerre civile.